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Littérature
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La Semaine du livre hébraïque transforme les places et les parcs en salons du livre dans l'ensemble du pays
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Israël est une source d’inspiration pour les écrivains et poètes du pays. Nation en développement fondée sur un patrimoine antique, elle se trouve au cœur de relations sociales complexes. Les changements y ont été brusques et rapides comme en témoignent la période pionnière, la lutte pour l’indépendance, la construction de l’Etat, les guerres et les vagues d’immigration massive venues du monde entier. Chaque ère nouvelle, chaque transformation sociale a créé de nouveaux défis dans une atmosphère de tourbillon constant. Tout est matière pour la création littéraire. La prose et la poésie puisent leurs motifs, images et richesse d’expression dans la Bible, dans d’autres sources juives (telles que la Mishna, le Talmud et la Kabbale) et s’inspirent des traditions du peuple juif dans la diaspora, autant que de la langue et des rythmes du discours quotidien.
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L'alphabet hébraïque illustré par Assaf Berg
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Renaissance de la langue hébraïque
L’hébreu est la langue d’Israël. Bien qu’ayant cessé d’être utilisé comme langue parlée depuis le IIe siècle environ, il a continué d’être pour les Juifs, au long des générations, la « langue sacrée » utilisée pour la liturgie, la philosophie et la littérature. Vers la fin du XIXe siècle, il est redevenu un élément culturel moderne et a joué un rôle vital dans le mouvement de renaissance nationale culminant dans le sionisme politique. L’administration du mandat britannique a reconnu l’hébreu comme langue officielle aux côtés de l’anglais et de l’arabe et il a été adopté par les institutions juives et leur réseau d’éducation. La presse et la littérature hébraïques ont fleuri avec de nouvelles générations d’auteurs et de lecteurs et c’est aujourd’hui une langue riche, vibrante et vivante.
Le vocabulaire hébraïque s’est développé, passant de quelque 8 000 mots dans les temps bibliques à plus de 120 000 aujourd’hui. Cette évolution est contrôlée par l'Académie de la langue hébraïque (fondée en 1953). |
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Eliézer Ben Yehouda Avec l'autorisation de la collection du Musée des tribunaux d'Israël, La Cour Suprême d'Israël
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Eliézer Ben Yehouda (1858-1922) a été le pionnier du mouvement pour la renaissance de l'hébreu comme langue parlée. Ayant immigré en Terre d'Israël en 1881, il prône l'usage de l'hébreu dans les foyers et à l'école, crée des milliers de mots nouveaux, fonde deux périodiques en langue hébraïque, est co-fondateur du Comité de la langue hébraïque (1890) et rédige plusieurs volumes d'un Dictionnaire complet de l'hébreu antique et moderne, en 17 tomes, commencé en 1910 et achevé par sa seconde femme et son fils en 1959.
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Avec l'autorisation du Studio Rami & Jacky
J.Malcolm
La Foire bienniale du livre Y. Loeff
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Prose
La prose hébraïque moderne, en Terre d’Israël, a d’abord été écrite par des auteurs immigrants. Même si leurs racines étaient ancrées dans le monde et les traditions du judaïsme d’Europe centrale, leurs œuvres traitaient surtout des réalisations dans cette Terre d’Israël où ils étaient venus pour « construire et se construire ». Yossef Haïm Brenner (1881-1921) et Shmouel Yossef Agnon (1888-1970) qui ont introduit la prose hébraïque dans le XXe siècle sont considérés par beaucoup comme les pères de la littérature hébraïque moderne, bien qu’ils n’aient pas agi seuls ni hors du contexte historique.
Brenner, déchiré entre l’espoir et le désespoir, a lutté contre ses doutes au sujet de l’entreprise sioniste en Terre d’Israël et le faible niveau de spiritualité de certains secteurs du « yishouv », la communauté juive de Palestine (Terre d’Israël) avant la création de l’Etat. Il voyait des défauts partout et craignait les développements futurs, surtout dans la rencontre entre populations arabe et juive de la région. Dans ses efforts pour capter la réalité, il a favorisé les formes rabbiniques et médiévales de l’hébreu, créant des termes nouveaux et usant d’une syntaxe audacieuse pour obtenir un effet de discours vivant. Au centre de son œuvre, on trouve une identification avec la lutte physique des pionniers pour prendre pied sur cette terre aride, âpre et si différente des pays européens dans lesquels ils étaient nés et le combat, non moins pénible, pour l’élaboration de l’identité du Juif en Terre d’Israël.
Agnon a préféré pour son œuvre les formes plus modernes de la langue hébraïque. Sa familiarité avec la tradition juive et l’influence des littératures européennes des XIXe et XXe siècles ont contribué à la création d’un monde de fictions traitant des principales préoccupations spirituelles contemporaines, de la désintégration des modes de vie traditionnels, de la perte de la foi et consécutivement celle de l’identité. Juif orthodoxe, écrivain intuitif et doté d’une perception psychologique profonde, Agnon se complaît dans les aspects obscurs et irrationnels de l’âme humaine et les doutes intimes des Juifs croyants et incroyants. La réalité, telle qu’il la décrit, présente une ambiance tragique, parfois grotesque ; la guerre et la Shoah influencent son œuvre et le monde des Juifs pieux y est révélé avec toutes ses passions et tensions. En 1966, Agnon a obtenu le prix Nobel de littérature (partagé avec Nelly Sachs), décerné pour la première fois à un écrivain israélien.
Les écrivains nés dans le pays et qui ont commencé à publier dans les années 1940 et 1950 - appelés souvent « la génération de la guerre de l’Indépendance » ont introduit dans leur œuvre une mentalité et un climat culturel différents de leurs prédécesseurs, surtout parce qu’ils ont l’hébreu comme langue maternelle et que leur expérience de la vie est totalement enracinée en Terre d’Israël. Des écrivains comme S. Yizhar, Moshé Shamir, Hanokh Bartov, Haïm Gouri et Binyamin Tammouz oscillent entre l’individualisme et l’engagement envers la société et l’Etat et offrent un exemple de réalisme social, souvent sur un mode héroïque, marqué par un mélange d’influences locales et internationales.
Au début des années 1960, une nouvelle approche de la prose hébraïque est le fait d’un groupe de jeunes écrivains dont l’influence sera grande. A.B. Yehoshoua, Amos Oz, Yoram Kaniouk et Yaakov Shabtaï rompent avec les thèmes idéologiques et se préoccupent davantage du monde de l’individu. Dans les deux décennies suivantes, la littérature sera surtout caractérisée par l’expérimentation de nouvelles formes d’expression et de divers styles de prose (réalisme psychologique, allégorie et symbolisme) autant que les réflexions et le scepticisme inspirés par les conventions politiques et sociales.
Les années 1980 et 1990 voient une activité littéraire intense et le nombre des ouvrages publiés s’accroît considérablement. Plusieurs écrivains israéliens atteignent une renommée internationale et plus particulièrement Oz, Yehoshoua, Kaniouk, Aaron Appelfeld, David Shahar, David Grossman et Méïr Shalev. Cette littérature, ouvrage de trois générations contemporaines, est caractérisée par la conviction que l’œuvre littéraire permet aux lecteurs de mieux se comprendre en tant qu’individus et éléments de leur environnement.
De nouveaux efforts de perception de la tragédie de la Shoah en Europe ont donné naissance à des modes originaux d’expression dans l’examen de toutes les questions fondamentales qui ne peuvent être abordées que dans une perspective de temps et d’espace intégrant distanciation et engagement (Appelfeld, Grossman, Yehoshoua Kenaz, Alexander et Yonat Sened, Nava Semel et bien d’autres).
Des thèmes, autrefois ignorés, tels le milieu du village arabe (Anton Shammas, écrivain arabe-chrétien), le monde juif ultra-orthodoxe qui s’écarte délibérément de la société moderne (Yossel Birstein), la vie dans les « cours » hassidiques de Jérusalem (Haïm Béer) et les problèmes des incroyants face à l’écroulement des idéologies laïques et au renforcement du fondamentalisme religieux (Yitzhak Auerbach-Orpaz) sont abordés avec succès. Autre nouveau sujet important que certains auteurs, eux-mêmes d’origine séfarade, traitent volontiers : celui de la place des nouveaux immigrants originaires des pays arabes dans la société israélienne où ils se sentent aliénés (Sami Michaël, Albert Suissa, Dan Benaya-Seri). D’autres écrivains préfèrent explorer les thèmes universels tels que la démocratie et la justice dans une société soumise à de constants défis dans la plupart des domaines de sa vie nationale (Yitzhak Ben Ner, Kaniouk, Grossman, Oz).
Un nombre important d’auteurs féminins se trouvent maintenant en première ligne ; en plus des sujets généraux, elles examinent le monde de la femme dans la tradition juive et leur rôle dans l’entreprise sioniste (Amalia Kahana-Carmon, Hanah Bat Shakhar, Shoulamit Haréven, Shoulamit Lapid, Ruth Almog, Savion Leibrecht, Batya Gour). Shoulamit Lapid et Batya Gour se sont engagées dans le roman policier avec les éloges de la critique en Israël et à l’étranger où leurs livres ont été traduits en plusieurs langues.
Récemment, une génération plus jeune, rejetant la centralité de l’expérience israélienne et reflétant un courant plus universaliste, avec une certaine aliénation, un caractère surréaliste et un tempérament particulier a fait son apparition. Certains des écrivains de ce groupe font presque l’objet d’un culte et leurs ouvrages sont assurés d’une place de choix dans les listes de best-sellers (Yehoudit Katzir, Etgar Keret, Orly Castel-Blum, Gadi Taub, Irit Linor, Mira Maguen).
Il reste à mentionner les nombreux livres, en prose et poésie, publiés en arabe, anglais et français. Depuis l’immigration récente de plus d’un million de juifs originaires de l’ex-Union soviétique, Israël est devenu le premier centre de création littéraire en russe, en dehors de la Russie même.
Les éditeurs israéliens sont entrés, ces dernières années, dans le monde de l’édition électronique (multimédia, CD-ROM) de façon massive. Les logiciels israéliens couvrant une gamme très variée de domaines sont vendus dans le monde entier. |
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International Poets Festival, Jerusalem Affiche de Raphie Etgar Avec l'autorisation de l'artiste
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Poésie
Ininterrompue depuis les temps bibliques jusqu’à nos jours, la poésie hébraïque reflète des influences étrangères et des traditions internes. La poésie du passé, avec des thèmes religieux et nationaux, exprime aussi des expériences personnelles courantes dans la poésie actuelle. Une rupture avec l’expression poétique traditionnelle a eu lieu durant la période juive des Lumières en Europe (1781-1881) avec l’accès des Juifs à la citoyenneté et la sécularisation de la vie juive et vers la fin du XIXe siècle lorsque le sionisme, mouvement pour la restauration de la vie nationale juive en Terre d’Israël, a pris de l’ampleur. Les principaux poètes de cette époque, immigrés en Palestine au début du XXe siècle, sont Haïm Nahman Bialik (1873-1934) et Saül Tchernikhovsky (1875-1943).
L’œuvre de Bialik, exprimant son engagement dans le mouvement de renaissance nationale et son rejet de toute possibilité de survie de la vie juive en Europe orientale, comprend à la fois de longs poèmes épiques rappelant des chapitres de l’histoire juive et des poèmes purement lyriques inspirés par l’amour et la nature. Souvent appelé « le poète national » ou « le poète de la Renaissance hébraïque », Bialik a forgé un nouveau langage poétique libéré de l’influence biblique exagérée de ses prédécesseurs tout en maintenant une structure classique et une qualité d’expression dans ses formules, riches, érudites mais contemporaines. Ses poèmes sont appris par des générations d’écoliers israéliens.
Tchernikhovsky, auteur de poèmes lyriques et dramatiques, de ballades et d’allégories, a cherché à transformer le monde du Juif en y introduisant un esprit de fierté personnelle et de dignité ainsi que par une prise de conscience plus élevée de la nature et de la beauté. Son sens de la langue avec une affinité pour l’hébreu rabbinique est différent du vocabulaire de Bialik qui mêle influence biblique et le langage de la conversation en formation. Bialik et Tchernikhovsky représentent tous deux la transition de la poésie hébraïque antique à un mode moderne.
Abraham Shlonsky, Nathan Alterman, Léa Goldberg et Ouri Tzvi Greenberg sont à la tête de la génération suivante, celles des années précédant la création de l’Etat et les premiers temps de l’indépendance.
Shlonsky abonde en images et inventions linguistiques, dans ses poèmes comme dans ses traductions de poésie classique, surtout du russe. Les œuvres d’Alterman, dont certaines ont une claire connotation politique, accompagnent chaque étape du développement de la communauté juive et sont caractérisées par la richesse du vocabulaire et une grande variété de formes, tons, rythmes, images et métaphores. Goldberg a étendu la gamme du lyrisme dans des poèmes traitant de la ville, de la nature et de l’être humain en quête d’amour, de contact et d’attention. Greenberg, avec sa poésie de désespoir et de colère, ses images violentes et un style puissant, exprime une inspiration essentiellement nationaliste et marquée par la Shoah. Ce groupe de poètes a été le premier à introduire les rythmes du discours quotidien dans la poésie hébraïque. Ils ont ressuscité de vieux vocables et en ont créé de nouveaux donnant à la langue antique une souplesse et une richesse nouvelles.
La poésie de cette période, influencée par le futurisme et le symbolisme russe autant que par l’expressionnisme allemand, tend vers la structure et la mélodie classiques d’une versification ordonnée. Elle reflète les images et paysages des lieux de naissance des poètes et des visions récentes de leur nouveau pays dans un mode héroïque, en même temps que des souvenirs de « là-bas » et le désir de prendre racine « ici », exprimant comme l’écrit Léa Goldberg « la douleur de deux patries ». Nombre de ces poèmes ont été mis en musique et sont devenus partie intégrante du nouveau folklore.
La première grande poétesse hébraïque est Rachel Bluwstein (1890-1931) ou, tout simplement, « Rachel ». Son œuvre a jeté les bases de la poésie féminine hébraïque et des aspirations du public dans ce domaine. Son style lyrique, concis, émotif, sans prétentions intellectuelles et très personnel, s’est imposé sans contestation comme le confirme l’œuvre de ses contemporaines et de poétesses de la génération suivante telles Dalia Ravikovitch et Maya Bejerano.
Vers le milieu des années 1950, un nouveau groupe de jeunes poètes fait son apparition. L’hébreu est leur langue maternelle. A leur tête, Yehouda Amichaï, Nathan Zach, Dan Pagis, T. Carmi et David Avidan. Ils manifestent une tendance à la litote, une distance par rapport aux expériences collectives, une libre observation de la réalité et un style familier ; ils remplacent l’influence poétique de Pouchkine et Schiller par celle de la poésie moderne anglaise et américaine. L’œuvre d’Amihaï, largement traduite, est marquée par l’usage de la langue quotidienne, l’ironie et les métaphores métaphysiques. Ce sont les traits caractéristiques de la majeure partie de la poésie écrite par ses jeunes contemporains proclamant la fin de la poésie idéologique et rompant avec la tradition de structures classiques et de versification ordonnée d’Alterman et Schlonsky. L’œuvre de Zach tire de l’hébreu de tous les jours des qualités quasi- liturgiques et musicales.
La poésie hébraïque actuelle est une polyphonie groupant plusieurs générations, poètes d’une vingtaine d’années et leurs aînés. Parmi ces derniers, Méïr Wieselthier dont l’expression prosaïque, argotique et directe refuse tout romantisme et fait de l’image de Tel Aviv un symbole de la réalité ; Yaïr Horowitz, dont les vers très retenus expriment la douce tristesse de l’homme conscient d’être mortel et Yona Wallach qui se présente elle-même en tons familiers, sarcastiques et avec des motifs archétypes, un symbolisme freudien, parfois une sensualité brutale, des répétitions rythmiques et de longs chapelets d’associations. Asher Reich, Arieh Sivan, Ronny Somak et Moshé Dor sont d’autres noms importants de la poésie contemporaine.
La poésie de la génération la plus récente est dominée par l’individualisme et la perplexité et préfère les poèmes courts, écrits en un style familier, un rythme et une versification libres. La poésie en Israël touche un public fidèle et nombreux ; les recueils de poèmes de toutes les périodes, sont édités en des tirages aussi importants que dans bien de pays occidentaux plus peuplés. |
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L'Institut de traduction de la littérature hébraïque a été fondé en 1962 pour faire connaître aux éditeurs et lecteurs étrangers les meilleures oeuvres de la littérature hébraïque contemporaine. Sous ses auspices, des centaines de romans, recueils de poésie, pièces de théâtre et livres pour enfants ont été publiés dans une quarantaine de langues, de l'allemand et du gallois à l'hindi et le chinois. L'Institut participe à la préparation d'anthologies, organise des congrès de traducteurs et assure une présence israélienne dans les foires internationales du livre. Il dispose de données informatisées et de bibliographies annuelles de littérature hébraïque traduite et fournit des informations à des chercheurs du monde entier. Il publie une revue semestrielle en anglais, Modern Hebrew Literature (Littérature hébraïque moderne).
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Avec l'autorisation du Studio Rami & Jacky |
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Littérature pour enfants
La littérature pour enfants, textes originaux et traductions des classiques étrangers, couvre des domaines et des styles très divers reflétant une tendance mondiale vers une approche plus directe et plus sophistiquée de la langue et du contenu intellectuel des ouvrages pour enfants.
Durant la première décennie de l’Etat, la plupart des livres hébraïques pour enfants mettaient l’accent sur les valeurs sociales de l’époque, l’esprit pionnier, les combats et les réussites et soulignaient le devoir de chacun de participer à la construction du pays. Ils étaient pleins de slogans et d’admiration pour les héros et la vision nationale y occupait une place centrale. Le plus souvent, les auteurs avaient recours au « nous » plutôt qu’au « je ».
Depuis la fin des années 1960, la transmission des valeurs adultes a progressivement cédé la place au monde propre aux enfants et des sujets tels que la mort, le divorce, les familles monoparentales, les infirmités, l’adolescence et le combat pour une place au sein de la famille et de la société sont traités en abondance. En même temps, de nombreux livres pleins d’imagination et des contes fournissent aux jeunes lecteurs de la fantaisie, de la distraction et de l’évasion.
Provoquer la curiosité et encourager une pensée indépendante sont les bases de la littérature contemporaine pour enfants. Les sujets ayant un caractère social et national restent importants, mais ils sont traités avec plus de franchise et d’ouverture d’esprit. Certains livres récents visent à éliminer les stéréotypes dans la société israélienne très diversifiée et traitent des problèmes liés à l’immigration de Juifs venus du monde entier, tandis que d’autres mettent l’accent sur l’histoire et les biographies de personnalités ayant contribué au développement du pays au cours du siècle dernier, depuis le renouveau de la vie juive en Terre d’Israël.
Avec le temps, c’est un ensemble important d’ouvrages pour enfants qui a ainsi été créé. Il se caractérise autant par la qualité du graphisme et la sensibilité psychologique que par une langue expressive et imagée permettant au jeune lecteur de s’identifier de façon dynamique avec le sujet de sa lecture. Beaucoup de livres hébraïques pour enfants sont maintenant traduits en plusieurs langues. |
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Voir aussi |
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