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Une Lettre d'Israel: Vie urbaine et rurale

12 Feb 2002
 UNE LETTRE D'ISRAËL
 
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Vie urbaine et rurale
 
 
Exposition nationale de timbres, Tel Aviv 1983
 

Environ 91% de la population d'Israël est concentrée dans les centres urbains. Certains sont situés sur d'anciens sites connus et portent leur nom d'origine; c'est le cas pour Jérusalem, Béer Shéva, Nazareth, Ashkelon, Akko, Safed et Tibériade, dont les quartiers anciens font partie intégrante des nouvelles villes en pleine expansion. D'autres, comme Hédéra, Petah Tikva, Netanya et Rehovot, se sont développés à partir de villages créés avant l'indépendance. De nouveaux centres urbains se sont constitués durant les premières années de l'Etat, principalement dans les régions sous-peuplées, pour héberger une population en plein essor.

Les constructions urbaines, en pierre, béton et stuc sont de styles divers: vestiges restaurés des siècles passés; immeubles et logements construits pour accueillir les vagues d'immigration pendant la période précédant l'indépendance; faubourgs bâtis à la hâte pour intégrer les immigrants arrivés après l'établissement de l'Etat et, ces dernières années, des quartiers résidentiels, des centres commerciaux et industriels reflétant une planification moderne. La plupart des quartiers résidentiels sont séparés des zones industrielles et commerciales par de grands parcs bien entretenus et des aires de jeu situées dans les limites de la cité.

Les quatre villes principales d'Israël sont Tel Aviv, centre industriel, commercial, financier et culturel du pays, fondé en 1909 et la première ville juive de l'époque moderne; Haïfa, grand port méditerranéen et centre industriel du nord d'Israël; Béer Shéva, principal centre urbain du sud; et Jérusalem, la capitale.
 
 
Jérusalem: ville de trois religions

 

 

 

 

 

 

50ème anniversaire de Tel Aviv
 

JERUSALEM est au centre de la vie nationale et spirituelle du peuple juif depuis le roi David en fit la capitale de son royaume il y a plus de 3 000 ans. Depuis sa destruction et celle du Temple, en 70, et jusqu'au rétablissement de la souveraineté juive par la renaissance de l'Etat d'Israël en 1948, la ville s'est trouvée sous le joug de divers conquérants étrangers; la plupart y ont laissé leur empreinte mais nul n'en a fait sa capitale nationale.

Jusqu'à la fin du XIXe siècle, Jérusalem était une cité entourée de murailles et composée de quatre quartiers bien différents: juif, musulman, chrétien et arménien. A partir de 1860, la population juive, qui avait maintenu à travers les âges une présence ininterrompue dans la ville, y devient majoritaire et commence à créer de nouveaux quartiers hors de l'enceinte, jetant ainsi les bases de la Jérusalem moderne.

Sous la domination britannique (1918-1948) Jérusalem connaît un processus de transformation de petite bourgade provinciale, pauvre et négligée, de l'Empire ottoman, en une cité moderne et florissante. De nouveaux quartiers sont construits dans la ville et ses alentours, reflétant chacun le caractère des groupes ethniques qui s'y installent.

Les lignes d'armistice, à la fin de la Guerre d'Indépendance de 1948-49, partagent la ville en deux: la partie orientale, y compris la Vieille Ville, contrôlée par la Jordanie et la partie occidentale qui devient la capitale d'Israël. Pendant 19 ans, des murs de béton et des barbelés séparent ces deux parties l'une de l'autre.

Jérusalem a été réunifiée en 1967 à la suite de combats au cours desquels la Jordanie a tenté de s'emparer de la partie occidentale de la ville. C'est aujourd'hui la plus grande ville d'Israël avec environ 658 000 habitants. C'est une cité où le passé et l'avenir se côtoient, dans la restauration des sites antiques et la planification de nouveaux quartiers, tandis que toute l'infrastructure est adaptée à ses nouveaux besoins. C'est la capitale d'Israël où se trouvent la résidence du président, la Knesset, la Cour suprême, les ministères. C'est une ville à la population très diverse: juifs et Arabes, orthodoxes et laïcs, orientaux et occidentaux; la vie culturelle et artistique y est active, tout à la fois cosmopolite et typiquement israélienne.

On trouve à Jérusalem de nombreux lieux saints des trois grandes religions monothéistes et notamment: le Mur occidental, dernier vestige du Second Temple, lieu de prière et d'inspiration spirituelle pour les juifs d'Israël et du monde entier; le Dôme du Roc, mosquée construite sur l'Esplanade du Temple et site traditionnel de l'ascension du prophète Mahomet; la mosquée El Aksa, troisième lieu saint de l'Islam après La Mecque et Médine; le Jardin de Gethsémani, la basilique du Saint-Sépulcre, la Via Dolorosa et d'autres sites chrétiens liés à la vie et à la mort de Jésus de Nazareth. Près de deux millions de visiteurs affluent à Jérusalem chaque année; ils viennent en explorer les sites historiques et les lieux saints bien entretenus, et profiter de son caractère pluri-ethnique et pluri-culturel.

 
 

 

Kibboutz Degania

 

 

 

 

 

Moshav
 Nahalal

  Vie rurale

Près de 9 pour 100 de la population vit dans les zones rurales, au kibboutz ou au moshav, des villages à forme coopérativiste ou collectiviste créés au début du siècle, ou dans des villages agricoles.

Le kibboutz a été établi en tant qu'unité socio-économique où la propriété et les moyens de production appartiennent à la communauté; c'est l'assemblée générale des membres qui prend les décisions. Le kibboutz demande à ses membres une conduite responsable et de se consacrer à la communauté; en contrepartie il couvre tous leurs besoins de la naissance à la vieillesse.

Le kibboutz a fait bien du chemin depuis sa création à l'époque où il faisait uvre pionnière; l'agriculture constituait alors l'essentiel de son économie. Aujourd'hui, il a dû se diversifier en s'orientant vers des industries et services divers. Même s'il ne représente que 2% de la population d'Israël (dans environ 268 kibboutzim), ce secteur assure un pourcentage élevé de la production du pays: environ 38% de la production fermière et 8,4% de la production industrielle (diamants non compris). On note dernièrement le développement de l'infrastructure touristique offrant hébergement et couvert, ainsi que l'ouverture de points de vente commercialisant la production de telle ou telle usine; ces activités prennent une importance de plus en plus grande dans l'économie du kibboutz. Bien que ces ajustements exigent des changements d'une grande portée, il est admis que la capacité d'adaptation et celle permettant de trouver le compromis visé sont la clé de sa survie.

Le moshav est un village dans lequel chaque famille possède sa ferme et ses terres avec, à l'origine des coopératives de vente, d'achat et de services pour l'ensemble des exploitations; aujourd'hui les agriculteurs préfèrent plus d'indépendance économique. Près de 452 moshavim, comptant généralement 60 familles chacun, représentent 3,2 pour 100 de la population et fournissent une part importante des produits agricoles du pays.

Les villages (sans compter les localités communautaires) sont habités principalement par des Arabes et des Druses, et représentent près de 3% de la population d'Israël. Les maisons et les terres y sont propriété privée et les agriculteurs les cultivent sur une base individuelle. Ces dernières années ont vu un processus accéléré de mécanisation de l'agriculture, tandis qu'un nombre de plus en plus important de leurs habitants se tournent vers les industries légères locales ou vont travailler dans les centres urbains et ruraux voisins.

Environ la moitié des 170 000 Arabes bédouins du pays, autrefois nomades, sont sédentarisés. Les autres suivent leur mode de vie traditionnel bien que la plupart séjournent dans un seul endroit.

 
 
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Voir aussi
   jerusalem: capital of israel
   réalités d'israël: vie urbaine
   réalités d'israël: vie rurale
   zoom sur israël: le kibboutz
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