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MFAFR          ECONOMIE- Secteurs economiques

ECONOMIE: Secteurs économiques

1 Oct 2006
 
INTRODUCTION | DEFIS | BALANCE DE PAIEMENTS | COMMERCE
EXTERIEUR
|  SECTEUR PUBLIC | SECTEUR PRIVE | SALAIRES | INDUSTRIE  
 
     
Secteurs économiques
 
 

 

Tsalaf, imprimerie
M. Koren

 

 

 

 

Iscar, salle de stockage et de conditionne- ment informatisés
O.P.G./ Y.Sa'ar
 

Industrie

Le secteur industriel, aujourd’hui dynamique et diversifié, a son origine dans des ateliers créés à la fin du XIXe siècle pour fabriquer des instruments agricoles et traiter les produits fermiers. Pendant la Seconde Guerre mondiale (1939-45), les commandes des forces alliées stationnées dans la région, en particulier en vêtements et conserves, ont stimulé l’industrie locale. Cependant, l’industrie moderne n’a atteint une véritable phase de développement qu’au début des années 1960, car, dans les années 1950, la plupart des ressources étaient orientées vers le développement de l’agriculture et la mise en place d’une infrastructure nationale.

En raison du haut niveau de la main-d’œuvre locale et du manque de matières premières, l’industrie s’est spécialisée dans des produits à haute valeur ajoutée, reposant sur la créativité scientifique et l’innovation technologique d’Israël. Jusqu’aux années 1970, les branches industrielles traditionnelles comme l’alimentation, textiles et mode, ameublement, engrais et insecticides, produits pharmaceutiques, chimiques, caoutchouc, plastiques et métallurgie représentaient l’essentiel de la production industrielle du pays.

A la différence de la plupart des économies développées dans lesquelles le nombre de personnes employées dans l’industrie a stagné ou diminué au début des années 1990, leur nombre s’est accru en Israël pour atteindre les 26% en 1996, soit davantage qu’au début de la décennie, mais n’a pas augmenté depuis. Le taux de croissance de la production industrielle d’Israël, 51,3% de 1990 à 1996, était le deuxième des économies développées, après la Corée.

Au cours des deux dernières décennies, Israël s’est acquis, sur le plan international, une place respectable dans les domaines de l’électronique médicale, l’agrotechnologie, les télécommunications, la chimie fine, les logiciels et le matériel informatique, la taille et le polissage des diamants. En 2005, les entreprises industrielles employaient 413 000 personnes (dont un pourcentage de diplômés de l’enseignement supérieur qui ne se retrouve qu’aux Etats-Unis et aux Pays-Bas) ont réalisé une production de quelque 58 milliards de dollars dont plus de la moitié ont été exportés.  

Principaux indicateurs économiques par branches (2005)
(en pourcentage)
Branche PNB Main- d'oeuvre Exporta-
tions
Investisse-
ments
Industrie 18 18 66 35
Agriculture 2 2 2 2
Bâtiment 5 5 - 3
Transports & communications 7 6 8 33
Services commerciaux,
financiers & privés
41 34 24 13
Services publics 27 35 - 14

 
 

 

Industries de pointe à Herzliya
A. Hirschfield
 

Industries de technologie de pointe

Les taux de croissance les plus élevés (en moyenne 8% par an, ces dernières années) ont été enregistrés dans les secteurs de haute technologie requérant d’importants investissements de capitaux et de R&D (recherche-développement à laquelle Israël consacre 4,8% de son PIB, soit, de loin, le taux le plus élevé du monde). La qualité de la R&D en Israël se classe parmi les premières du monde selon les experts de l’ONU. Les instituts universitaires de recherche, fournissent une part importante des fonds de capital-risque et de la R&D fondamentale. L’essor des industries de technologie de pointe se traduit par les chiffres suivants : en 1965, elles ne représentaient que 37% de la production industrielle ; ce taux est passé à 58% en 1985 et environ 70% en 2005.

En 2005, la production de la technologie de l’information et des communications, part importante des industries de technologie de pointe, s’élevait à 14 milliards de dollars : représentant 16% du PIB, elle employait 171 000 personnes. Les dépenses en R&D civile ont dépassé 3,3 milliards de dollars et ses exportations s’élevaient à près de 14 milliards de dollars.

Plus de 90% des budgets publics de la R&D (5,8 milliards de dollars en 2004) sont alloués aux industrie de technologie de pointe, dont une grande partie est acheminée par des fonds conjoints. Ces dernières années, le gouvernement recueille les dividendes substantiels de ses parts dans ces fonds, qui dépassent de loin les remboursements des prêts accordés aux entreprises débutantes prometteuses. Outre les six fondations binationales mentionnées plus haut, Israël a également conclu des accords pour le financement conjoint de projets de R&D avec l’Italie, la Belgique, l’Autriche, la France, la Suède, l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Irlande, le Portugal, l’Espagne, l’Inde, la Turquie, Hong Kong, la Chine, l’Ontario (Canada) et le Maryland (Etats-Unis).

L’ère de la technologie de l’information (l’internet, le commerce électronique, etc.) a placé l’économie d’Israël, et notamment ses industries de technologie de pointe, à l’avant-garde dans le monde. Un certain nombre de compagnies israéliennes connues dans le monde entier ont été achetées par des grands conglomérats dans le cadre de transactions portant sur plusieurs milliards de dollars. Le nombre de nouvelles entreprises est très élevé du fait des exceptionnels talents d’innovation du pays associés à la présence d’une main-d’œuvre hautement qualifiée. La présence de plus en plus soutenue d’entreprises israéliennes à Wall Street et dans les bourses européennes est une autre manifestation de l’intérêt suscité par l’industrie des technologies de pointe israélienne.

 
 
M. Koren
 

L'industrie du diamant d'Israël : En 2005, les exportations de diamant ont atteint 10,2 milliards de dollars (importations : 9.2 milliards de dollars), les Etats-Unis étant le principal acheteur (57%) suivis par Hong Kong (14%) et la Suisse (11%). Israël produit la majeure partie des petites pierres polies, soit la plupart des pierres utilisées en joaillerie. Son industrie assure le polissage de 40% des diamants de toutes tailles et formes, faisant ainsi d'Israël le centre mondial du polissage de diamants, aussi bien pour la production que pour la commercialisation.

 
 

 

A. Hirschfield
  Agriculture

L’agriculture israélienne est l’histoire de la réussite d’un long et pénible combat contre des conditions défavorables. C’est aussi la réussite de l’utilisation maximale de faibles ressources en terres arables et en eau (notamment les usines modernes de dessalement, le savoir-faire exporté avec succès). Lorsque les juifs ont commencé à repeupler leur patrie historique à la fin du XIXe siècle, leurs premiers efforts portèrent - principalement pour des raisons idéologiques - sur la transformation de terres en friche en champs fertiles. Le secret de l’actuelle réussite agricole d’Israël réside dans une étroite collaboration entre les agriculteurs et les chercheurs financés par le gouvernement qui ont réussi à mettre au point et à appliquer des méthodes sophistiquées dans toutes les branches agricoles, ainsi qu’une technologie de pointe, de nouvelles techniques d’irrigation et un équipement agromécanique novateur.

Depuis l’accession d’Israël à l’indépendance en 1948, la superficie totale cultivée a augmenté environ 2,6 fois, atteignant 440 000 hectares et celle des terres irriguées de 8 fois pour atteindre 240 000 hectares, jusqu’au milieu des années 1980. Cependant, par suite de la pénurie d’eau de plus en plus importante et du processus d’urbanisation, ce chiffre a été ramené à moins de 250 000 hectares. Au cours des cinquante dernières années, le nombre des localités agricoles est passé de 400 à 750 mais, la proportion de la population rurale ayant diminué de 12% à moins de 5%.

Aujourd’hui, Israël est en mesure d’assurer la production de la plupart des aliments qu’il consomme et les importations ne portent que sur des céréales, oléagineux, viande, café, cacao et sucre dont l’achat est largement financé par les exportations agricoles. La production agricole israélienne consiste surtout en produits laitiers et en volailles, ainsi qu’en une grande variété de fleurs, fruits et légumes. Pendant les mois d’hiver, Israël est la serre de l’Europe, exportant des roses à longue tige, œillets, melons, tomates, concombres, poivrons, fraises, kiwis, mangues, avocats et toutes sortes d’agrumes.

Entre 1950 et 2005, la part de la production agricole dans le PNB est passée de 11% à 1,5%, tandis que les exportations agricoles passaient de 60% à moins de 2% du total des exportations, malgré leur accroissement en valeur absolue, de 20 millions de dollars en 1950 à 1 milliard de dollars en 2005, dû entre autres, à l’introduction de méthodes originales de culture et à une politique agricole orientée vers les exportations.

 
      Le bâtiment

Dans les premières années de l’Etat, la construction de logements représentait 84% de l’ensemble des chantiers. Par la suite, ce pourcentage a varié entre 70 et 75%, jusqu’à 1991, date à laquelle il est remonté à 86% afin de répondre à la demande suscitée par des vagues répétées d’immigration. Le secteur de la construction a donc connu un essor marqué en 1991, année où le nombre d’unités de logement construites a atteint un sommet de 83 500. Depuis lors, ce chiffre a constamment décliné pour atteindre 29 000 en 2004. Le nombre record d’appartements achevés s’élevait à 70 100 en 1992 avant de décliner à 31 700 en 2005. Considéré dans le passé comme un secteur économique dominant et comme le baromètre de l’économie, en 2005, le bâtiment n’a contribué qu’à 5% du PNB, contre 30% en 1950.

Alors qu’au départ, presque tous les chantiers résultaient d’une initiative gouvernementale et bénéficiaient d’investissements publics, entre 1958 et 1989, leur pourcentage a progressivement diminué, passant de 67% à 16%. Au début des années 1990, il a de nouveau augmenté temporairement, lorsque le secteur privé ne pouvait faire face à la demande induite par l’afflux soudain de centaines de milliers d’immigrants. Ces dernières années, l’élévation générale du niveau de vie en Israël, ainsi que la demande de logements émanant de l’étranger, semble se traduire par un phénomène local inédit : l’augmentation des prix des appartement les plus chers et, simultanément, le déclin du prix des logements les moins chers.

 
 

 

A. Hirschfield
  Transports et communications

En tant qu’industrie d’infrastructure au service de toutes les autres branches de l’économie et des ménages, le secteur des transports et des communications revêt une importance bien supérieure à la place qu’il occupe dans les statistiques. Il s’agit davantage d’un service que d’un secteur de production et sa croissance – comme dans toutes les économies modernes – est plus rapide que les industries proprement dites. Ces dernières années, la part de l’aviation a connu un essor remarquable (grâce au développement concomitant du tourisme), mais le développement du secteur des communications a été encore plus rapide. 

Contribuant à plus de 7% du PNB en 2005, le secteur des transports et des communications constitue quelque 8% des exportations de biens et services et emploie 5% de la main-d’œuvre du pays. 36% de ses activités portent sur les transports routiers, 20% sur les transports maritimes et aériens, 39% sur les communications et le reste sur divers services, notamment l’emmagasinage et le stationnement.

Depuis le début des années 1950, le tonnage brut total de la marine marchande a plus que décuplé, tandis que les compagnies aériennes transportent actuellement cent fois plus de passagers qu’à l’époque. Durant la même période, la longueur des routes a doublé, le nombre des autobus a plus que triplé et celui des camions a décuplé.

 
 

 

A. Hirschfield
  Tourisme

Les touristes sont attirés par la diversité géographique d’Israël, ses sites religieux et archéologiques, son ensoleillement quasi permanent et ses services touristiques modernes sur la Méditerranée, le lac de Tibériade (mer de Galilée), la mer Rouge et la mer Morte. En l’an 2000, un nombre record de touristes - 2,41 millions - ont visité le pays (contre 33 000 en 1950, 118 000 en 1960, 441 000 en 1970, 1,18 million en 1980 et 1,34 million en 1990). Par suite des circonstances politiques, ce chiffre a chuté à 1,2 million en 2001 pour remonter depuis à 1,92 million en 2005 (soit 6,8 millions de nuitées dans les hôtels). Environ 57% des touristes sont originaires d’Europe, 32% des Amériques et 8% d’Asie.

Le tourisme est une source importante de devises étrangères : 2,8 milliards de dollars en 2005, ce qui représente 5% du revenu total des exportations et 16,8% des exportations de services. Bien que ce secteur ne contribue qu’à 3% du PNB, sa valeur ajoutée en devises est de 85% (qui lui assure la première place à cet égard parmi les industries d’exportation) et il emploie environ 80 000 personnes. Avec un potentiel considérable encore loin d’être entièrement exploité, le tourisme est un élément essentiel des plans de croissance économique d’Israël.

Arrivées de touristes en l'an 2001
(en pourcentages)

Europe 56,1%
Amérique du Nord 26,1%
Asie 9,7%
Amérique Latine 3,5%
Afrique 3,5%
Océanie 1,1%
 
 
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Voir aussi
   high-tech opportunities in israel
   facets of the israeli economy: resource-based industries
   aspects de l'économie israélienne: textiles et habillement
   facets of the israeli economy: the defense industry
   agriculture: coping with growth
   focus on israel: israel's agriculture in the 21st century
   l'agriculture de pointe, un instrument de lutte contre la désertification
   facets of the israeli economy: agro-technology
   facets of the israeli economy: transportation
   facets of the israeli economy: the communications industry
   israeli internet sites
External links
  how israeli high-tech happened
  israeli agriculture companies
  ministry of industry and trade
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