Les élections sont générales, nationales, directes, à bulletin secret et au scrutin proportionnel. Le pays tout entier constitue une circonscription électorale unique et tout citoyen âgé de 18 ans est électeur. Le jour du scrutin, les électeurs mettent dans l’urne un bulletin pour le parti politique qui les représentera à la Knesset.
Le jour des élections est un jour chômé. Un transport gratuit est assuré aux électeurs se trouvant ce jour-là à distance de leur bureau de vote, et des urnes sont prévues pour les militaires, les malades des hôpitaux et les prisonniers ainsi que pour les marins et les Israéliens en mission officielle à l’étranger. Une commission électorale, présidée par un juge de la Cour suprême et comprenant des représentants des partis siégeant à la Knesset, est responsable du déroulement des élections. Des commissions électorales régionales supervisent le bon fonctionnement des commissions locales qui doivent comprendre des représentants d’au moins trois partis de la Knesset sortante. Jusqu’à présent, la participation électorale a varié entre 77 et 90% des inscrits, chiffres qui témoignent de l’intérêt soutenu que portent la plupart des Israéliens à la politique locale et nationale.
Les élections à la Knesset portent davantage sur le choix d’un parti que d’individus et les nombreux partis politiques qui se présentent aux élections législatives reflètent un large éventail de perspectives et de convictions.
Les deux partis principaux – le Likoud, fondamentalement libéral-national et le parti travailliste, essentiellement social-démocrate – ont un passé historique et des racines qui sont antérieures à la création de l’Etat en 1948. Ces dernières années, ils sont devenus de plus en plus populistes et pragmatiques face aux partis qui se situent à leur gauche ou à leur droite. Aucun parti n’a jamais atteint une majorité des sièges à la Knesset. Depuis des décennies, le parti travailliste et le Likoud détiennent à eux deux environ les deux-tiers des sièges de la Knesset, le reste étant répartis entre les petits partis qui reflètent la diversité des opinions en matière de sécurité, de questions sociales, religieuses ou économiques. Cependant, lors des élections de 1999, les deux grands partis ensemble ont remporté à eux deux moins de la moitié des sièges, les petits partis renforçant leur position.
Avant les élections, chaque parti présente son programme et sa liste de candidats à la Knesset classés par ordre de priorité et choisis selon diverses procédures internes ; les candidats doivent être citoyens israéliens âgés de plus de 21 ans. Le président, le contrôleur de l’Etat, les juges et les hauts fonctionnaires, ainsi que le chef d’état-major et les officiers supérieurs ne peuvent présenter leur candidature à moins qu’ils n’aient démissionné au moins 100 jours avant la tenue des élections.
Les partis représentés à la Knesset sortante peuvent automatiquement se représenter ; les autres partis doivent présenter une liste de signatures de 2 500 électeurs et déposer une caution qui est restituée s’ils obtiennent au moins 1,5% des suffrages, pourcentage leur assurant un siège de député. Les sièges à la Knesset sont attribués en fonction du pourcentage des suffrages obtenus par chaque parti. Les votes en surplus insuffisants pour l’attribution d’un siège supplémentaire sont redistribués entre les divers partis en fonction de leur taille ou selon les termes d’un accord conclu à cet effet entre les partis avant les élections. Une allocation prélevée sur les fonds publics est accordée à chaque parti pour financer les campagnes électorales sur la base de sa représentation à la Knesset sortante. Les nouveaux partis reçoivent une allocation similaire rétroactivement pour chaque membre élu. Le contrôleur de l’Etat examine toutes les dépenses effectuées dans le cadre de la campagne électorale.