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Hammat Gader - Les sources chaudes et les thermes |
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SITES ARCHEOLOGIQUES NO. 4
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INTRODUCTION |
HATSOR |
TABGHA |
HAMMAT GADER |
BELVOIR |
RAMLA |
LA CITADELLE |
EQRON |
EIN GUEDI |
BEER SHEVA |
AVDAT
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Hammat Gader: Les sources chaudes et les thermes
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Le site de Hammat Gader (les sources chaudes de Gadara ) est situé à sept kilomètres à l'est du lac de Tibériade, dans la vallée du Yarmouk. Les sources chaudes, dont la température dépasse parfois les 500c, sont nombreuses dans la vallée. L'ancien nom grec du site est préservé en arabe : Tel Bani est en effet l'altération arabe du mot bain en grec.
Les thermes, érigés sur le site dès le IIe siècle de l'ère chrétienne, devinrent très prisés aux Ve et VIe siècles. Certains édifices, endommagés par un tremblement de terre au VIIe siècle, furent restaurés par le calife omeyyade de Damas. Finalement ces thermes, abandonnés au IXe siècle, furent ensevelis sous une épaisse couche de gravats et de boue.
Les vertus curatives des sources de Hammat Gader, célèbres depuis l'Antiquité, sont décrites dans ces termes par l'historien Eunapios qui s'y rendit au IVe siècle :
Gadara, site de Syrie aux bains chauds, n'est surpassé que par celui des Baies en Italie, auquel nul autre ne peut être comparé.
A l'époque romaine et byzantine, ce site était également fréquenté par de nombreux juifs, et même par les Sages du Talmud. Une synagogue fut d'ailleurs édifiée pour eux à proximité des thermes.
On a trouvé des dizaines d'inscriptions en grec et en arabe, apposées sur des plaques de marbre et de pierre, qui étaient incorporées dans le sol et les parois des thermes. Elles fournissent de précieuses informations sur les dirigeants byzantins et sur les riches particuliers qui financèrent les travaux de construction puis de restauration du site, et qui venaient prendre les eaux dans ces lieux. Des inscriptions dédicatoires mentionnent l'impératrice Eudocie (421-460), l'empereur Anastase (491-518) et le calife omeyyade Muawiyah (661-680). L'une d'elles, datant du règne d'Eudocie et figurant sur une stèle de marbre de 1,81 x 0,71 m, porte le nom de l'impératrice et loue les vertus des sources et des thermes de Hammat Gader, en mentionnant seize édifices, y compris des salles, des bassins et des fontaines.
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Les vestiges de Hammat Gader furent partiellement exhumés et investigués en 1932, mais c'est seulement à compter de 1979 que plusieurs saisons de fouilles permirent de mettre au jour l'ensemble du site.
Récemment restaurés et ouverts aux touristes, ces thermes antiques ont retrouvé leur vocation première puisque, de nos jours, comme dans l'Antiquité, on peut se plonger dans les sources chaudes et exploiter leurs vertus thérapeutiques.
Les thermes romains
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En venant du nord, on y accédait par une route pavée de douze mètres de large qui reliait les différents édifices de Hammat Gader. Un long passage pavé flanqué de colonnades supportant des arcades menait aux thermes. Le bâtiment qui abritait les thermes couvrait une superficie de 500 mètres carrés ponctuée de bassins d'eau chaude et de salles réservées à divers usages. Les édifices sont tous dans un remarquable état de préservation, sur une hauteur de plusieurs mètres. Les murs ont été érigés en basalte ou en pierres de taille. Les bassins, occupant chacun une pièce séparée, étaient reliés entre eux par des couloirs que les curistes empruntaient pour passer progressivement de l'un à l'autre, le dernier bassin, le plus proche de la source, étant le plus chaud. Les bassins sont tous de formes et de tailles différentes et leur pourtour intérieur est garni de gradins pour en faciliter l'accès. Autour des bassins, des voies pavées menaient aux salles dont les parois étaient creusées de niches garnies de baignoires indivuelles.
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Les bassins étaient remplis et vidés grâce à un système complexe : l'eau chaude était acheminée de la source par de grosses canalisations de pierre qui s'enclenchaient les unes dans les autres et alimentaient des tuyaux de plomb assurant le remplissage et la vidange des eaux. Une piscine découverte d'eau fraîche, longue de 50 mètres, était entourée de 32 fontaines rectangulaires de marbre d'une hauteur de 60 cm, dont les côtés faisant face à la piscine étaient ornés de têtes sculptées d'hommes et d'animaux. Par leurs bouches ouvertes l'eau s'écoulait dans la piscine. Ces sculptures ont été exhumées brisées et défigurées, probablement par des iconoclastes.
La synagogue
La synagogue mise au jour dans le promontoire situé au sud des thermes date des Ve et VIe siècles. Elle était fréquentée par les juifs qui venaient en masse prendre les eaux à Hammat Gader. Elle se trouve dans un ensemble de bâtiments dont les salles et les cours intérieures pavées menaient à la synagogue. Les bancs de pierre disposés autour d'une vaste salle proche de la synagogue indiquent l'utilisation de cette pièce pour l'étude, à moins qu'elle ne fût réservée aux femmes.
La synagogue elle-même, presque carrée (13,90 x 13 mètres) donnait vers le sud, dans la direction de Jérusalem. En forme de basilique, ses trois nefs étaient séparées par des rangées de colonnes. La paroi sud comportait une abside devant laquelle se trouvaient des marches menant à l'estrade (bima).
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Les pavements de mosaïque étaient agrémentés de motifs géométriques. Trois pavements aux motifs géométriques et floraux ménageant des losanges ornés de roses et de grenades recouvraient le centre du lieu de culte. Celui devant la bima, le plus élaboré, représente deux cyprès et deux lions tournés vers le centre et une guirlande entourant une inscription dédicatoire qui s'achève sur ces mots :
... dont les actes de charité sont en toute place constants et qui ont fait don ici de cinq pièces d'or. Puisse le Roi de l'univers bénir leur uvre. Amen. Amen. Selah.
Les fouilles du site de Hammat Gader ont été dirigées par Y. Hirschfeld et G. Solar pour le compte de l'Université hébraïque de Jérusalem, de la Société d'exploration israélienne et de la Direction des antiquités d'Israël.
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