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Ramla - Capitale arabe de la province de Palestine |
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SITES ARCHEOLOGIQUES NO. 4
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INTRODUCTION |
HATSOR |
TABGHA |
HAMMAT GADER |
BELVOIR |
RAMLA |
LA CITADELLE |
EQRON |
EIN GUEDI |
BEER SHEVA |
AVDAT
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Ramla: Capitale arabe de la province de Palestine
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Située dans la plaine côtière, à une quinzaine de kilomètres à l'est de Tel-Aviv, Ramla fut érigée au carrefour des deux grandes routes du Proche-Orient : la via maris, qui longeait le littoral méditerranéen et la route reliant le port de Jaffa à Jérusalem. Son nom est emprunté au mot arabe raml ( sable ), vraisemblablement parce que la ville avait été érigée sur des dunes.
Les sources s'accordent sur la date de la fondation de la ville au début du VIIIe siècle, par le calife omeyyade Soliman fils d'Abd el-Malik, calife de Damas. Elle fut la capitale omeyyade puis abbasside de la province de Palestine et le siège des gouverneurs arabes de cette province aux VIIIe et IXe siècles. Au XIVe, sous les Mamelouks, elle recouvra pour une courte période son prestige de capitale provinciale.
Les vestiges de la ville arabe sont enfouis sous les édifices de la ville moderne, ce qui rend les fouilles particulièrement malaisées. Les découvertes mises au jour par les travaux entrepris en 1949, ainsi que quelques
initiatives de sauvetage isolées, attestent de l'occupation continue de la ville depuis sa fondation.
L'édifice le plus célèbre de Ramla est la mosquée blanche et son minaret ou Tour blanche . Les vestiges de la structure originelle édifiée au début du VIIIe siècle sous les Omeyyades furent incorporés dans les travaux de restauration menés sous Saladin à la fin du XIIe siècle. Le minaret date du XIVe, l'époque mamelouke.
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La Mosquée blanche (93 x 84 m), à l'origine tour de guet orientée vers les quatre points cardinaux, est entourée de murailles. A l'est se trouve la porte principale et une entrée secondaire au nord. Le centre de l'édifice est occupé par une vaste cour découverte. Le long du mur sud, se dresse une grande mosquée d'une largeur de 12 mètres dont le plafond en arcs brisés entrecroisés est soutenu en son centre par une rangée de piliers. La paroi face à la cour est constituée par une rangée de douze arches ménagées entres les piliers de soutènement du plafond de la mosquée. Le plafond de la mosquée et sa partie occidentale ont été ajoutés au cours des travaux de restauration menés sous le règne de Saladin, à l'instar du mihrab (niche de prière) creusé dans le mur sud, dans la direction de La Mecque.
Dans la cour, les Omeyyades firent creuser trois grandes citernes souterraines qui sont restées intactes. De larges piliers soutiennent le plafond en coupole de ces citernes qui étaient emplies à la fois de l'eau de pluie collectée à proximité de la mosquée et de celle provenant des sources qui jaillissaient dans les collines situées à l'est de la ville et que transportait un aqueduc. Ces réserves alimentaient un bassin situé au centre de la cour de la mosquée, où les fidèles faisaient leurs ablutions rituelles. Seules les fondations de ce bassin sont visibles de nos jours. Une inscription en écriture coufique, exhumée au cours des fouilles, atteste de la restauration du revêtement de plâtre en 1408.
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Le minaret quadrangulaire à plusieurs étages, érigé par les Mamelouks au XIVe siècle, est en bon état de conservation. Un escalier d'une centaine de marches permet de se hisser jusqu'au sommet. Les parois extérieures percées, comme dans les tours de guet, d'étroites ouvertures, sont ornées d'arcatures en retrait. Au-dessus de l'entrée, l'inscription arabe du linteau atteste que le minaret a été érigé sous le règne du sultan mamelouk Mohammed Ibn Qala'un, en 1318.
A quelque 500 mètres au nord-est de la Mosquée blanche se trouve un réservoir souterrain aux arcs en ogive qui fut creusé par le calife abbasside Harun el-Rachid en 768 pour assurer l'alimentation en eau de la ville.
De nombreuses poteries de l'époque omeyyade ont été exhumées au cours des fouilles sur le site, indiquant que Ramla était un centre de production de céramique à cette époque.
Les fouilles menées hors du périmètre de la Mosquée blanche et dans certains autres sites de la ville ont révélé plusieurs bâtiments datant des périodes omeyyade, abbasside et mamelouke. Elles attestent toutes de la fondation de la ville par les Omeyyades sur des dunes sablonneuses. De cette période Ramla a conservé quelques vestiges fragmentaires de plusieurs édifices, vraisemblablement publics et administratifs.
Un fragment de pavement de mosaïque aux motifs géométriques datant de la période omeyyade est particulièrement intéressant. Les encadrements isolent des panneaux tous décorés de motifs différents : grappes de raisin, grenades, étoile à huit branches, un chat et des oiseaux. Dans la partie sud de la mosaïque est figuré un mihrab comportant deux piliers soutenant une arcature sur laquelle est inscrite, en écriture coufique, une incitation à la prière contenant une citation du Coran : Ne soyez pas parmi les négligents. Cette représentation d'une niche de prière en mosaïque est la plus ancienne connue de l'art islamique.
Les fouilles menées sur le site en 1949 ont été dirigées par J. Kaplan puis par M. Ben-Dov, M. Rosen-Ayalon et A. Eitan,
A. Druks et M. Brosh, pour le compte du Département des antiquités (Direction des antiquités d'Israël à l'heure actuelle) ; celles de 1996, par O. Gutfeld, pour le compte de l'Université hébraïque de Jérusalem.
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