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ZOOM sur Israel- MACHAL- Les volontaires de l’etranger |
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MACHAL: Les volontaires de létranger Juillet 1999
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Pendant la guerre dIndépendance, quelque 3 500 volontaires de 37 pays vinrent soutenir la défense dIsraël. Ces hommes et ces femmes, juifs et non-juifs, furent incorporés dans le MACHAL (Mitnadevei Choutz-LaArets) lacronyme hébreu signifiant : volontaires étrangers.
Bon nombre de ces volontaires avaient appartenu à des mouvements de résistance juifs en Palestine et à létranger avant lindépendance de lEtat, ou avaient servi comme membres des équipages des bateaux de lAliya Bet qui forçaient le blocus maritime imposé par les Britanniques, afin dacheminer les survivants de la Shoah sur les rivages du Pays dIsraël.
La plupart des volontaires étrangers étaient des vétérans de la Seconde Guerre mondiale ; leur savoir-faire et leur expérience furent souvent décisifs sur terre, en mer et dans les airs, pour les Forces de défense dIsraël nouvellement créées. Ces hommes et ces femmes se battirent vaillamment et se distinguèrent, souvent à des postes-clé, dans chacun des corps de Tsahal, notamment linfanterie, lartillerie, les blindés, larmée de lair, la marine, le corps médical et les transmissions.
Les volontaires de létranger, animés dune forte motivation, se sentaient fiers et privilégiés à lidée de contribuer à la création et à la défense de la patrie juive. Après la guerre, la plupart rentrèrent dans leurs pays dorigine, mais environ 500 dentre eux sinstallèrent en Israël et y fondèrent des foyers. Continuant la tradition du MACHAL, leurs enfants sont devenus des pilotes de larmée de lair, des officiers dans les blindés, ainsi que des soldats des commandos Golani et des parachutistes.
Cent dix-neuf volontaires étrangers dont quatre femmes et huit non-juifs ont donné leurs vies au cours des combats menés par Israël pour son indépendance.
David Ben-Gourion, le premier chef de gouvernement dIsraël déclara : La participation à notre combat dhommes et de femmes dautres nations ne se mesure pas seulement en termes deffectifs supplémentaires ; elle est une démonstration de la solidarité du peuple juif Sans lassistance et laide du peuple juif tout entier, nous naurions pas accompli grand-chose La plupart des sections les plus avancées de nos forces armées nauraient pas pu être créées sans les spécialistes qui nous arrivèrent de létranger |
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Bill Bernstein (Etats-Unis), un voluntaire de l'Aliya Bet sur l'Exodus 1947, première victime du MACHAL |
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Laliya bet
A la fin de la Seconde Guerre mondiale, la plupart des survivants juifs de la Shoah ne pouvaient plus rester dans une Europe chargée de si terribles souvenirs ; plusieurs dentre eux choisirent de reconstruire leur vie dans la patrie juive. Les Britanniques renforcèrent leur politique de restriction de limmigration juive en Palestine. Le yichouv (la communauté juive de Palestine) réagit en intensifiant les activités du réseau clandestin constitué en 1934 pour mener des opérations de sauvetage et désigné sous le nom dAliya Bet.
Le nombre dembarcations disponibles en Europe, déjà trop petites pour la plupart, savéra bientôt insuffisant pour acheminer le grand nombre de rescapés désireux de se rendre en Palestine. Par ailleurs, les Etats-Unis disposaient dun surplus de bateaux qui pouvaient être acquis à peu de frais, et il ne manquait pas de personnes disposées à les acheter ni de marins expérimentés prêts à servir à bord.
Dix bateaux furent achetés aux Etats-Unis et dotés déquipages composés de volontaires américains et canadiens ; ils jouèrent un rôle considérable dans la flotte de lAliya Bet après la Seconde Guerre mondiale. Depuis le milieu de lannée 1946 jusquen mai 1948, lorsquIsraël devint un Etat indépendant, ils transportèrent quelque 33 000 réfugiés, soit la moitié du nombre de ceux qui quittèrent lEurope. A lexception de deux dentre eux, ces bateaux étaient anciens ; quatre dataient davant la Première Guerre mondiale. Et pourtant, quatre de ces vaisseaux allaient devenir les premiers navires de guerre de la marine dIsraël en cours de formation, et les deux plus grands, le Pan York et le Pan Crescent, rejoignirent par la suite la flotte de la Compagnie maritime Zim.
Quelque 240 jeunes gens, juifs pour la plupart, se portèrent volontaires dans les équipages de ces bateaux. Certains venaient dêtre démobilisés de la Seconde Guerre mondiale. Dautres étaient des membres de la marine marchande qui avaient parfois une expérience davant la guerre. Plusieurs étaient des officiers formés dans les collèges de la marine de guerre et les écoles de la marine marchande. Un petit nombre navait ni expérience ni formation.
Lors dun rassemblement de volontaires de lAliya Bet en 1987, le sixième président dIsraël, Chaïm Herzog, déclara : Sur les six millions de juifs américains, cest vous qui êtes intervenu au pied levé.
Les bateaux clandestins etaient:
Le Josiah Wedgewood (à lorigine le Beauharnais), une corvette canadienne ; le Hagana (à lorigine le Norsyd), également une corvette canadienne ; le Haïm Arlosoroff (à lorigine lUlua), une vedette garde-côte datant des années 1920 ; le Ben Hecht (à lorigine lAbril), qui avait été un yacht privé, un bateau de contrebandier et un vaisseau garde-côte ; le Hatikva (à lorigine le Tradewinds), une vedette garde-côte ; lExodus 1947 (à lorigine le Président Garfield), un ferry de tourisme de la Baie de Chesapeake ; le Gueoula (à lorigine le Paducah), un vaisseau dinstruction pour gardes-côtes ; le Jewish State (à lorigine le Northland), un brise-glace garde-côte ; le Kibboutz Galouyot (à lorigine le Pan York), un cargo ; lAtzmaout (à lorigine le Pan Crescent), un cargo lui aussi. Un autre vaisseau, le Calanit (à lorigine le Mala) avait servi de yacht aux présidents Théodore Roosevelt et Herbert Hoover. Etant arrivé le 11 juillet 1948, cest-à-dire après lindépendance de lEtat, il ne figure pas sur la liste des bateaux de lAliya Bet.
Chacun de ces bateaux fut par la suite intercepté et capturé par les forces britanniques. Les réfugiés furent internés dans des camps de transit, dabord à Atlit (en Palestine), puis à Chypre. Les 4 530 passagers de lExodus 1947 furent renvoyés en Allemagne. Un volontaire américain, second maître à bord, fut matraqué à mort par les forces dabordage britanniques.
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Les blindés du 9e bataillon du Palmach
Equipage d'une jeep du MACHAL
Le colonel David (Mickey) Marcus |
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Larmée
Pendant la guerre dIndépendance, les volontaires étrangers servirent sur tous les fronts ; plusieurs tombèrent au champ dhonneur à Ramat Rachel, Sejera, Latroun, sur la route de Jérusalem assiégée et ailleurs. Certaines unités étaient composées presque exclusivement par le MACHAL. Les volontaires étrangers servirent également dans les tanks des corps de blindés, notamment deux chars Cromwell fauchés aux forces britanniques par deux non-juifs qui avaient rallié les forces juives.
Presque toutes les unités de larmée lartillerie, le génie, les transmissions, les radars et autres groupes techniques comprenaient des volontaires du MACHAL. On en trouvait dans les brigades combattantes Alexandroni, Golani, Guivati, Etzioni, les Septième, Huitième et Neuvième brigades (Oded), ainsi que dans les brigades du Palmach, Harel, Yiftach et Hanéguev.
La 7e brigade des blindés compta par la suite quelque 250 anglophones du MACHAL. Elle était commandée par Ben Dunkelman, un vétéran canadien de la Seconde Guerre mondiale qui avait précédemment participé aux préparatifs de la route de Birmanie conduisant à Jérusalem et organisé des renforts au mortier dans les batailles pour lever le siège de la ville.
Le 79e bataillon blindé, qui faisait partie de la 7e brigade, était placé sous le commandement du Canadien Joe Weiner. Le 72e bataillon comprenait le chef de compagnie non-juif Derek Bowden qui, en tant quofficier parachutiste, avait été fait prisonnier et déporté dans le camp de concentration de Bergen-Belsen à cause de lettres damis juifs palestiniens trouvées dans ses poches.
Après sêtre battue à Latroun et à Nazareth, la 7e brigade participa également à lopération Hiram qui assura la conquête de Méron, Goush Halav, Sassa, Malkiya et Tarchiha.
Quelques officiers exceptionnels :
Le colonel David (Mickey) Marcus [nom de guerre : Michael (Mickey) Stone], un ancien élève de West Point, fut recruté à la fin de 1947 en tant que conseiller militaire de Ben-Gourion et de la Hagana. Stratège au Pentagone pendant la Seconde Guerre mondiale, Marcus avait commandé lécole militaire américaine des Rangers qui avait mis au point de nouvelles tactiques pour le combat dans la jungle au Japon. Il incita lorganisation clandestine Hagana à aborder laspect pratique de lorganisation militaire et rédigea personnellement les manuels dinstruction des cours dofficiers de la future armée. Il était convaincu que les partisans juifs possédaient les qualités requises pour constituer une armée de premier plan.
Pendant les combats dans le Néguev, la tactique des raids éclairs nocturnes quil préconisa permit déloigner larmée égyptienne. Il fut lun des artisans de lhéroïque entreprise de construction de la route de Birmanie menant à Jérusalem. Nommé commandant du Front de Jérusalem par Ben-Gourion, avec le rang dAlouf (général de division), il dirigea quatre brigades et élabora la stratégie dune opération interarmées qui permit par la suite la libération de la capitale assiégée et changea lissue de la guerre. Le 10 juin 1948, deux semaines après sa nomination, quelques heures seulement avant lentrée en vigueur dun cessez-le-feu négocié par lONU, Marcus fut tragiquement abattu par erreur par une sentinelle.
Le capitaine Thadée Difre (Teddy Eytan), un catholique français, rejoignit Tsahal après une longue carrière dofficier dans larmée française sous le commandement des généraux de Gaulle et Leclerc. Il créa lunité de commando française qui participa aux combats dans le sud du pays pendant la guerre dIndépendance. A lactif de son unité, citons notamment une bataille contre les Egyptiens sur la route Rafiah-El Arish, qui prépara le passage des tanks dIsraël au nord-est de Béer Shéva.
Le Sgan Alouf (lieutenant-colonel) Shaul Ramati, né en Pologne, avait été capitaine dans larmée britannique et dans la Brigade juive entre 1943 et 1947. Arrivé en Israël en 1948, il commanda une compagnie et fut blessé à deux reprises.
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David Ben-Gourion visite l'escadron 101 des chasseurs de l'armée de l'air
Pilotes du MACHAL du vol No. 35 devant deurs avionsr Norseman - à partir de la gauche, Abie Nathan (Inde), Roy Schapera (Afrique du Sud), Irving Feldstein (Etats-Unis) |
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L'armée de l'air
En novembre 1947, la Hagana créa le Shérout Avir (corps aérien), le précurseur de l'armée de l'air d'Israël. Bien que de nombreux juifs palestiniens se soient portés voluntaires pour combattre les nazis dans des unités britanniques, peu d'entre enx avaient été admis aux stages de formation des équipages de la Royal Air Force, et l'on manquait gravement de personnel qualifié.
Ce vide fut comblé par des volontaires du MACHAL qui furent pilotes, navigateurs, opérateurs radios, bombardiers, artilleurs, photographes aériens et lanceurs de bombes. Lorsque le Shérout Avir devint l'armée de l'air d'Israël en mai 1948, quelque 70% de l'effectif de ses équipages pendant la guerre appartenaient au MACHAL.
La plupart des commandants d'escadrilles, des pilotes, des officiers supérieurs, des instructeurs et des spécialistes de la maintenance, du génie, des radars, des renseignements-photo ainsi que du personnel technique étaient des voluntaires du MACHAL. En Israël comme à l'étranger, l'instruction des pilotes fut assurée presque exclusivement par le MACHAL.
Pendant la guerre d'Indépendance, 19 membres d'équipages du MACHAL furent tués ou portés disparus. Six des sept aviateurs de l'armée de l'air israélienne faits prisonniers par l'Egypte appartenaient au MACHAL.
Parmi les premiers volontaires de l'armée de l'air :
Harry (Freddy) Fredkins, un ancien pilote de l'armée de l'air britannique, fut envoyé en Europe par Ben-Gourion à la fin de 1947 avec pour mission d'acheter des avions. Il acquit des appareils de transport légers qui permirent par la suite d'établir une liaison aérienne décisive avec la ville de Sodome isolée à l'extrémité sud de la mer Morte.
Jack Freedman (Freddy Ish-Shalom), de Grande-Bretagne, fournit secrètement son assistance au Shérout Avir alors qu'il était encore dans la RAF. En février 1948, il rejoignit le Shérout Avir et apporta des compétences techniques essentielles pour la maintenance et la révision des appareils. Il réussit à remettre en état la majeure partie des 20 avions Auster qui avaient appartenu à l'armée de l'air britannique et avaient été achetés à la casse, et constitua une équipe dont il supervisa le travail de construction du premier Spitfire de Tsahal à partir de carcasses abandonnées par les Britanniques. Il forma également plusieurs jeunes mécaniciens qui occupèrent par la suite des postes clé.
Boris Senior, un ancien pilote de l'armée de l'air sud-africaine pendant la Seconde Guerre mondiale, rejoignit le Shérout Avir en décembre 1947 et fut envoyé peu après en Afrique du Sud pour recruter du personnel volant et au sol et acheter des appareils. Il acquit, entre autres, des avions de transport moyens de type DC-3, mit sur pied une ligne aérienne fictive pour faciliter le transfert des avions, procéda au vol d'essai du premier Spitfire de l'armée de l'air israélienne, fut pilote de chasse dans l'escadrille 101, et occupa des postes importants à l'état-major.
Al Shwimmer, un ancient pilote breveté de la TWA et mécanicien naviguant, fut responsable de l'acquisition d'appareils et du recrutement d'aviateurs aux Etats-Unis. Il acheta un certain nombre de C-46 et autres avions de transport lourds; il joua un rôle déterminant dans l'organisation du commandement du transport aérien de Tsahal et de son pont aérien entre la Tchécoslovaquie et Israël. Il servit ensuite de chef de corps des services techniques et de maintenance de l'armée de l'air israélienne.
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Artilleurs anti-Aériens de MACHAL, à gauche, sur le pont de INS K20 (ancient bateau de l'Aliya Bet, le Hagana) |
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La marine
Le nouvel Etat dIsraël avait besoin dune marine pour protéger son littoral méditerranéen et assurer laccès des navires ravitailleurs à ses ports. Israël navait pas dofficiers de marine expérimentés. MACHAL fut dune importance cruciale dans la création de la marine dIsraël.
Le plus éminent de ses fondateurs fut Paul N. Shulman, un diplômé de lEcole navale des Etats-Unis qui avait acquis lexpérience du combat dans le Pacifique pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1947, il démissionna de la marine américaine pour rejoindre létat-major de lAliya Bet, aidant à acheter des bateaux et à les remettre en état. Par la suite, en mai 1948, David Ben-Gourion demanda à Shulman de venir en Israël pour laider à organiser la marine. Shulman fut nommé commandant de la marine dIsraël en 1948, poste quil occupa jusquen mars 1949 lorsquil fut nommé conseiller naval et maritime auprès du premier ministre.
Parmi les officiers de marine issus de machal :
David Baum, ancien de lEcole de la marine marchande des Etats-Unis, vétéran de lAliya Bet et officier des services techniques ; Marvin Broder, officier de marine américain, soccupa particulièrement de la formation au contrôle des avaries ; Allen Burke, ancien capitaine de corvette, devint le commandant de lune des premières frégates israéliennes ; David Delange, ancien capitaine de torpilleur britannique, organisa les patrouilles côtières dIsraël ; Ben De Roy, officier de la marine américaine, se consacra aux transmissions à bord et aux radars ; Sander Finard, sous-marinier américain, devint officier des opérations ; Jonathan Leff, un officier dartillerie chevronné, était diplômé dAnnapolis, lAcadémie navale des Etats-Unis ; Harvey Miller était un ancien capitaine de destroyer de la marine britannique et un expert en radars ; Dick Rosenberg, fort de son expérience dofficier des communications et des opérations acquise dans la marine américaine, dirigea le service des transmissions et de lélectronique au QG de la marine israélienne.
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Ruth Saretky-Stern, une intirmière du MACHAL venue d'Afrique du Sud) |
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Le corps medical
En 1948, le pourcentage de médecins dans la population du yichouv était exceptionnellement élevé ; mais la plupart dentre eux nétaient plus jeunes et ceux qui possédaient une expérience militaire étaient fort peu nombreux.
Soixante-quatorze médecins arrivèrent dans le nouvel Etat en tant que volontaires du MACHAL. Le nombre le plus important venait dAfrique du Sud, les autres étaient originaires de Grande-Bretagne, des Etats-Unis, du Canada, dAmérique du Sud, de Suisse et du Maroc espagnol. Il sagissait de commandants dhôpitaux de campagne en temps de guerre, spécialistes des traumatismes, dorthopédie, de chirurgie plastique, de médecine interne et de psychiatrie. La plupart des médecins militaires de brigade et de bataillon étaient des membres du MACHAL. Outre les médecins, quelque 25 infirmières et des pharmaciens, dentistes, kinésithérapeutes et bactériologistes furent volontaires dans le corps médical.
Quelque exemples marquants de volontaires du machal dans le corps medical:
Le docteur Léo (Aryé) Bornstein fut le premier médecin de MACHAL à arriver. Ayant lexpérience des opérations sur le front, il dirigea lhôpital militaire no 2 en Galilée avant lindépendance de lEtat, pour servir ensuite comme chirurgien à lhôpital militaire no 10.
Le docteur Menachem Brand, un lieutenant-colonel de larmée britannique, créa et commanda lEcole dhygiène de Tsahal.
Le docteur Norman Cohen, qui avait servi dans les services de santé de larmée britannique, fut le psychiatre en chef de lhôpital militaire psychiatrique no 1.
Le docteur Jack Medalie, un Sud-Africain, fut chirurgien dans le troisième bataillon et dans la brigade Yifatch du Palmach.
Le docteur Lionel Meltzer, colonel dans larmée sud-africaine où il avait reçu la croix de guerre, fut chargé de lorganisation et du personnel au QG du corps médical.
Le docteur Louis Miller, un Sud-Africain, créa le service psychiatrique de larmée de lair israélienne.
Le docteur Solomon Morley-Dahan, originaire du Maroc espagnol, fut médecin dans un bataillon de troupes druzes et circassiennes en 1948. Il fut tué en octobre 1948 sous le feu de lennemi alors quil soignait un soldat blessé.
Le docteur Isaiah Morris reçut la croix de guerre dans les services de santé de larmée britannique et, après la guerre, se porta volontaire pour exercer sa profession dans les camps de personnes déplacées du sud de la France, où des réfugiés attendaient dêtre acheminés vers la Palestine. Après une période dinternement à Chypre, il arriva en Israël au printemps 1948 et fut nommé médecin-chef de la brigade Golani. Il fut tué en juin 1948 par un obus de mortier, alors quil soignait des soldats blessés à Sejera.
Le docteur Max Goldberg, un volontaire suisse, fut gravement blessé par le même obus. Il sétait porté volontaire dans la brigade Golani, avec sa femme Hilde, une infirmière diplômée.
Mildred Schlumschlag, une kinésithérapeute de New York, arriva à bord du Pan York. Libérée par les Britanniques après lindépendance de lEtat, elle créa et supervisa le premier centre dIsraël de traitement des paraplégiques à lhôpital militaire no 5 qui devint par la suite le centre médical Tel Hashomer.
Le docteur Ellis (Eliyahou) Vior, qui avait acquis une expérience considérable dans les services de santé de larmée britannique, améliora la méthode utilisée par Tsahal pour évacuer les blessés du front.
Le docteur Simon Winter, qui avait servi dans les services de santé de larmée britannique, devint le médecin-chef de larmée de lair dIsraël.
Le monument du MACHAL à Shaar Hagaï, en hommage aux 119 voluntaires étrangers morts en combattant pour l'indépendance d'Israël.
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Au cours des années, les volontaires du monde entier ne cessèrent daffluer en Israël pour servir dans toutes les branches de Tsahal, souvent dans des unités combattantes. Bon nombre sont morts en service commandé.
Aujourdhui, les vétérans de MACHAL qui vivent à létranger entretiennent détroites relations avec Israël dans le cadre de lorganisation mondiale du MACHAL et ses sections dans de nombreux pays. Ces sections ont édifié le monument de MACHAL à Shaar Hagaï pour commémorer le souvenir des 119 volontaires morts en combattant pour lindépendance dIsraël. Lors de la cérémonie dinauguration, le défunt premier ministre Yitzhak Rabin rendit hommage à la contribution des volontaires du MACHAL dans lissue de la guerre en ces termes : Ils sont venus à nous lorsque nous avions le plus besoin deux, en ces jours difficiles et incertains de notre guerre dIndépendance, en 1948.
Pour tout renseignement complémentaire, veuillez vous adresser à :
MACHAL wesite: http://www.mahal-idf-volunteers.org/
World MACHAL Zipporah Porath e-mail : zip@netvision.net.il
Tél./Fax : 972-3-635-1835 |
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