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Jérusalem: Le mont du Temple -
Le Haram esh-Sharif

19 Mar 2000
 
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Le mont du Temple -
Le Haram esh-Sharif

 
 

 

 

 

 

 

 

 

Photo: Y. Loeff

 

 

 

 

Photo: Government Press Office

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Salomon commença alors à bâtir le Temple du Seigneur, à Jérusalem, sur le mont Moriah. Cétait à lemplacement de laire de battage dAraunah le Jébuséen, le lieu prévu par David, son père.
(II Chroniques 3 : 1)

Louange à celui qui a transporté, pendant la nuit, son serviteur du Temple sacré de La Mecque au Temple éloigné de Jérusalem, dont nous avons béni lenceinte...
(Coran, sourate Al-Isra 17 : 1)

Le mont du Temple (en hébreu, Har Habayit, en arabe Haram esh-Sharif, le noble sanctuaire), site des premier et deuxième Temples, est identifié, aussi bien dans la tradition juive que dans la tradition islamique, comme le mont Moriah où Abraham offrit son fils en sacrifice (Genèse 22 : 1-18 ; Coran, sourate Al-Saffat 37 : 102-110).

Cest là que, il y a près de 3 000 ans, le roi Salomon construisit le premier Temple qui fut détruit par les Babyloniens en lan 586 avant lère chrétienne. 70 ans plus tard, les juifs, de retour dexil, édifièrent le deuxième Temple au même endroit. Le roi Hérode en fit un édifice majestueux.

Dans la tradition musulmane, ce site est aussi identifié comme le sanctuaire éloigné (en arabe, masjid al-aksa) doù le prophète Mahomet, accompagné par lange Gabriel, effectua le voyage nocturne vers le trône de Dieu (Coran, sourate Al Isra 17 : 1).

Après la destruction de Jérusalem par les Romains en lan 70, le site du Temple fut délibérément laissé à labandon, dabord par les Romains, puis par les Byzantins. Cette profanation perdura jusquen 638, date de la conquête de la ville par le calife musulman Omar ibn al-Khattab qui ordonna le déblaiement du site et la construction dune maison de prière .

Une cinquantaine dannées plus tard, le calife omeyyade Abd-al-Malik édifia le Dôme du Rocher pour abriter laffleurement du soubassement rocheux considéré comme lendroit du sacrifice sur le mont Moriah. Ce calife (ou son fils, al-Walid I) construisit aussi la grande mosquée située à lextrémité sud du Haram, appelée par la suite al-Aksa daprès le nom coranique attribué à lensemble du site.

Le dôme du Rocher (en arabe, Qubbat al-Sakhra) est lune des splendeurs architecturales du monde, et lunique sanctuaire islamique ancien subsistant intact. Le plan de lédifice est fondamentalement byzantin - des doubles déambulatoires octogonaux entourant le Rocher sacré. Ce sanctuaire, qui nest pas une mosquée, est le troisième lieu saint de lislam après la Kaaba de La Mecque et la mosquée du Prophète à Médine.

Le dôme du Rocher constitue lexpression architecturale dun islam en plein essor. Les mosaïques de verre tapissant lintérieur du cylindre et du dôme représentent des bijoux de lempire byzantin, et lune des inscriptions décoratives proclame que Dieu est Un et non trois ; et que Jésus était un apôtre de Dieu et de Sa Parole, et non Son fils.

Le lieu saint se dresse sur le site du Temple juif ou à proximité (les spécialistes sont en désaccord sur la question de savoir si cétait le Saint des Saints ou lAutel qui occupait lemplacement du Rocher). Il a même été avancé que le Temple se trouvait 80 mètres plus au nord, sur le site du petit Qubbat al-Arwah (en arabe, le Dôme des Souffles ou des Esprits) datant du XVIe siècle dans lalignement est-ouest avec lactuelle Porte dOr.

Lextérieur du dôme du Rocher a été restauré à plusieurs reprises. Les carreaux extérieurs ont été restaurés pour la dernière fois en 1963 ; le dôme en feuilles dor en 1994.

La mosquée al-Aksa, située à lextrémité sud de lesplanade du mont du Temple et reconstruite pour la dernière fois en 1035, a subi depuis de nombreuses restaurations - les plus récentes remontant à 1938-42 pour reprendre en 1969 afin de réparer les dégâts importants provoqués par un incendie allumé par un touriste chrétien déséquilibré.

Le plan du bâtiment reprend celui dune basilique : une étroite nef centrale flanquée de six nefs latérales (14 bas-côtés au début du VIIIe siècle). La décoration du mihrab (niche de prière) située dans le mur au sud était un présent du sultan Salah al-Din (Saladin). Le superbe minbar (chaire) incrusté de bois de cèdre (également offert à la mosquée par Salah al-Din) fut détruit au cours de lincendie de 1969.

Devant lentrée nord de la mosquée al-Aksa, un escalier conduit à un passage voûté jusquaux Portes de Houlda murées, qui donnaient accès à lesplanade du mont du Temple, à lépoque du deuxième Temple hérodien.

Durant les périodes mamelouke et ottomane, et jusquau milieu du XIXe siècle, les non-musulmans nétaient pas autorisés à pénétrer jusquau Haram. La première exception connue fut ordonnée par le sultan ottoman en 1862, durant la visite du prince de Galles, le futur roi Edouard VII.

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   - Carte de Jerusalem

 
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