LogoAlt
 
MFAFR     2000_2009     2001     Jan     Les droits de lhomme et lautorite de la loi

Les droits de l’homme et l’autorite de la loi

8 x 2001
 
  Allocution par conférence video du
Premier Ministre Ehud Barak
devant le Council on Foreign Relations

Le 8 janvier 2001

Remarques introductives

Je suis très heureux de pouvoir me joindre à vous à partir de Jérusalem. Merci de m'avoir invité à prononcer la conférence Leffingwell et à vous faire part de mes vues sur l'engagement d'Israël dans le processus de paix ainsi que sur notre politique ces semaines et mois derniers.

A Camp David, nous avons été en mesure, pour la première fois, de toucher aux questions les plus sensibles de toutes. La volonté d'Israël de négocier des arrangements déterminants n'a pas été mutuelle. Arafat a esquivé la discussion, choisissant de répondre aux idées du Président Clinton par une lettre de remerciements.

Les affrontements récents on débuté le 28 septembre 2000, trois jours après un dîner avec le Président Arafat à ma résidence et un jour après la conclusion d'une tournée de négociations à Washington. Au terme de ces négociations, les deux Parties avaient abouti à une entente tacite concernant la vision américaine d'un accord possible. Or, la Partie palestinienne a voulu essayer, comme on dit, de presser le citron un tour de plus.

Les idées du Président Clinton du 23 décembre 2000 visaient à un objectif historique : pour la première fois une proposition d'accord quid pro quo sur le statut permanent était mise sur la table des négociations. Les deux Parties étaient plus que jamais proches d'un accord.

Israël a annoncé qu'il serait prêt à considérer ces idées comme base de discussion à condition qu'elles deviennent une base de discussion également pour les Palestiniens. Cependant, Arafat a fait traîner les choses pendant dix jours, rendant la réalisation d'un accord quasi impossible.

Le Moyen Orient tout entier se trouve à la croisée des chemins. Tout ce qui ne sera pas accompli dans un avenir proche pourrait ne pas être accompli pour encore très longtemps. En l'absence d'un accord, toutes les parties risquent de se trouver face à l'incertitude, à l'instabilité et au défi respectif de prévenir toute déterioration de la situation.

Mon gouvernement corrobore la position exprimée dans la déclaration conjointe en clôture du sommet de Camp David : qu'aucune Partie ne doit prendre des mesures unilatérales. Nous attendons de la communauté internationale qu'elle fasse savoir son opposition à des actions unilatérales concernant le statut de la Cisjordanie et de la bande de Gaza ainsi que sur le statut permanent des questions en suspens.

En revanche, la paix ouvre à Israël, aux Palestiniens et à la région entière un horizon de stabilité, de prospérité et de croissance.

Le peuple palestinien, qui pourrait établir son Etat en Cisjordanie et dans la bande de Gaza avec Al-Kuds pour capitale, serait à même de définir sa propre destinée. La tragédie longue de cinquante-trois années des réfugiés pourrait être résolue et un nouvel avenir serait à portée de main.

Israël aurait des frontières reconnues à l'échelon international, la reconnaissance de Yeroushalam comme sa capitale, et 80 pour cent des colons seraient intégrés à l'intérieur du territoire souverain israélien. Nous aurions des arrangements sécuritaires rigoureux ainsi que d'autres mécanismes assurant la stabilité.

Le rôle prépondérant, l'engagement et la dévotion des Etats-Unis comme en témoigne le Président Clinton en personne demeurent essentiels pour la conclusion heureuse de l'accord définitif et du statut permanent.

Les deux Parties font face à des décisions historiques. Notre mission est de gagner le soutien de notre peuple pour le rêglement de ce conflit séculaire et pour garantir la stabilité régionale et la croissance. Nous devons être partenaires dans cette mission et membres d'une alliance de paix tandis que chacun s'attachera à respecter les préoccupations et besoins de l'autre.

Je suis confiant dans le maintien de l'engagement d'Israël au processus de paix basé sur le cadre conclu respectivement à Madrid, à Oslo et à Charm el Cheikh. Nous sommes déterminés à réaliser un accord sur toutes les questions en suspens portant sur le statut permanent qui, d'après la lettre que le Président Arafat avait envoyée au Premier ministre défunt Rabin le 9 septembre 1993, ne devraient être résolues uniquement par la négociation.

Il ne fait aucun doute qu'un accord permanent serait pour le mouvement sioniste le prologue d'un chapitre nouveau et palpitant dans son histoire. Mais plus que tout, ceci présagerait de nouveaux horizons riches d'opportunités pour les deux peuples, israélien et palestinien. Nous méritons tous, dans cette région, un avenir meilleur et plus sûr.

 
 
E-mail to a friend
Print the article
Add to my bookmarks
Also available in
  English
   
 
   
 
     Hebrew     
 
Copyright ©2004 The State of Israel. All rights reserved   Terms of use   Use of cookies