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Discours du Premier ministre Ariel Sharon א l-occasion de sa rencontre avec le Premier ministre belge Verhofstadt - 18-Nov-2001

18 Nov 2001
 
  Discours du Premier ministre Ariel Sharon à l'occasion de sa rencontre avec le Premier ministre belge Verhofstadt

Jérusalem, le 18 novembre 2001

(Communiqué du conseiller en communication du Premier ministre)

Je souhaite la bienvenue au Premier ministre belge, M. Guy Verhofstadt, également président du Conseil Européen et M. Romano Prodi, président de la Commission européenne. Bienvenue à Jérusalem, la capitale du peuple juif depuis plus de 3 000 ans, et la capitale unifiée et indivisible d'Israël à jamais.

Israël est une nation qui aspire à la paix. Nous avons toujours tendu la main à nos voisins en signe d'amitié, et aujourd'hui nous aimerions continuer sur le chemin de la paix.

Nous voulons la paix avec nos voisins palestiniens, une paix véritable et durable pour les générations israéliennes et palestiniennes. Israël veut la paix, mais il ne faut pas oublier que l'année passée, l'Etat d'Israël a dû faire face à une campagne de terrorisme brutal imposée par l'Autorité palestinienne. C'est le président Arafat qui est à l'origine de ce terrorisme et de cette incitation à la violence. C'est lui qui dirige cette coalition de terreur en coopération avec le Hamas, le Djihad islamique, le Hezbollah, le Fatah, les Tanzim et la garde présidentielle. A chaque fois qu'Arafat annonce à la communauté internationale qu'il arrête des terroristes, nous voyons ces mêmes terroristes traîner les rues en toute liberté, préparant des bombes et des explosifs. Heureusement pour nous, ces bombes et explosifs touchent de temps en temps ceux qui les ont placés.

Notre objectif présent est tout d'abord de parvenir à un cessez-le-feu, à un retour au calme. L'équipe de négociations que j'ai mis en place, en coordination avec le ministre des Affaires étrangères, M. Shimon Peres, conduira des négociations pour l'obtention du cessez-le-feu. Lorsque le calme sera revenu et que le terrorisme aura cessé, nous pourrons parler de paix.

J'ai affirmé dans le passé qu'en échange d'une vraie paix, l'Etat d'Israël serait prêt à faire de douloureuses concessions. Cependant, aucun compromis qui mettrait en danger la sécurité des citoyens israéliens ne sera accepté.

Les relations bilatérales israélo-européennes sont fondées sur une tradition de longue date de valeurs communes : la liberté démocratique et l'économie de marché. L'ampleur de notre commerce mutuel atteint presque vingt-cinq milliards de dollars par an et la recherche et le développement font partie des domaines de coopération. Il est important que ces relations se développent au profit de toutes les parties, en dépit des problèmes politiques ayant trait au conflit du Proche-Orient.

Les dirigeants de l'Union européenne ont un important rôle à jouer dans l'obtention de cette paix à laquelle nous aspirons tous. Je vous demande de prêter assistance au peuple palestinien en construisant des usines, établissant des infrastructures et investissant dans l'industrie palestinienne. Ne versez pas de capitaux à l'Autorité palestinienne, car ceux-ci serviraient à l'acquisition d'armes à feu qui seraient pointées sur l'Etat d'Israël. Votre rôle aujourd'hui est d'investir dans les personnes.

J'aimerais renouveler mes remerciements au Premier ministre et au président de la Commission européenne pour avoir laissé leurs problèmes de côté et consacré du temps aux nôtres. Je suis convaincu que quand cette paix tant désirée sera obtenue, nous serons heureux de vous aider en retour.

 
 
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