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Un Kaki par Jour

1 Mar 2001
 ISRAEL MAGAZINE-ON-WEB: Mars 2001
 
     
Un Kaki par Jour...
 
 

 

 

 

 

Avec l'autorisation de l'Université hébraïque de Jérusalem
 

Des recherches montrent qu'en mangeant chaque jour un kaki de taille moyenne - environ 100 g - on éloigne le médecin encore plus efficacement qu'avec la pomme traditionnelle.

Judy Siegel-Itzkovich

Le docteur Shela Gorinstein, membre du département de chimie médicinale de la faculté de pharmacie de l'Université hébraïque à Jérusalem, affirme que les kakis contiennent un cocktail d'ingrédients bénéfiques susceptibles de réduire considérablement les risques d'athérosclérose - une forme d'artériosclérose - l'encrassement des artères du coeur et du cerveau.

La plaquemine - un fruit doux ressemblant à une tomate orange à la peau luisante - était cultivée, il y a plusieurs milliers d'années en Chine où son nom était : le kaki. Elle fut introduite en France et dans d'autres pays méditerranéens au XIXe siècle, mais son existence était déjà bien connue au Moyen Orient ; elle est mentionnée à plusieurs reprises dans des textes juifs traditionnels datant du IIIe au Ve siècle. Israël possède aujourd'hui une industrie de ce fruit en plein essor, notamment dans la région du Sharon, au nord de Tel Aviv, et à l'étranger, le kaki est aussi appelé sharon.

Le docteur Gorinstein a mené cette recherche en collaboration avec le professeur Simon Trakhtenberg du département de cardiologie de l'hôpital Kaplan à Rehovot, ainsi qu'avec un groupe de spécialistes de chimie organique, des nutritionnistes et des biologistes de Pologne, Bulgarie et Espagne. La recherche a été réalisée sur 12 échantillons différents de kakis et de pommes cultivés dans le pays ; l'équipe a découvert que les kakis contiennent des concentrations nettement plus élevées que les pommes en cellulose végétale (notamment dans la peau), minéraux, polyphénols (antioxydants) et micro-éléments. Tous ces éléments sont importants pour lutter contre l'encrassement des artères cérébrales et coronaires qui peut provoquer des crises et attaques cardiaques - principale cause des décès dans le monde occidental. Les résultats de cette étude ont été publiés le 1er février 2001 dans l'édition sur Internet du Journal of Agricultural and Food Chemistry, un hebdomadaire publié par l'Association américaine de chimie.

Dans une étude antérieure, le professeur Trakhtenberg avait prouvé que les kakis améliorent le métabolisme des lipides (graisses) chez les rats ; il prévoit aujourd'hui de tester le fruit sur des patients cardiaques à l'hôpital Kaplan.

La crainte qu'une consommation excessive de kakis ne provoque des occlusions intestinales est en grande partie infondée, d'après le spécialiste de la culture des kakis, le docteur Amos Rosenfeld de l'Institut Volcani de recherches agricoles à Beit Dagan. La consommation des kakis ne présente aucun danger sauf pour un très petit groupe de personnes qui ont été opérées pour un ulcère à l'estomac , soutient le docteur Rosenfeld. Chez ces patients, un nerf de l'estomac est atteint, ce qui réduit la quantité d'acidité gastrique. Le kaki contient des substances chimiques appelées tannins qu'on trouve également dans d'autres plantes comme le thé. Comme l'estomac contient moins d'acidité, la consommation des kakis riches en tannin risque de provoquer des blocages du colon. Mais pour toute autre personne, il n'y a aucun danger. Ces fruits peuvent être consommés frais - durs ou mous - en compote ouséchés.

Le docteur Gorinstein affirme que sa recherche a été la première étude comparative des kakis et des pommes évaluant leurs vertus anti-athérosclérose.  Mais , souligne-t-elle, il est important d'inclure dans l'alimentation quotidienne d'autres fruits susceptibles eux aussi de protéger l'individu contre les maladies.

 
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