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L-exploitation d-enfants palestiniens a des fins terroristes - janvier 2003

15 x 2003
 
  L'exploitation d'enfants palestiniens à des fins terroristes

Janvier 2003

L'arrestation le 11 janvier, 2003 de deux enfants palestiniens âgés de 8 et 14 ans dans l'enceinte du Ishouv Netsarim, armés de couteaux et tentant de porter atteinte à des passants, a de nouveau porté à l'ordre du jour et ce de façon trés nette le phénomène de l'utilisation d'adolescents par les organismes terroristes dans l'objectif de perpétrer des d'attentats. Ces attentats ont entraîné la mort de citoyens israéliens alors que de nombreux autres y ont été gravement blessés. Ci après un résumé des grandes lignes d'une enquête initiée par les services de sécurité sur le sujet:

Il faut noter qu'une grande partie des adolescents et enfants ayant été arrêtés par les forces de sécurité l'ont été avant même d'avoir accompli l'acte terroriste projeté. Les organisations terroristes tirent avantage de l'image candide d'enfants et d'adolescents n'évoquant aucun sentiment de crainte et pouvant accéder avec une plus grande aisance aux endroits fortement peuplés. Par ailleurs, les adolescents et enfants qui n'ont pas encore atteint l'âge de la maturité sont considérés comme étant plus facilement influençables et ainsi représentent une réserve idéale pour les organisations terroristes quant au recrutement de terroristes suicidaires potentiels.

Les organisations terroristes qui ont en charge le recrutement de ces même enfants et adolescents en leur promettant qu'à leur mort ils recevront la clé du paradis, les arrachent à leurs maison et familles et sous couvert d'une légitimité religieuse ou nationale les incitent à la réalisation d attentats.

Salah Shehadeh, chef du Hamas dans la bande de Gaza qui a été tué dernièrement, s'est exprimé dans un entretien diffusé sur le site internet "Islam on line" le 26 mai 2002, concernant l'usage des enfants dans les agissements terroristes. Il y explique de quelle façon les enfants sont formés à l'accomplissement d' attentats, comment ils sont recrutés dans les sections spéciales de la branche armée de l'organisation en question, comment leur est enseigné la culture du Jihad et de quelle manière ils apprennent à distinguer le bien du mal. En outre, ce genre de discours constitue une source d'influence fondamentale pour les parents prêts à envoyer leurs enfants réaliser des attentats.

Le 27 juin 2002, la télévision palestinienne a diffusé un film, titré: "Les enfants amoureux de la Nation et la mort des Saints", au cours duquel a été interviewé le Dr. Fadjil Abu Hin, professeur en psychologie, s' exprimant sur le phénomène grandissant de la contribution d'enfants à des évènements violents. Abu Hin insiste sur le fait que le mot "shahada" est porteur de nombreuses significations, pour l'enfant palestinien en particulier et pour la société islamique en général, plus encore s'il est question de la vie d'un homme et de sa mort. L'enfant palestinien comprend que par le biais de la "shahada" (martyrisation) il peut atteindre un certain honneur, une admiration incontestable et cela l'incite encore davantage à jouer un rôle actif dans ces évènements. Abu Hin présente une enquête effectuée à l'université islamique de Gaza en avril 2001 sur 1000 adolescents habitants de la bande de Gaza, ayant entre 9 et 16 ans et selon laquelle 45% des interrogés déclarent avoir activement participé à des évènements violents, tandis que 73% d'entre eux ont affirmé qu'ils auraient aimé être des martyrs. Ces données montrent de façon très claire qu'il existe une radicalisation chez les enfants et adolescents des territoires qui sont facilement recrutés par les organisations terroristes pour l'accomplissement d'attentats. Durant la diffusion du film, la narratrice affirme que " les curs des enfants palestiniens ne sont pas uniquement remplis de craintes et de peurs mais aussi de la volonté d'atteindre la "shahada" et que la "shahada" est devenue un but suprême, glorifié par la nouvelle génération et est devenue l'objectif principal de nombreux enfants persuadés que c'est le moyen de parvenir à un statut social notable et de faire perpétuer son souvenir au sein du peuple.

Les médias palestiniens ne sont pas seuls à constituer une source d'exhortation a la haine pour les enfants et adolescents, cette influence est aussi véhiculée dans le cadre des établissements éducatifs et des camps d'été ou les jeunes subissent un véritable "lavage de cerveau". Dans ces encadrements sont diffusés aux enfants les messages islamiques appelants à l'incitation à la haine et au soutien au Jihad à l'encontre d'Israël. Au début du mois de juillet l'association islamique à gaza a commencé à mettre en uvre ses centres de vacances, sous la dénomination " Centres de vacances des shaidims de l'Intifada d'Al Aqsa". Le 2 juillet, le journal Al Quds rapporte les propos du Sheikh dr. Ahmed Bakhar, directeur de l'association islamique, expliquant que la direction de l'association a fait tout ce qui était en son pouvoir pour que ces centres soient maintenus malgré la poursuite du conflit et cela en conservant la foi dans les valeurs professées par ces centres aux enfants palestiniens.

De la même façon il est précisé qu'il existe un intérêt grandissant des enfants demandant à participer aux camps du Hamas durant lesquels ils reçoivent des vêtements, des chaussures, des cahiers et une approche chaleureuse de la part des organisateurs.

Selon lui, de nombreux enfants, même laïques, participent à ces camps, en raison du grand nombre d'activités qui leur sont proposées par l'organisation. En plus de cela, ils proposent aux enfants l'apprentissage de l'histoire de l'islam, enseignement agrémenté par les photos des shaidims présentes en tous endroits comme d'autant plus d'arguments pour implanter dans ces petits cerveaux les graines de la haine anti-israélienne.

La direction politique, en coopération avec le ministère de la jeunesse de l'Autorité Palestinienne organise elle aussi des camps d'été dont le but est l'incitation des enfants à la haine, leur mobilisation contre Israël et leur formation à l'utilisation des armes, toujours dans l'objectif de la réalisation future d'actions terroristes contre Israël.

Il est important de souligner également, dans cette même logique, un autre phénomène: celui du comportement des parents permettant à leurs enfants, parfois même les incitant, à se transformer en shaidims. De plus en plus de ces cas se présentent, montrant des enfants participant à des cortèges et processions variées vêtus de fausses ceintures d'explosifs et portant les inscriptions affirmant leur qualité de shaidims. Nous ne pouvons nous empêcher de nous souvenir de l'image de ce bébé portant autour du corps une ceinture d'explosifs et sur le front une bande de tissus sur laquelle est inscrite sa consécration à Allah, trouvée dernièrement à Hébron.

Il est évident que ce genre de phénomène a une conséquence dévastatrice sur l'éducation des enfants, les abreuvant de la culture du Jihad et les transformant en matière facile à conditionner et à mettre au service des organisations terroristes dont l'objectif annoncé est la réalisation d'attentats.

Hélas les enfants ne sont pas les seuls à être abusés par les terroristes. Il est fait usage des objets utilisés par les enfants, dans le périmètre même des écoles, en vue de dissimuler des activités terroristes.

Au cours d'enquêtes des Services Généraux de Sécurité Israéliens et dans le cadre de découvertes faites par les forces de sûreté, il ressort que ces diverses organisations font usage d'accessoires et objets divers appartenant aux enfants, tels que des cartables ou des jouets, afin d'y camoufler des charges explosives. Ces objets dont l'aspect apparemment naïf et ne pouvant évoquer le moindre soupçon, deviennent alors susceptibles de contenir des explosifs et sont destinés à atteindre des cibles israéliennes et des civils. Ce fut le cas par exemple au cours de l'action menée par l'armée israélienne dans la ville de Kalkilya le 26 avril dernier, dans laquelle fut découverts trois laboratoires contenant des explosifs, des bombes prêtes à l'emploi, des grenades et des armes. Dans l'un de ces laboratoires a été retrouvé un cartable d'écolier à l'intérieur duquel des charges explosives prêtent à être déclanchées.

Des activistes notables d'organisations terroristes ont indiqués, au cours de leur interrogatoire par les Services Généraux de Sécurité Israéliens, qu'ils ont pour habitude d'établir leurs laboratoires près des écoles et jardins d'enfants afin de déguiser leurs activités. En agissant de la sorte ces organisations mettent en danger la vie des enfants palestiniens. Salim Hadje, activiste notoire du Hamas en Samarie, au cours de l' "Opération Bouclier", a reconnu au cours de son interrogatoire que le laboratoire en question était bien situé près d'une école et que les activistes de ce laboratoire était déguisés en élèves, portant livres et cartables. Ont été trouvés dans le laboratoire des éprouvettes, divers objets d'expérimentation, des masques à gaz et des matériaux servant à la confection de matière explosive. Ils avaient l'habitude d'aérer le laboratoire en ouvrant grand les fenêtres. La position du laboratoire près de l'école a exposé les élèves à de nombreux dangers d'explosion des charges qui y étaient contenues et aux risques qu'auraient pu causés de possibles accidents survenus au cours des expérimentations. C'est ainsi que les terroristes ont tiré partie de l'apparence naïve d'enfants pour, sur un lieu d'enseignement, maquiller et dissimuler leurs activités.

De la même façon, Ahmed Muarbi, activiste notoire des Tanzims à Bethléem, arrété le 27 mai 2002, a reconnu lors de son interrogatoire aux Services Généraux de Sécurité Israéliens que l'emplacement de son laboratoire se situait bien dans le camp de refugiés Dehaishe à proximité d'un jardin d'enfants. Ahmed et ses associés avaient l'habitude d'y préparer des explosifs et d'y faire des expériences.

Tous les actes dont il est ici rendu compte sont absolument contraires a toutes les normes internationales, mettent en dangers les enfants palestiniens et, de même qu'ils sont passibles d'une dénonciation claire et forte, il serait juste et nécessaire de faire pression sur les palestiniens pour qu'ils cessent ces activités sans délai.

 
 
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