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Israël- le Conflit et la Paix- Réponses à des questions souvent posées

5 Nov 2003
 
  Israël, le Conflit et la Paix:
Réponses à des questions souvent posées
(Novembre 2003)

Introduction

Le conflit

  • Qu'est-ce qui a provoqué l'actuelle vague de terrorisme palestinien ?
  • Comment le terrorisme peut-il être stoppé ?
  • Pourquoi les enfants sont-ils impliqués dans la violence ?
  • Les opérations ciblées sont-elles justifiées ?
  • Qu'était la houdna  ?
  • Qu'est-ce que la clôture de sécurité ?
  • Quelle est la situation humanitaire des Palestiniens ?
  • Quelle est la revendication du  retour  pour les réfugiés palestiniens ?
  • Le terrorisme palestinien fait-il partie du terrorisme international ?
  • Pourquoi le Hezbollah continue-t-il à attaquer Israël ?

    La paix

  • Comment parvenir à la paix ?
  • Comment Israël considère-t-il la  feuille de route  ?
  • Quelle est la position d'Israël sur l'Etat palestinien ?
  • Pourquoi Arafat n'est-il pas un partenaire pour la paix ?
  • Comment l'incitation à la violence nuit-elle à la paix ?
  • Quel doit être le rôle du monde arabe ?

    Délégitimation et antisémitisme

  • L'antisionisme diffère-t-il de l'antisémitisme ?
  • Qu'est-ce que la négation de la Shoah ?
  • Pourquoi assiste-t-on à une recrudescence des incidents antisémites ?
  • La communauté internationale traite-t-elle Israël impartialement ?
  • Les médias couvrent-ils le conflit avec objectivité ?

    Questions fondamentales

  • Qu'est-ce que le sionisme ?
  • Pourquoi Israël est-il un Etat juif ?
  • Quel est le statut de Jérusalem ?
  • Quel est le statut des territoires ?
  • Les implantations israéliennes sont-elles légales ?
  • Comment les valeurs démocratiques sont-elles protégées en Israël ?

    Appendice

  • La Déclaration d'indépendance d'Israël
  • La Résolution 242 du Conseil de sécurité de l'ONU


    Introduction

    Au cours des trois années écoulées, Israël a subi des attentats terroristes d'une ampleur sans précédent. Ses citoyens ont été contraints de vivre dans la peur quotidienne de périr dans un attentat-suicide ou sous les balles de terroristes palestiniens. Plus de 900 Israéliens ont déjà péri et plusieurs milliers sont mutilés ou psychologiquement marqués à vie.

    La confrontation violente qui se déroule depuis septembre 2000 est encore plus tragique compte tenu du fait qu'un règlement pacifique était à portée de main avant le déclenchement de la violence. Si, à Camp David, durant l'été 2000, les dirigeants palestiniens avaient choisi la voie des négociations et du compromis, Israéliens et Palestiniens vivraient aujourd'hui pacifiquement côte à côte.

    Bien que les victimes du terrorisme aient suscité une certaine sympathie dans le monde, le droit inaliénable d'Israël à se défendre contre les attentats terroristes a été remis en question. Israël fait également l'objet d'une campagne internationale visant à délégitimer son existence même. En outre, certains aspects fondamentaux concernant Israël sont de plus en plus déformés ou méconnus.

    La présente brochure expose le point de vue d'Israël sur les questions le plus fréquemment posées ayant trait au pays, au conflit et aux efforts investis pour parvenir à une solution pacifique.

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    Le conflit

    t Qu'est-ce qui a provoqué l'actuelle vague de terrorisme palestinien ?



    ©Sasson Tiram 
    Attentat-suicide au café Hillel à Jérusalem (9 septembre 2003)

    L'actuelle vague de terrorisme, qui a débuté en septembre 2000, est le résultat direct d'une décision stratégique des Palestiniens de faire prioritairement usage de la violence - plutôt que de négocier - pour promouvoir leur cause. Bien que les Palestiniens affirment le contraire, la prétendue  occupation  par Israël des territoires n'est pas la véritable cause du terrorisme, et les négociations auraient pu résoudre pacifiquement tous les aspects du conflit israélo-palestinien bien avant le début de la violence.

    Au début de la vague de violence et de terrorisme en septembre 2000, les Palestiniens ont commencé par affirmer qu'il s'agissait d'une réaction spontanée à la visite sur le mont du Temple d'Ariel Sharon, alors chef de l'opposition. Or, des déclarations ultérieures de dirigeants palestiniens dans les médias en arabe contredisent cette affirmation. D'ailleurs, le rapport de la commission Mitchell composée de dirigeants américains et européens ne soutient pas cette première affirmation palestinienne. Par la suite, les porte-parole palestiniens ont changé de tactique et ont proclamé que la violence venait en réaction à  l'occupation  par Israël de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.


    Autobus attaqué dans une embuscade sur la route d'Eilat à Béer Shéva (17 mars 1954)



    Vestiges calcinés de l'autobus No 18 à Jérusalem après un attentat-suicide, à l'intersection des rues Sarei Yisrael et Jaffa
    (25 février 1996)

    Cette affirmation ignore les événements qui se sont produits avant et après 1967 (lorsque Israël prit le contrôle de ces territoires au cours d'une guerre d'autodéfense), événements qui prouvent que  l'occupation  n'est pas la véritable cause du terrorisme palestinien. Non seulement le terrorisme palestinien a précédé la présence d'Israël en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, mais il a souvent sauvagement frappé à des moments, comme en 1994 et 1996, où le processus de paix enregistrait les plus grands progrès. L'histoire du terrorisme palestinien montre à l'évidence que ce n'est pas à la présence d'Israël dans les territoires que s'opposent les terroristes - ils s'opposent à toute forme de paix avec Israël.

    En fait, l'actuelle vague de terrorisme a commencé peu après les intenses négociations menées au plus haut niveau en vue de trouver une solution définitive au conflit israélo-palestinien. En juillet 2000, un sommet pour la paix au Moyen-Orient fut organisé à Camp David à l'initiative du président américain Bill Clinton, avec la participation du président de l'Autorité palestinienne Yasser Arafat et du premier ministre d'Israël Ehoud Barak. Au cours de ce sommet, Israël exprima sa volonté de procéder à des compromis sans précédent, d'une portée considérable afin de parvenir à un accord applicable et durable. Yasser Arafat choisit cependant de rompre les négociations sans même présenter ses propres propositions. Le sommet fut donc ajourné, le président Clinton dénonçant sans ambages la responsabilité d'Arafat dans cet échec.

    Israël n'en continua pas moins à rechercher une paix négociée. Au cours des négociations de Taba, en janvier 2001, le gouvernement israélien informa les Palestiniens de sa volonté de procéder à d'autres compromis pour parvenir à la paix. Inexplicablement, les Palestiniens rejetèrent à nouveau une solution pacifique. Ultérieurement, les affirmations palestiniennes dénigrant les propositions de Camp David et de Taba furent réfutées par la plupart des responsables américains participant aux négociations. Le 22 avril 2002, au cours d'une interview télévisée, l'ancien envoyé spécial des Etats-Unis, Dennis Ross, qualifia l'accusation selon laquelle la Cisjordanie allait être divisée en cantons de  totalement fausse , soulignant que le territoire proposé  était d'un seul tenant .

    Israël s'était déjà déclaré disposé à prendre des risques considérables pour la paix. Dans le cadre du traité de paix avec l'Egypte, il a restitué la péninsule du Sinaï, une région qui avait conféré à Israël une importante profondeur stratégique. Au cours des négociations menées depuis septembre 1993, Israël s'est montré extrêmement compréhensif envers les aspirations palestiniennes en Cisjordanie et à Gaza. Il a négocié la création, dans les territoires, d'une Autorité palestinienne (AP) qui a progressivement étendu ses attributions et ses pouvoirs. En fait, après des retraits israéliens considérables, l'AP administrait une grande partie du territoire et 98% de la population palestinienne de Cisjordanie et de Gaza.

    Il est évident que l'actuelle vague de terrorisme palestinien, qui a commencé après l'échec du sommet de Camp David, n'a rien à voir avec une action palestinienne spontanée pour  résister à l'occupation . Les dirigeants palestiniens ont pris la décision stratégique d'abandonner la voie de la paix et, tactiquement, d'utiliser prioritairement la violence au service de leur politique. Cette décision a miné les fondements du processus de paix, à savoir que la solution devait reposer sur un compromis plutôt que sur l'intransigeance, et sur les négociations plutôt que sur la violence. Si les Palestiniens ont commencé à affirmer que c'est la présence d'Israël dans les territoires qui est à l'origine du terrorisme, c'est parce qu'ils tentent désespérément de détourner les critiques après le rejet par Arafat des propositions de paix d'Israël. C'est rapidement devenu une excuse pour l'inexcusable - le meurtre aveugle de civils innocents. Les attentats terroristes ne pourront jamais être justifiés et ils sont d'autant plus tragiques que les questions en litige auraient pu être réglées par la négociation. L'occasion avait été offerte à l'Autorité palestinienne de résoudre le conflit par la négociation. Or, le rameau d'olivier tendu par Israël a été accueilli par une grêle de balles et un déluge d'attentats-suicides. Le principal obstacle à la paix n'est pas l'absence d'un Etat palestinien, mais l'existence du terrorisme palestinien.

    Contrairement à ce qu'affirment les Palestiniens, la décision délibérée de l'AP d'utiliser la violence comme outil politique est l'unique raison de la vague de terrorisme qui a commencé en septembre 2000. C'est cette décision qui a causé la mort de plus de 900 Israéliens et qui a gravement porté atteinte aux rêves de paix d'Israël avec ses voisins palestiniens.

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    t Comment le terrorisme peut-il être stoppé ?

    Une paix véritable et durable ne peut être obtenue que par un règlement négocié. Mais, pour que les négociations aient des chances d'aboutir, le terrorisme palestinien doit prendre fin.

    Au cours des trois années écoulées, Israël a été soumis à une vague de terrorisme qui a causé la mort de plus de 900 personnes et en a blessé plusieurs milliers. Les citoyens israéliens vivent dans la peur quotidienne d'être assassinés dans des attentats-suicides, par des voitures piégées et des terroristes armés. Des lieux saints juifs ont été profanés et détruits, et des fidèles juifs ont péri dans des explosions.

    Le gouvernement d'Israël a le devoir de protéger la vie de ses citoyens. Il n'en demeure pas moins que la lutte contre le terrorisme pose un sérieux dilemme au pays. En tant qu'Etat démocratique, Israël doit s'attacher à trouver l'équilibre voulu entre les impératifs de sa sécurité et sa volonté de maintenir les valeurs démocratiques et les libertés qui lui sont chères. Il n'est jamais aisé pour une démocratie en guerre de parvenir à un tel équilibre. Pour Israël, la tâche est d'autant plus difficile que les terroristes palestiniens auxquels il est confronté ne respectent ni la vie humaine, ni le droit. Ils ne visent pas seulement des citoyens israéliens ; ils s'abritent également derrière la population civile palestinienne, assurés que toute victime palestinienne sera imputée à Israël, quelle que soit la partie responsable.

    Afin de combattre efficacement le terrorisme tout en limitant au minimum les atteintes à la population palestinienne, Israël emploie diverses méthodes défensives. Les mesures de sécurité passive, qui comprennent les barrages routiers et le couvre-feu, ainsi que la clôture de sécurité, visent à limiter la liberté de mouvement des terroristes. Malheureusement, la vie quotidienne de nombreux Palestiniens est également affectée par ces mesures. Cependant, pour regrettables qu'ils soient, les désagréments suscités par la clôture de sécurité ou les barrages routiers ne peuvent être comparés aux dommages irréversibles causés à des vies innocentes par le terrorisme.

    Lorsque ces mesures passives ne suffisent pas, des mesures de sécurité actives sont prises contre les terroristes. Même dans ce cas, Israël s'efforce de causer le moins de torts possible aux passants. Israël a constamment tenté de limiter l'usage de la force militaire. Par exemple, il a attendu 18 mois avant de lancer des opérations militaires d'envergure contre le terrorisme. Ce n'est qu'après des attentats-suicides quasi quotidiens en mars 2002, culminant avec le massacre du soir de la Pâque, qu'Israël n'a plus eu le choix.

    Il n'est jamais aisé pour un pays démocratique de combattre le terrorisme. Cette mission est rendue encore plus difficile lorsque l'Etat est soumis à une pression internationale exercée pour qu'il se conforme à des normes impossibles. Presque chaque mesure défensive adoptée par Israël - qu'il s'agisse de mesures de sécurité passives, de démarches juridiques ou d'une action militaire indispensable - a fait l'objet de critiques internationales. Israël continuera à préserver ses valeurs démocratiques ; il doit cependant aussi protéger la vie de sa population civile.

    Une critique abusive et partiale d'Israël ne fait qu'encourager le terrorisme palestinien. Bien qu'ils en aient pris l'engagement, les Palestiniens doivent encore abandonner leur lutte armée. Les chances de parvenir à la paix seraient accrues si la communauté internationale approuvait le droit d'Israël à l'autodéfense tout en faisant clairement comprendre aux dirigeants palestiniens l'inanité du terrorisme. Une pression internationale doit être exercée sur les Etats qui financent et soutiennent le terrorisme palestinien, et les fonds aux organisations terroristes doivent être coupés. Ce n'est que lorsque les Palestiniens finiront par renoncer au terrorisme et s'engageront véritablement à résoudre les différends politiques par la négociation que la paix sera possible.

     
     

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    t Pourquoi les enfants sont-ils impliqués dans la violence ?

    Au lieu de dispenser une éducation pour la paix, comme le fait Israël, les dirigeants palestiniens encouragent leurs jeunes à participer activement à la violence. Au lieu d'investir tous les efforts pour protéger les enfants, comme le fait Israël, les terroristes palestiniens visent délibérément des jeunes Israéliens.

    Israël s'attache à éduquer ses enfants à la tolérance et à la coexistence, en leur enseignant à respecter tous les peuples, conformément à ses valeurs et ses idéaux démocratiques. Dans leurs écoles et par les médias, les enfants israéliens sont éduqués à considérer la recherche de la paix comme l'idéal le plus élevé. Israël estime que la clé d'une paix véritable et durable réside dans l'éducation de la jeune génération, des Israéliens comme des Palestiniens, à vivre côte à côte.

    Par contre, l'Autorité palestinienne a délibérément créé une culture de la haine qui encourage les enfants palestiniens à participer activement à des activités violentes. Elle entraîne les enfants à l'usage des armes et crée une atmosphère qui les prépare à perpétrer des attentats-suicides. La plupart des victimes parmi les jeunes Palestiniens sont dues à leur participation directe à la violence ou par suite d'affrontements entre Israël et des terroristes qui se cachent au sein de la population palestinienne. L'Autorité palestinienne ne tente pas de protéger les enfants palestiniens, elle a plutôt choisi de les exploiter à des fins de propagande.

    Shaked Avraham, assassiné pendant le repas du Nouvel An juif (26 septembre 2003)


    Photo d'un enfant palestinien vêtu comme terroriste prét à perpétrer un attentat-suicide (Hebron, juin 2002)

    Les écoles de l'Autorité palestinienne, les colonies de vacances, les mosquées et les médias officiels participent tous à l'élaboration de cette culture de la haine. L'utilisation cynique des enfants comme des pions dans le conflit commence dans le système scolaire. Au lieu d'éduquer les enfants à la paix, comme le fait Israël, les manuels scolaires palestiniens enseignent ouvertement la haine d'Israël et du peuple juif. Le matériel scolaire est utilisé pour inspirer le culte des auteurs d'attentats à la bombe, en préparant ainsi psychologiquement les enfants palestiniens à suivre leurs traces. Les enfants reçoivent des armes qu'ils doivent arborer dans les rassemblements anti-israéliens et sont habillés comme les terroristes perpétrant des attentats-suicides. Les mouvements de jeunesse et les colonies de vacance officielles de l'AP enseignent aux enfants à devenir des guerriers saints, en les instruisant dans le maniement des armes à feu.

    Ce culte du martyre inspire les enfants palestiniens à participer de plus en plus activement à la violence. L'âge moyen des auteurs d'attentats-suicides a chuté et les attentats perpétrés par des adolescents deviennent de plus en plus fréquents. De jeunes enfants, dont certains font à peine leurs premiers pas, sont utilisés pour couvrir le transport d'armes et d'explosifs.

    La manipulation des enfants par l'Autorité palestinienne, abondamment décrite par les médias, constitue une violation des conventions et traités internationaux destinés à protéger les enfants dans des situations de conflit armé. L'odieuse exploitation des enfants par l'AP est à la fois immorale et illégale.


    ©Flash 90 
    Jeune fille blessée dans l'attentat-suicide perpétré contre l'autobus no 2 dans le quartier Shmouel Hanavi à Jérusalem (19 août 2003)

    Le fait de prendre pour cible des enfants dans des attentats terroristes viole également les lois et les normes internationales. Au cours des dernières décennies, plusieurs centaines d'enfants israéliens ont été tués ou blessés dans d'innombrables attentats terroristes. Il ne s'agissait pas de victimes accidentelles de la violence, mais de victimes intentionnelles et privilégiées des terroristes palestiniens. Les enfants israéliens sont délibérément pris pour cible par des tireurs palestiniens embusqués et des poseurs de bombes sur les bas-côtés des routes. Des adolescents ont été matraqués et lapidés à mort par des terroristes alors qu'ils se promenaient à proximité de chez eux. Les auteurs d'attentats-suicides ont assassiné plus de 70 enfants depuis septembre 2000, choisissant de frapper dans les endroits très fréquentés par la jeunesse : discothèques, arrêts d'autobus, fast-foods et centres commerciaux. Ces terroristes se tenaient devant leurs jeunes victimes, y compris des bébés, avant de décider de déclencher leurs explosifs. Dans l'un des actes terroristes les plus horribles - l'attentat-suicide perpétré contre un autobus à Jérusalem le 19 août 2003, parmi les victimes, 7 enfants ont trouvé la mort et 40 autres ont été blessés.

    La souffrance d'un enfant est quelque chose de tragique et douloureux, et il faut tout faire pour protéger les enfants - israéliens et palestiniens - de la violence. Les écoles et les médias palestiniens doivent cesser de prôner l'incitation à la violence et à la haine et se joindre à Israël pour former la nouvelle génération à vivre en paix.

     
     

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    t Les opérations ciblées sont-elles justifiées ?

    Tant que l'Autorité palestinienne ne fera rien pour stopper les attentats terroristes, Israël n'a pas d'autre choix que d'intervenir pour les prévenir, notamment par des opérations contre-terroristes ciblées. En vertu du droit international, les individus qui participent activement aux hostilités constituent des cibles militaires légitimes.

    Dans les accords signés avec Israël, l'Autorité palestinienne s'est engagée à cesser toute violence, à arrêter les terroristes, à démanteler l'infrastructure terroriste, à récupérer les armes illégales et à mettre fin à l'incitation à la violence. Cependant, plus d'une décennie s'est écoulée depuis les accords d'Oslo de 1993 et l'AP n'a rien fait pour respecter ses engagements ; elle a, au contraire, activement encouragé et soutenu le terrorisme. Ce terrorisme vise délibérément les civils. L'inaction de l'Autorité palestinienne face à l'intensification de l'activité terroriste dans les régions placées sous son contrôle, ainsi que son soutien actif à cette violence, ne laissent pas d'autre alternative à Israël que de mener l'action nécessaire pour empêcher les attentats terroristes.

    Or, au cours des trois dernières années, les forces de sécurité d'Israël ont été confrontées à un insoutenable dilemme : comment préserver les valeurs démocratiques d'Israël et les règles d'un conflit armé lorsqu'on combat des terroristes déterminés à transgresser la moindre norme de comportement civilisé. Israël a désespérément cherché des moyens de stopper efficacement les terroristes qui se cachent parmi la population palestinienne sans porter atteinte à des Palestiniens innocents.

    Chaque fois que c'est possible, des opérations israéliennes sont menées pour appréhender les terroristes et leurs complices afin de les traduire en justice. Dans une petite minorité de cas, les arrestations sont impossibles, principalement parce que les terroristes et leurs meneurs trouvent refuge au coeur des zones placées sous le contrôle de l'AP. Lorsque ceci se produit et que pèse une menace terroriste flagrante, Israël est contraint de prendre des mesures préventives, notamment des opérations ciblées de contre-terrorisme visant à empêcher les terroristes de perpétrer des attentats.

    Le droit international en général et le droit sur les conflits armés en particulier reconnaissent que les individus qui participent directement aux hostilités ne peuvent revendiquer une immunité. En prenant l'initiative d'agressions armées et en y participant, ces individus se désignent eux-mêmes comme combattants et renoncent à une telle protection juridique. Dans les organisations terroristes comme le Hamas et le Djihad islamique, il n'existe pas de division véritable entre la branche dite politique et la branche militaire - les chefs des différentes sections de l'organisation étant tous activement impliqués dans la commandite et la préparation des attentats terroristes ; ils peuvent donc légitimement être considérés comme des cibles militaires. De même, un individu qui devient un combattant est considéré comme demeurant un combattant jusqu'à la fin des hostilités et pas seulement au moment précis où il perpètre un attentat.

    Pendant plus de trois ans, civils et soldats israéliens ont été la cible de plusieurs milliers d'attentats violents planifiés, potentiellement mortels, dont un petit pourcentage seulement a été mentionné dans les médias. Il s'agit d'attentats-suicides, de tirs, d'émeutes violentes, de lynchages, de bombes incendiaires, d'embuscades sur le bord des routes, de tirs de mortiers et d'explosions à la voiture piégée visant les civils. Les Palestiniens ont également tenté - heureusement en vain - de perpétrer des actes de  méga-terrorisme , notamment un attentat contre les installations de stockage de gaz et de carburant de Pi Glilot près de Tel Aviv et un camion piégé contre les tours les plus hautes de Tel Aviv. A cette date, plus de 900 Israéliens ont été tués et plusieurs milliers ont été blessés par suite de cette violence.

    Dans ces conditions pénibles, les Forces de défense d'Israël ont agi avec la plus grande retenue possible, n'intervenant que si leur inaction aurait provoqué la perte de vies innocentes. Israël s'efforce toujours d'utiliser le minimum de force pour prévenir le terrorisme, en agissant conformément aux principes et à la pratique des conflits armés. Il prend soin de ne viser que ceux qui sont responsables de la violence et fait tout son possible pour éviter de porter atteinte à des civils innocents. Par contre, les terroristes palestiniens visent délibérément des civils innocents et utilisent des armes destinées à provoquer le plus grand nombre possible de morts et de blessés.

    Le gouvernement israélien regrette la perte de toute vie humaine, juive ou arabe, dans l'actuelle vague de violence. Les attentats terroristes ont à la fois causé la mort d'innocentes victimes et gravement atteint le processus de paix. Le terrorisme demeure le principal obstacle à la paix et il est impératif que la violence prenne fin afin que les deux parties puissent reprendre des négociations constructives. Une solution juste et viable ne peut être trouvée que par la voie du dialogue et non dans un conflit armé. Cependant, si le terrorisme continue, il incombe sans conteste à Israël de se défendre et de protéger ses citoyens.

    En dernière analyse, les dirigeants palestiniens, qui ont pris l'initiative de la violence et refusent d'y mettre fin, sont responsables des victimes. Si la violence et le terrorisme palestiniens cessent, Israël n'aura aucune raison de prendre des contre-mesures préventives.

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    t Qu'était la  houdna  ?

    Le 29 juin 2003, après des négociations avec l'Autorité palestinienne, les organisations terroristes palestiniennes ont proclamé une houdna, terme qui a été interprété à l'étranger comme un cessez-le-feu. Or, une houdna est une trêve temporaire des combats destinée à gagner du temps à se regrouper et à se réarmer. Environ deux mois plus tard, après une série d'attentats terroristes, les organisations terroristes palestiniennes ont déclaré que la houdna avait pris fin.

    D'après la première phase de la  feuille de route , l'Autorité palestinienne doit mettre fin au terrorisme en démantelant l'infrastructure terroriste, en confisquant les armes illégales et en arrêtant ceux qui sont impliqués dans la planification et la perpétration des attentats terroristes. La houdna, cependant, était un accord interne palestinien que l'Autorité palestinienne exploita pour se dérober à ses obligations de combattre le terrorisme en application de la  feuille de route . La houdna a été utilisée par les organisations terroristes elles-mêmes, notamment le Hamas et le Djihad islamique, comme un stratagème tactique leur permettant de gagner du temps pour reprendre des forces lors de la prochaine série d'attentats. La houdna a servi aux organisations terroristes palestiniennes de couverture pour planifier de nouveaux attentats, creuser des tunnels pour acheminer clandestinement des armes, augmenter la portée des roquettes Kassem, se regrouper et entraîner leurs forces.

    Interprété à l'étranger comme un cessez-le-feu, le terme houdna était considéré par les groupes terroristes et leurs partisans dans le monde arabe comme une simple trêve tactique dans le droit fil de l'histoire islamique. En l'an 628, considérant que ses forces étaient trop faibles pour venir à bout des tribus rivales Qoraysh, le prophète Mahomet conclut avec elles une trêve de dix ans (houdna) connue sous le nom de pacte d'Hudaybiya. Moins de deux ans plus tard, s'étant renforcées, les armées musulmanes attaquèrent les tribus Qoraysh et remportèrent la victoire, permettant ainsi à Mahomet de conquérir La Mecque. Depuis cette époque, les musulmans donnent au terme houdna le sens de trêve tactique destinée à permettre un rétablissement favorable de l'équilibre des forces. Lorsque ce rétablissement est acquis, la trêve peut être rompue. L'adoption par les groupes terroristes palestiniens du terme houdna, ne fut donc pas fortuit.


    ©Sasson Tiram 
    Vestiges du carnage: l'attentat-suicide de l'autobus no du quartier Shmouel Hanavi à Jérusalem
    (19 août 2003)

    Le Hamas et le Djihad islamique avaient déclaré que leur houdna durerait trois mois, alors que le Fatah annonçait une houdna de six mois. Ils n'ont cependant pas attendu l'expiration de ces délais pour reprendre le terrorisme. Après la proclamation de la houdna, fin juin, et avant l'attentat-suicide de la mi-août contre un autobus de Jérusalem, 6 Israéliens et un ressortissant étranger avaient été assassinés dans des attentats terroristes et 28 avaient été blessés : 180 attentats terroristes ont été perpétrés, notamment 120 tirs ; 40 attentats terroristes ont été déjoués par Israël. L'explosion de l'autobus de Jérusalem, le 19 août, a causé la mort de 23 personnes, dont 7 enfants, et en a blessé 133 autres, dont 40 enfants. Il était évident que les organisations terroristes n'avaient jamais eu l'intention d'appliquer un véritable cessez-le-feu, et encore moins de mettre fin au terrorisme.

    Israël a, en conséquence, déclaré qu'il n'accepterait pas une nouvelle houdna. Ce n'est qu'en respectant les exigences de la  feuille de route , à savoir, le démantèlement de l'infrastructure et des organisations terroristes, ainsi qu'en cessant l'incitation à la violence que les Palestiniens rempliront leurs engagements.

     
     

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    t Qu'est-ce que la clôture de sécurité ?

    La clôture de sécurité actuellement en construction entre les Palestiniens de Cisjordanie et les centres de population israéliens est une mesure défensive. Elle est destinée à empêcher les terroristes de perpétrer des attentats en Israël. La clôture n'annexe aucun territoire à Israël et ne détermine aucune frontière. Son tracé a été choisi en fonction de considérations sécuritaires et topographiques, et tout a été fait pour réduire au maximum les perturbations de la vie quotidienne de la population palestinienne locale.

    Depuis septembre 2000, la quasi-totalité des attentats terroristes palestiniens qui ont coûté la vie à plus de 900 Israéliens ont été fomentés en Cisjordanie. Les centres palestiniens du terrorisme sont souvent situés à courte distance des centres de population israéliens. Israël a cherché le moyen d'éviter l'infiltration des terroristes et de leurs armes dans ses localités. La décision de dresser cette clôture de sécurité n'a été prise qu'après la recherche d'autres options, sans que l'on puisse stopper les attentats terroristes meurtriers.

    La clôture de sécurité est une mesure défensive qui a pour objectif unique de dresser un obstacle matériel sur le chemin des terroristes et empêcher leur infiltration en Israël. Une clôture similaire existe déjà à Gaza - construite en vertu de l'accord Gaza-Jéricho signé en 1994 par Israël et l'OLP - et son efficacité à prévenir des attentats terroristes est avérée.

    L'établissement de cette clôture de sécurité est conforme au droit international. En outre, l'initiative de paix de la  feuille de route  ne limite pas le déploiement de mesures défensives telles que la clôture de sécurité. En fait, étant donné que le terrorisme est le plus grand obstacle à la paix, en empêchant les attentats terroristes, la clôture de sécurité contribuera à la paix.

    La clôture de sécurité forme une bande d'environ la largeur d'une route à quatre voies. En son milieu, une clôture à maillons est équipée d'un système de détection contre les intrusions. Ce système à la pointe du progrès est destiné à donner l'alerte en cas d'infiltration, à l'instar du chemin de terre de  repérage  et d'autres moyens d'observation. En dépit des nombreuses photos parues dans les médias internationaux montrant un grand mur de béton, la majeure partie de la clôture de sécurité (environ 95%) est constituée par un réseau de barbelés.

    Outre les efforts qu'il investit pour assurer la sécurité de ses citoyens, Israël attache une grande importance aux intérêts des habitants palestiniens. Il reconnaît la nécessité de trouver un équilibre adéquat entre l'impératif de prévention du terrorisme et les exigences humanitaires des habitants de la région.

    Il est significatif que la clôture de sécurité ne vise pas à marquer la moindre frontière - question à débattre entre les parties. Il faut également souligner que la zone de la clôture de sécurité n'annexe aucune terre à l'Etat d'Israël. Aucune préférence particulière n'a été accordée à l'utilisation du terrain en Cisjordanie même et, en fait, certains tronçons de la clôture sont construits à l'intérieur des lignes israéliennes d'avant 1967. La clôture ne modifie ni le statut des terres palestiniennes, ni les titres de propriété ni le statut des habitants. Un petit nombre de villages palestiniens seulement seront inclus du côté ouest de la clôture de sécurité. Leurs habitants n'auront pas à s'installer ailleurs et leur statut juridique demeurera inchangé.

    Israël utilise prioritairement des terres domaniales pour construire la clôture de sécurité afin d'éviter, autant que possible, la réquisition de terrains privés. Lorsque cette solution est impossible, les terrains privés sont réquisitionnés, sans être confisqués et les propriétaires reçoivent une indemnité pleine et entière conformément à la loi. Des procédures juridiques sont déjà en place pour permettre à chaque propriétaire de déposer un recours contre l'utilisation de sa terre.

    En ce qui concerne l'agriculture, la clôture de sécurité a été située, le plus souvent possible, sur des terres en friche, et tout a été entrepris pour éviter de séparer des propriétaires de leur bien. Lorsque la séparation est inévitable, des barrières spéciales ont été construites permettant aux agriculteurs d'accéder à leurs champs. D'autres mesures ont également été prises, par exemple le replantage des arbres affectés par la construction.

    L'affirmation palestinienne selon laquelle la clôture de sécurité a été délibérément conçue pour restreindre leurs droits est dénuée de fondement. Israël a fait tout ce qui était en son pouvoir pour que la clôture de sécurité provoque le moins de perturbations possible dans la vie quotidienne, compte tenu de la situation sécuritaire.

    En outre, cet argument constitue une tentative de reprocher à Israël, la victime du terrorisme, de prendre une mesure purement défensive tout en ignorant la grave menace que fait peser le terrorisme palestinien provenant de Cisjordanie. Il n'y aurait nul besoin d'une clôture de sécurité si une campagne de terrorisme orchestrée ne prenait pour cible les Israéliens, hommes, femmes et enfants.

    L'établissement d'une clôture de sécurité est inspiré uniquement par la volonté d'Israël de protéger des vies innocentes.

     
     

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    t Quelle est la situation humanitaire des Palestiniens ?

    La décision des dirigeants palestiniens d'utiliser la violence comme un moyen politique a saboté la coopération économique israélo-palestinienne, provoquant un net déclin du bien-être de la population palestinienne.

    Depuis la signature des accords d'Oslo, Israël a déployé des efforts considérables pour faciliter la coopération israélo-palestinienne dans le contexte du processus de paix. Il en est résulté, à partir de 1994 et jusqu'au déclenchement de l'actuelle violence, un essor du commerce et de l'emploi des Palestiniens en Israël, ainsi que d'autres formes de coopération économique.

    Depuis 1994, Israël, en coopération avec l'Autorité palestinienne, a entrepris toute une gamme d'actions destinées à promouvoir la libre circulation des marchandises et des travailleurs des zones de l'Autorité palestinienne en Israël. En outre, des parcs industriels ont été créés dans l'Autorité palestinienne, induisant de substantiels investissements et avantages économiques. Ces mesures ont exercé un impact très positif sur l'économie palestinienne.

    Malheureusement, la violence et le terrorisme ont suscité un net déclin de l'activité économique dans la région, les répercussions atteignant aussi bien l'Autorité palestinienne qu'Israël.

    Le gouvernement d'Israël aspire à stabiliser la situation dans les territoires et à améliorer les conditions de ceux qui vivent ici. Israël ne souhaite aucunement importuner la population civile palestinienne non impliquée dans le terrorisme et la violence.

    Cependant, la gravité de la menace sécuritaire que pose le terrorisme palestinien rend inévitable l'adoption de certains mesures, si Israël entend remplir son devoir d'Etat souverain et protéger la vie de ses citoyens. Une clôture de sécurité est en construction le long de la Cisjordanie afin d'empêcher les infiltrations terroristes. Les limitations imposées à la circulation ont été mises en oeuvre pour empêcher les terroristes d'atteindre leurs cibles. Le passage des Palestiniens des zones de l'AP en Israël a également été limité pour éviter les retombées de la violence et du terrorisme dans les villes israéliennes. Ces mesures, et d'autres précautions comme les barrages routiers, sont destinées à entraver le mouvement des terroristes et des explosifs, et donc à sauver des vies innocentes.

    Les exceptions aux restrictions concernent le mouvement des marchandises, des produits alimentaires, des médicaments, des équipes médicales et des ambulances qui continuent à circuler aussi librement que possible (bien que les Palestiniens utilisent ces véhicules pour transporter des terroristes recherchés et des armes). En outre, les procédures ont été simplifiées pour permettre la livraison rapide des produits humanitaires comme les équipements médicaux à l'Autorité palestinienne.

    Malheureusement, les terroristes exploitent la moindre tentative israélienne d'alléger les restrictions et de faciliter la vie quotidienne des Palestiniens pour renouveler leurs attaques contre des citoyens israéliens.

    Israël a pour politique d'établir, autant que possible, une distinction entre ceux qui perpètrent, aident et dirigent des activités terroristes, et la population civile non impliquée dans le terrorisme. Lorsque le calme prévaut dans tel ou tel secteur, des améliorations peuvent y être apportées indépendamment des autres secteurs. En conséquence, l'impact des événements sur la population civile locale dépend, plus que de tout autre facteur, du niveau de l'activité terroriste dans un secteur donné.

    Il faut souligner que les précautions sécuritaires n'ont pas pour objet d'importuner inutilement la population palestinienne, mais d'assurer la sécurité des citoyens israéliens face aux menaces quotidiennes pesant sur leurs vies. La fin de ces restrictions, comme la paix elle-même, dépend de la fin de la violence et du terrorisme.

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    t Quelle est la revendication du  retour  pour les réfugiés palestiniens ?

    Tout en réclamant un Etat pour eux-mêmes, les Palestiniens revendiquent également un  droit au retour  à l'intérieur de l'Etat d'Israël dans ses frontières d'avant juin 1967. Il n'existe cependant aucun droit de ce type en droit international, dans les résolutions de l'ONU ou dans les accords conclus entre Israël et ses voisins arabes.

    Le triste sort des réfugiés palestiniens est le résultat direct du rejet par les dirigeants arabes de la résolution 181 de l'Assemblée générale des Nations unies adoptée en 1947 (qui prévoyait le partage en deux Etats de la région sous mandat britannique) et de la guerre qu'ils déclenchèrent alors dans l'espoir de détruire Israël. Durant les hostilités, de nombreux Arabes abandonnèrent leurs foyers, soit à l'appel des dirigeants arabes leur demandant de ne pas entraver l'avance de leurs armées, soit par peur.

    A quelques exceptions près, presque tous les Arabes qui partirent le firent de leur propre gré, en ignorant les appels d'Israël (notamment dans sa Déclaration d'indépendance) à demeurer dans le pays. Ceux qui choisirent de rester en Israël après 1948 devinrent des citoyens israéliens.

    Le sort des réfugiés palestiniens qui choisirent de partir présente un contraste marqué avec celui des centaines de milliers de juifs qui durent fuir les pays arabes après l'indépendance de l'Etat d'Israël. Ces réfugiés juifs - dont le nombre est du même ordre que celui des réfugiés palestiniens de cette époque - furent intégrés dans la société israélienne, en dépit de la lourde charge qu'ils représentaient pour son économie en développement.

    Les pays arabes (à l'exception notable de la Jordanie) ont délibérément perpétué le problème des réfugiés palestiniens, l'exploitant comme une arme dans leur lutte contre Israël. De 1948 à ce jour, par choix politique, les réfugiés sont restés pour la plupart confinés dans des camps surpeuplés. Les régimes arabes, y compris les Etats pétroliers, ont choisi d'investir dans le soutien au terrorisme, au lieu d'aider à la réinsertion des réfugiés. Cette politique a été poursuivie en vue de gagner la sympathie du monde à la cause palestinienne, aux dépens des Palestiniens eux-mêmes.

    N'étant responsable ni de la création du problème des réfugiés ni de sa perpétuation, Israël ne peut en être accusé. La communauté internationale a joué un rôle dans le maintien du problème des réfugiés palestiniens. En dépit de la norme internationale, elle a écarté les efforts de réinstallation des réfugiés. Le haut commissariat aux réfugiés, une instance de l'ONU chargée de trouver des foyers permanents à tous les groupes de réfugiés de par le monde, n'est pas chargé des Palestiniens. Une agence spéciale a été constituée pour s'en occuper. Cet organisme, l'UNWRA (United Nations Relief and Works Agency), ne fonctionne que pour maintenir et soutenir les Palestiniens dans des camps de réfugiés.

    Cédant aux pressions politiques exercées par les régimes arabes, la communauté internationale a en fait accepté une exception à la définition internationalement reconnue d'un réfugié en vertu de la convention de l'ONU de 1951 relative au statut des réfugiés et au protocole de 1967 qui ne fait aucune mention des descendants. Grâce à cette exception - qui n'a jamais été accordée à une autre population - tous les descendants des réfugiés palestiniens sont également considérés comme des réfugiés. Ce qui signifie que l'immense majorité des réfugiés palestiniens qui demandent à immigrer en Israël n'ont en fait jamais vécu à l'intérieur des frontières d'Israël. En outre, le statut de réfugié dans le cas palestinien inclut tout Arabe qui avait vécu dans la région correspondant à l'actuel Etat d'Israël durant deux ans seulement avant de partir.

    Ces exceptions ont gonflé le nombre des réfugiés palestiniens et ont permis de passer, au cours des années, de quelques centaines de milliers à plusieurs millions. La population d'Israël vient juste actuellement de dépasser les 6,7 millions d'habitants dont 19% sont des Arabes israéliens. Une immigration en masse de plusieurs millions de Palestiniens en Israël effacerait l'identité fondamentale du pays en tant que patrie du peuple juif et de refuge pour les juifs persécutés. Ainsi, la demande de retour en Israël n'est qu'un euphémisme désignant la destruction démographique de l'Etat juif.

    Les dirigeants et les porte-parole palestiniens affirment fréquemment que les Palestiniens ont juridiquement le droit d'immigrer en Israël. En réalité, un tel droit n'est mentionné dans aucun accord conclu entre Israël et ses voisins arabes, pas plus qu'il n'est reconnu par le droit international ou les résolutions de l'ONU.

    Aucun des accords conclus entre Israël et ses voisins arabes ne fait état d'une revendication au  retour . En fait, durant le processus de paix, aussi bien les Israéliens que les Palestiniens ont accepté que la question des réfugiés fasse l'objet de négociations et soit résolue dans le cadre d'un règlement permanent entre les parties.

    En droit international, le principe du retour est abordé dans divers traités concernant les droits de l'homme. Ce principe ne concerne cependant que les individus (et non une population entière) et, en règle générale, les gouvernements ont limité le droit d'entrée aux ressortissants de leur Etat.

    Les Palestiniens prétendent à tort que leur revendication se fonde sur les résolutions de l'ONU, plus précisément le paragraphe 11 de la résolution 194 de l'Assemblée générale. Or, l'Assemblée générale n'est pas une instance législative et les résolutions qu'elle adopte sur des questions politiques ne sont pas contraignantes.

    En ce qui concerne la résolution 194 de l'Assemblée générale, un certain nombre d'autres points doivent être rappelés. En 1948, elle constitua une tentative de l'ONU d'amener les parties à des négociations en formulant des recommandations sur un certain nombre de questions-clés (Jérusalem, les frontières, les réfugiés, etc.). Cette tentative n'aboutit pas et fut ultérieurement remplacée par la résolution 242 du Conseil de sécurité de l'ONU. Dans la résolution 194, un seul paragraphe traite des réfugiés. Ce paragraphe ne contient pas la moindre référence à un quelconque droit au retour et se contente de recommander que les réfugiés soient autorisés à revenir. Il n'est pas logique de réclamer l'application d'une seule phrase indépendamment du reste de la résolution. Par ailleurs, cette résolution établit des conditions préalables et fixe des limites au retour, dont la plus importante est que les réfugiés soient désireux de vivre en paix avec leurs voisins. Le soutien apporté par la population palestinienne à la vague de terrorisme commencée en septembre 2000 ou à d'autres époque, exclut cette possibilité.

    La résolution 242 du Conseil de sécurité de l'ONU (adoptée après la guerre des Six Jours et considérée comme une pierre angulaire du processus de paix) renforce la position d'Israël en omettant, elle aussi, toute référence à un  droit au retour  ou même à la résolution 194 de l'Assemblée générale. La résolution 242 se contente d'affirmer la nécessité  de parvenir à un règlement équitable du problème des réfugiés. 

    La revendication palestinienne d'une immigration illimitée en Israël est un stratagème politique élaboré par ceux qui ne veulent pas de l'existence d'Israël. Il est peu honnête de la part des Palestiniens de réclamer à la fois un Etat à eux tout en revendiquant le droit d'immigrer librement dans un autre Etat, en l'occurrence Israël. En continuant à revendiquer un  droit  qui aurait pour effet de réduire à néant l'identité fondamentale d'Israël, les dirigeants palestiniens sapent les perspectives de paix.

     
     

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    t Le terrorisme palestinien fait-il partie du terrorisme international ?

    Donner une prime au terrorisme palestinien, ce n'est pas seulement mettre Israël en danger, c'est aussi menacer la stabilité de la région et la sécurité du monde démocratique. Donner une prime au terrorisme, c'est seulement l'alimenter.

    Tout gain politique remporté par les Palestiniens en faisant usage de la violence terroriste contribuera à la prolifération du terrorisme à travers le globe. Donner une prime au terrorisme, c'est appeler d'autres mouvements au Moyen-Orient ou ailleurs à utiliser des tactiques similaires. Le succès du terrorisme palestinien encouragerait la radicalisation des populations arabes et musulmanes rendues vulnérables à l'extrémisme par les conditions socio-économiques prévalant dans leurs propres Etats et par l'influence des idéologies qui prônent la haine et la violence.

    D'aucuns au Moyen-Orient ont utilisé le conflit israélo-arabe pour justifier leurs activités antiaméricaines et, en dernier ressort, anti-occidentales. Au Moyen-Orient comme ailleurs, le terrorisme vise souvent les sociétés démocratiques. Des études menées sur les attentats-suicides montrent qu'ils ne sont pas inspirés par le désespoir - au contraire, ils font presque toujours partie d'une campagne organisée en vue d'atteindre des objectifs politiques ou militaires. Les attentats perpétrés par Al-Qaida contre les Etats-Unis étaient une agression contre les idéaux de liberté que représente ce pays. Ils faisaient partie des plans de djihad dressés par Ben Laden pour refaçonner le monde selon son interprétation extrémiste de l'islam. Bien que les objectifs fondamentaux de Ben Laden ne soient pas liés à Israël, les attentats contre le peuple américain ont été exploités par des éléments anti-israéliens désireux de promouvoir leurs aspirations au Moyen-Orient.

    Depuis plusieurs décennies, la violence palestinienne joue un rôle majeur dans le développement de formes de terrorisme encore plus dangereuses. Ce sont les Palestiniens qui, les premiers, se sont livrés à des détournements d'avion. Les Palestiniens n'ont peut-être pas inventé les attentats-suicides, mais ils en ont affiné la technique, créant un culte du martyre qui encourage d'autres explosions-suicides. Les terroristes sont révérés, leurs photos sont exposées sur les places publiques et dans les écoles, leurs familles sont exhortées à ne pas prendre le deuil mais à fêter leur mort ; leurs noms sont donnés à des équipes de football, tandis que la télévision diffuse à plusieurs reprises des vidéos montrant les adieux des terroristes. Ce phénomène ne présage rien de bon pour la prochaine génération éduquée à vénérer ces symboles de mort et de destruction. Des enfants, formés dès leur plus jeune âge à haïr, à tuer et à détruire, représentent une tragédie pour leur propre peuple et un danger potentiel pour les autres.

    La propagande palestinienne brouille la différence entre les actes de terrorisme qui visent des innocents et les contre-mesures défensives visant à stopper les terroristes. Justifier un attentat terroriste, quel qu'il soit, porte atteinte aux efforts investis dans le monde pour délégitimer le terrorisme et ses commanditaires.

    Il est interdit de laisser réussir le terrorisme palestinien. Ce serait non seulement encourager d'autres actes de violence contre des civils innocents en Israël, mais également augmenter les risques de prolifération du fléau du terrorisme et mettre en péril les Etats démocratiques dans le monde. Stigmatiser les objectifs des terroristes constitue une étape importante dans l'arrêt du terrorisme en général.

     
     

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    t Pourquoi le Hezbollah continue-t-il à attaquer Israël ?

    Bien qu'Israël ait respecté la résolution 425 du Conseil de sécurité de l'ONU et se soit retiré du Sud-Liban en juin 2000, le Hezbollah (soutenu par la Syrie et l'Iran) a, de manière flagrante, violé cette résolution en continuant à attaquer Israël. Que ce soit par des actes de terrorisme, notamment le soutien accordé à des groupes terroristes palestiniens, l'enlèvement de soldats et de civils israéliens, le traitement impitoyable des disparus israéliens ou les bombardements du nord d'Israël - le Hezbollah continue à entretenir la tension à la frontière israélo-libanaise.

    Le Hezbollah est une organisation terroriste musulmane chiite agissant au Liban. Son appel à la destruction d'Israël dans le cadre du djihad (guerre sainte) est l'un des piliers de son idéologie extrémiste. L'idéologie du Hezbollah est inspirée par l'Iran ; ainsi, le mouvement reçoit un soutien militaire, logistique et économique de l'Iran et de la Syrie. Outre son appel à la destruction d'Israël, le Hezbollah, désireux de fomenter une révolution islamique et de transformer le Liban en une république islamique comme l'Iran, prône également la lutte contre les Etats-Unis.

    L'Iran, totalement opposé aux efforts déployés pour parvenir à la paix avec Israël, soutient le terrorisme afin de saper ces efforts ; il aspire à développer ses propres armes non conventionnelles et soutient à fond le Hezbollah. Désireuse de promouvoir ses objectifs politiques et stratégiques dans son propre conflit avec Israël, la Syrie, qui domine le Liban et en occupe une partie, utilise le Hezbollah comme instrument de guerre contre Israël. La Syrie soutient également activement un certain nombre d'organisations terroristes palestiniennes, notamment le Hamas et le Djihad islamique, et héberge dans la région de Damas des QG et des camps d'entraînement terroristes. Le Liban soutient lui aussi le Hezbollah, l'autorisant à agir contre Israël à partir du territoire libanais, en violation flagrante de la loi internationale.

    ©Sasson Tiram 
    Photo de Haviv Dadon, un adolescent de Shlomi âgé de 16 ans, tué par un obus antiaérien tiré par des terroristes du Hezbollah au Liban, alors qu'il était attablé avec des amis, tenue par sa maman en deuil.

    A plusieurs occasions, le Hezbollah a bombardé des villes du nord d'Israël. Le 10 août 2003, l'un de ces bombardements a tué un adolescent âgé de 16 ans et en a blessé trois autres dans la ville de Shlomi.

    Les attaques du Hezbollah se poursuivent en dépit du fait qu'Israël s'est retiré unilatéralement du Liban en juin 2000, respectant ainsi la résolution 425 du Conseil de sécurité, ce que l'ONU a confirmé par la suite. Israël s'est retiré derrière ce qu'on appelle la  ligne bleue  tracée par l'ONU en coopération avec Israël et le Liban. Israël appelle au retrait des forces du Hezbollah de la frontière du Sud-Liban et au redéploiement des unités militaires libanaises le long de la frontière comme le prévoit la résolution 425. Le Hezbollah a mis au point des missiles qui mettent en danger la région nord d'Israël ; en conséquence le démantèlement de ces missiles est une condition essentielle à la stabilité et au calme.


    ©Sasson Tiram 
    Dégâts causés à une maison de Rajar par us obus tiré par le Hezbollah

    Le Hezbollah accorde son soutien aux activités terroristes palestiniennes et, à divers degrés, y participe, introduisant des armes en contrebande, prodiguant conseils et entraînement. Ainsi, les activités du Hezbollah non seulement créent une tension dans le nord, mais attisent le feu dans la lutte palestinienne contre Israël.


    ©Sasson Tiram 
    Garçonnet gravement blessé par l'obus du Hezbollah qui a atteint sa maison à Rajar

    Le Hezbollah est en outre impliqué dans des actes de terrorisme contre des cibles occidentales, par exemple les attentats à la bombe contre l'ambassade des Etats-Unis à Beyrouth en 1983 et 1984, les attentats de 1983 contre la caserne des marines américains et l'unité française de la force multinationale à Beyrouth, les détournements d'avions de ligne koweitiens en 1984 et 1988, l'attentat à la bombe contre l'ambassade israélienne à Buenos Aires en 1992 et l'attentat perpétré contre le centre communautaire juif de l'AMIA dans cette ville en 1994.

    Jusqu'à présent, à quelques exceptions près, les Nations unies et la communauté internationale se sont abstenues de condamner le terrorisme du Hezbollah. Cette carence retentissante va jusqu'à taire la moindre critique envers la Syrie pour son soutien au terrorisme, l'asile qu'elle accorde à des groupes terroristes et les déclarations antisémites éhontées de son dirigeant Bashir Assad.

    Il est essentiel que la communauté internationale et les Nations unies assument leurs responsabilités et exigent des Etats qui soutiennent le terrorisme qu'ils y renoncent. La communauté internationale doit condamner nettement les actions du Hezbollah qui contreviennent aux résolutions de l'ONU, en particulier la résolution 425 du Conseil de sécurité. Le Hezbollah doit figurer sur la liste des organisations terroristes de tous les pays, dans le cadre d'une lutte générale de la communauté internationale contre le terrorisme. La communauté internationale doit faire preuve d'intégrité et condamner les pays comme la Syrie et l'Iran qui financent le terrorisme. Il faut appeler le Liban à respecter ses obligations comme le prévoit la résolution 425 du Conseil de sécurité de l'ONU et les récentes résolutions sur l'UNIFIL.

     
     

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    La Paix

    t Comment parvenir à la paix ?

    La paix ne peut être obtenue que par des négociations comblant les fossés et résolvant toutes les questions en suspens. Pour que des négociations soient possibles et pour qu'elles aient une chance d'aboutir, il faut mettre fin au terrorisme et à l'incitation à la haine pratiqués par les Palestiniens et soutenus par les pays arabes.

    Israël a toujours souhaité parvenir à un compromis et tous les gouvernements israéliens ont été disposés à consentir à d'importants sacrifices pour la paix. On ne peut cependant parvenir à l'instauration de la paix que par des concessions de la part des deux parties et des mesures inspirant la confiance. De même qu'Israël souhaite prendre en considération les droits et les intérêts des Palestiniens, ses propres droits et intérêts doivent être pris en considération. Lorsque, par le passé, Israël a rencontré des dirigeants arabes, comme le président égyptien Sadate et le roi Hussein de Jordanie qui parlaient le langage de la paix à leur propre peuple et souhaitaient prendre des mesures concrètes en vue de la paix, Israël est parvenu à signer des accords avec eux et la paix a été conclue.

    Seules des négociations peuvent conduire à la paix. Les tentatives des Palestiniens et des pays arabes de contraindre Israël à accepter les exigences palestiniennes ou les résolutions partiales de l'ONU encouragées par les pays arabes ne rapprocheront pas les parties de la paix. Les résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité de l'ONU, acceptées par toutes les parties dans la région, fournissent une trame importante pour la conduite de négociations sur un règlement permanent. Sous d'importantes réserves, Israël s'est également déclaré disposé à appliquer les mesures prévues par la  feuille de route . Mais cette  feuille de route  ne jouera son rôle que si les Palestiniens respectent leurs obligations, ce qu'ils n'ont même pas entrepris, notamment en matière de démantèlement de l'infrastructure terroriste et de cessation de l'incitation à la haine, comme le prévoit la première étape de la  feuille de route .

    L'instauration de la paix requiert une atmosphère positive, exempte de terrorisme et d'incitation à la haine, une atmosphère encourageant les efforts pour parvenir à une compréhension mutuelle. A plusieurs occasions, Israël a pris des mesures pour améliorer les conditions de vie des Palestiniens et rétablir leur économie. Israël a fait des gestes de bonne volonté destinés à instaurer la confiance et est disposé à les rééditer, par exemple la suppression des barrages routiers, la levée du bouclage, l'autorisation donnée aux travailleurs palestiniens de venir travailler en Israël et le retrait des villes palestiniennes. Israël est prêt à prendre de telles mesures sous réserve que sa sécurité n'en pâtira pas et que les Palestiniens n'y répondront pas par des actions terroristes.

    Des mesures positives adoptées par les pays arabes favoriseraient également l'instauration d'une atmosphère positive et la relance des contacts multilatéraux et du processus de Barcelone qui visent tous deux à promouvoir la coopération régionale. Un geste positif et une coopération dans ces domaines qui affectent la vie de tous les habitants de la région faciliteraient psychologiquement l'abord de sujets politiques difficiles qui doivent être traités et résolus.

    Enfin, la paix implique la résolution de tous les litiges et la fin du conflit. Lorsqu'un accord de paix sera conclu, une nouvelle page sera tournée et les relations entre Israël et les Palestiniens, ainsi que les relations d'Israël avec tous ses voisins reposeront sur de nouvelles bases caractérisées par le dialogue et la coopération et non plus sur l'hostilité et l'affrontement.

     
     

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    t Comment Israël considère-t-il la  feuille de route  ?

    Le 25 mai 2003, le gouvernement d'Israël a accepté les mesures exposées dans la  feuille de route  dans l'espoir que cette initiative permettrait de parvenir à une paix négociée avec les Palestiniens. Or, les Palestiniens doivent encore prouver leurs intentions de se conformer aux obligations auxquelles les soumet la première phase de la  feuille de route , en premier lieu, la  cessation inconditionnelle de la violence .

    La  feuille de route , élaborée par les membres du Quartette - Etats-Unis, Union européenne, Russie et ONU - indique une série d'actions à réaliser. L'acceptation par Israël de la  feuille de route  est assortie de commentaires qu'il considère comme déterminants pour sa mise en oeuvre. Les Etats-Unis se sont engagés à prendre ces commentaires en considération dans leur totalité. En outre, Israël attache de l'importance au point de vue exprimé par le président Bush le 24 juin 2002 et repris également dans la  feuille de route . Dans ce discours, le président Bush a mis l'accent sur le fait que la vision de deux Etats vivant en paix, côte à côte, supposait préalablement une réforme palestinienne et la fin du terrorisme palestinien.

    L'acceptation par Israël des étapes de la  feuille de route  montre à nouveau la volonté d'Israël de tendre la main vers la paix. La décision du gouvernement reflète effectivement son désir de procéder à d'importants compromis en vue de mettre fin au conflit, sous réserve que ces compromis ne mettent en aucune façon en péril la sécurité d'Israël. D'ailleurs, sous réserve des conditions de sécurité, Israël souhaite contribuer à l'amélioration de la vie des Palestiniens et à la restauration de leur économie.

    Cependant, la  feuille de route  elle-même et la volonté d'Israël d'avancer nécessite que les Palestiniens respectent leurs obligations à chacune des phases. En particulier la  cessation inconditionnelle de la violence  par le démantèlement de l'infrastructure terroriste, la confiscation des armes, l'arrestation et la neutralisation de ceux qui sont impliqués dans la perpétration et la planification d'attentats contre des Israéliens où qu'ils se trouvent, revêtent une importance fondamentale. Israël a souligné que ces conditions sont essentielles avant de pouvoir passer à la deuxième phase de la  feuille de route .

    Le gouvernement d'Israël considère ses commentaires sur la  feuille de route , ainsi que l'engagement pris par les Américains d'en tenir compte, comme la clé de la mise en oeuvre de ce document. Outre la nécessité d'une action palestinienne contre le terrorisme et l'incitation à la haine, les commentaires stipulent également qu'Israël ne reconnaît pas la revendication des Palestiniens concernant le retour des réfugiés. En acceptant les dispositions prévues par la  feuille de route , le gouvernement d'Israël a clairement spécifié que la résolution de la question des réfugiés ne comprendra pas leur entrée ou leur installation dans l'Etat d'Israël.

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    t Quelle est la position d'Israël sur l'Etat palestinien ?

    Israël ne souhaite absolument pas dominer les Palestiniens. C'est là un aspect important de sa position sur la création d'un Etat palestinien, mais la sécurité d'Israël et d'autres droits et intérêts vitaux jouent également un rôle majeur. Israël ne peut en aucun cas accepter la création d'un Etat terroriste à ses frontières.

    Dans son discours du 4 juin 2003, lors du sommet d'Aqaba avec le président Bush et le premier ministre palestinien de l'époque Abbas, le premier ministre Sharon a pris position en ces termes, à propos d'un Etat palestinien :

    Israël, comme d'autres, a accordé son soutien complet à la vision exprimée par le président Bush, le 24 juin 2002, de deux Etats - Israël et un Etat palestinien - vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. Le gouvernement et le peuple d'Israël accueillent favorablement l'occasion de renouveler des négociations directes selon les étapes de la  feuille de route , telle qu'elle a été adoptée par le gouvernement israélien pour réaliser cette vision.

    Il est de l'intérêt d'Israël de ne pas gouverner les Palestiniens et il est de l'intérêt des Palestiniens de se gouverner eux-mêmes dans leur propre Etat. Un Etat palestinien démocratique pleinement en paix avec Israël finira à long terme par promouvoir la sécurité et le bien-être d'Israël en tant qu'Etat juif... Nous pouvons également assurer à nouveau à nos partenaires palestiniens que nous comprenons l'importance de la continuité territoriale en Cisjordanie pour un Etat palestinien viable.

    Dans le même discours, le premier ministre Sharon a souligné qu' il ne peut cependant y avoir de paix sans l'abandon et l'élimination du terrorisme, de la violence et de l'incitation à la haine . Non seulement il s'agit là d'une condition sine qua non, stipulée en détail dans la première phase de la  feuille de route  mais, si elle n'était pas remplie, la création d'un Etat palestinien équivaudrait la création d'un Etat terroriste aux frontières d'Israël, ce qui est inacceptable.

    Toute discussion sur la création d'un Etat palestinien doit porter prioritairement sur la nature de cet Etat. Ses paramètres, notamment les frontières définitives, doivent être négociés entre Israël et les Palestiniens. D'autres éléments sont eux aussi déterminants pour la sécurité d'Israël. Les efforts déployés en vue de créer un Etat palestinien doivent également prendre en compte les droits et intérêts vitaux d'Israël, en particulier en matière de sécurité, afin que la paix et la stabilité puissent régner dans la région.

     
     

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    t Pourquoi Arafat n'est-il pas un partenaire pour la paix ?

    Au début du processus de paix entre Israël et les Palestiniens, en 1993, Yasser Arafat s'est explicitement engagé à renoncer au terrorisme et à s'en tenir au principe que le conflit ne peut être résolu que par la voie des négociations. Dix ans plus tard, plus de 1 100 Israéliens ont été assassinés dans des actes de terrorisme (dont plus de 900 depuis septembre 2000). Arafat est directement responsable de ce terrorisme et des graves dommages que la violence a causé au processus de paix.

    Dans la lettre qu'il a adressée le 9 septembre 1993 au premier ministre Yitzhak Rabin, Yasser Arafat s'engageait à ce que  l'OLP renonce à faire usage du terrorisme et autres actes de violence  et à ce que l'OLP oeuvre à une  résolution pacifique du conflit entre les deux parties, déclarant que toute question en suspens concernant le statut définitif devra être résolue par des négociations. 

    Le processus de paix tout entier se fondait sur la promesse d'Arafat. Fâcheusement, ce dernier a décidé de violer son engagement et de poursuivre une stratégie de lutte armée. Les terroristes palestiniens ont attaqué Israël, même pendant les premières années du processus de paix, en dépit des progrès réalisés dans les négociations. Finalement, en septembre 2000, ayant rejeté le règlement de paix proposé par le président américain Clinton et du premier ministre israélien Barak à Camp David en juillet de la même année, Arafat choisit d'intensifier la violence, décision confirmée par les déclarations des responsables palestiniens.

    Le 6 décembre 2000, le quotidien semi-officiel Al-Ayyam rapportait :

    S'adressant à un symposium à Gaza, le ministre palestinien des Communications, Imad Al-Falouji, a confirmé que l'Autorité palestinienne avait entrepris des préparatifs pour déclencher l'actuelle Intifada dès la fin des pourparlers de Camp David et ce, en accord avec les instructions données par le président Arafat en personne. M. Falouji a ensuite déclaré qu'Arafat avait lancé cette Intifada comme une étape marquante de l'immuable position palestinienne dans les négociations et qu'elle ne constituait pas simplement une protestation à la visite du chef de l'opposition israélienne Ariel Sharon sur le mont du Temple.


    ©Sasson Tiram 
    Attentat-suicide de l'autobus no 14 dans le centre de Jérusalem
    (11 juin 2003)

    L'implication personnelle de Yasser Arafat dans le terrorisme est évidente. Non seulement il n'a rien fait pour stopper le terrorisme, mais il l'a aidé et encouragé, l'utilisant comme un moyen de pression sur Israël. Arafat a signé les chèques destinés à des groupes terroristes et à leurs activités, approuvant la contrebande d'armes (comme en témoigne spectaculairement le chargement découvert à bord du Karine A en janvier 2002) et a abrité des terroristes recherchés dans son propre quartier général. Fait révélateur, la propre faction d'Arafat, le Fatah (les Brigades Al-Aksa) et son unité spéciale de gardes du corps, la Force 17, participent activement au terrorisme.

    Depuis 1993, Arafat a utilisé le langage du djihad (guerre sainte) dans ses discours et déclarations. Trouvant constamment des excuses au terrorisme (tout en ne le condamnant qu'en paroles) et tentant de coopter le Hamas et d'autres groupes terroristes (au lieu de les démanteler comme l'y enjoint la  feuille de route ), Arafat montre qu'il n'a pas l'intention de mettre fin au terrorisme. Il a prouvé plus d'une fois qu'il n'était pas digne de confiance, que ses engagements étaient dénués de valeur et que, le moment venu, il ne tenait pas parole.

    Mais en outre, Arafat a failli auprès de son propre peuple. Son rejet des offres et des concessions consenties par Israël à Camp David à l'été 2000 a bloqué la réalisation des aspirations des Palestiniens dans le contexte d'un accord de paix avec Israël. Près de trois ans plus tard, en sapant l'autorité du premier ministre palestinien Mahmoud Abbas (Abou Mazen) qui finit par démissionner en septembre 2003, Arafat a causé un préjudice majeur aux efforts déployés pour promouvoir la  feuille de route  qui aurait pu satisfaire les aspirations internationales en matière de processus de paix. Qui plus est, la corruption effrénée qui sévit au sein de l'Autorité palestinienne, la disparition de plusieurs millions de dollars et d'euros dans les poches d'Arafat et de ses acolytes, et son refus de procéder à une véritable réforme de l'Autorité palestinienne démontrent que, ce qui lui tient à coeur, ce n'est pas l'intérêt des Palestiniens, mais ses propres intérêts.

    Israël est disposé à négocier avec tout dirigeant palestinien qui respecte les engagements et obligations palestiniennes vitales pour le succès du processus de paix, en premier lieu, la lutte contre le terrorisme et la fin de l'incitation qui entretient la haine et la violence. Israël a espéré pendant plusieurs années qu'Arafat était ce type de dirigeant, mais les trois dernières années notamment ont montré qu'il n'en était rien.

    Israël n'a pas l'intention de désigner aux Palestiniens le dirigeant qu'ils doivent choisir. Il n'a cependant aucune obligation de négocier avec quelqu'un qui a montré à maintes reprises qu'il n'était pas fiable et que sa parole ne signifiait rien. Israël est intéressé à un processus de paix authentique avec un partenaire qui oeuvrera pour la paix. Il n'est pas intéressé par un exercice creux et stérile qui ne produira rien d'autre que la poursuite du conflit et de l'angoisse. Israël aspire à un véritable partenaire pour la paix. Arafat n'est pas ce partenaire.

     
     

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    t Comment l'incitation à la violence nuit-elle à la paix ?

    Il existe un lien direct entre l'incitation anti-israélienne et antisémite et le terrorisme. L'incitation et l'endoctrinement intensif contre Israël, omniprésents dans la société palestinienne, alimentent une culture de la haine qui, à son tour, conduit au terrorisme.

    Les nombreuses tentatives de mettre fin au conflit israélo-arabe ont été désignées, et ce n'est pas un hasard, par le terme de processus de paix. Le passage d'un état de guerre à un état de paix ne résulte pas d'un simple acte diplomatique consistant en la signature d'un accord. Il s'agit d'un processus de longue durée, qui nécessite un effort mutuel pour changer les positions, les valeurs et la perception de l'ancien ennemi. Cela nécessite un passage à un nouveau paradigme et la création d'un nouvel état d'esprit.

    Dans un certain nombre de pays arabes et dans la société palestinienne, la lutte contre Israël occupe le devant de la scène et l'appel à détruire Israël demeure au coeur de l'éthos socio-culturel et politique. Dans certaines sociétés arabes, cette situation prévaut jusqu'aujourd'hui. La véhémente rhétorique anti-israélienne des Palestiniens a exercé un impact écrasant sur les efforts de paix dans la région. L'intense couverture médiatique accordée au point de vue palestinien et l'incitation émanant de porte-parole palestiniens ont exacerbé les sentiments anti-israéliens dans les pays arabes, influençant même de nombreux Etats arabes favorables à la paix à réduire leurs relations avec Israël. A court terme, l'incitation palestinienne provoque la violence et, à long terme, elle réduit les chances de paix et de réconciliation entre Israël et ses voisins.



    Fusils en plastique brandis lors de la cérémonie de fin d'année d'un jardin d'enfants palestiniens

    Le système éducatif, les médias, la littérature, la chanson, le théâtre et le cinéma palestiniens sont mobilisés pour un total endoctrinement contre Israël. L'incitation à la haine et à la violence envahit la quasi-totalité de la société palestinienne : crèches et jardins d'enfants, mouvements de jeunesse, universités, sermons dans les mosquées et manifestations de rue. Cela crée une culture de la haine et de la violence qui, à son tour produit un terrain propice au terrorisme et au meurtre.

    L'incitation contre Israël revêt plusieurs aspects. Elle commence par ignorer totalement l'existence même de l'Etat d'Israël. Dans les écoles et les universités, les cartes ne mentionnent même pas le nom d'Israël, ni un grand nombre de villes. Qui plus est, les auteurs d'attentats-suicides et leurs actes sont glorifiés, leurs noms sont donnés à des équipes de football et les terroristes sont présentés comme des modèles à imiter. L'incitation comprend des caricatures antisémites utilisant le même genre de motifs et d'images que ceux qui étaient utilisés contre les juifs à l'époque nazie.

    Il faut donc s'interroger sur le type d'avenir que l'industrie de l'incitation offre à la nouvelle génération éduquée à haïr. La jeune génération sera-t-elle capable de penser en termes de paix, de bon voisinage, de tolérance et de compromis ? La société palestinienne pourra-t-elle créer le nouvel état d'esprit nécessaire à la paix, laquelle est bien autre chose que la simple signature d'un traité ?

    On ne peut ignorer l'intensité des sentiments qui prévalent chez les deux parties en conflit au Moyen-Orient. Des sentiments de profonde colère et de frustration existent aussi en Israël. Mais, la différence est abyssale entre des sentiments de colère et de frustration d'une part et la promotion d'une culture de la haine de l'autre.

    A la différence d'une grande partie de la société palestinienne, la société israélienne considère la paix comme l'objectif le plus noble, les aspirations les plus élevées, aussi bien au niveau individuel qu'au niveau national. L'aspiration à la paix, au calme et à la normalisation de la vie quotidienne est au centre même de l'existence et de la culture d'Israël. Les milliers de chansons, livres, oeuvres artistiques et articles écrits sur la paix en Israël depuis l'indépendance de l'Etat sont trop nombreux pour être mentionnés. La paix est une valeur essentielle, le plus grand rêve de chaque mère et de chaque père, la clé de voûte de l'idéal sioniste qui prévoit Israël vivant en paix avec tous ses voisins et coopérant avec eux.

    Il n'est pas de raison valable pour que les enfants israéliens étudient la paix et la coexistence dans leurs écoles tandis que les enfants palestiniens sont éduqués à rendre hommage aux auteurs d'attentats-suicides et au djihad. Ceux qui aspirent à la paix doivent être éduqués à la paix et non promouvoir la haine et le meurtre.

     
     

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    t Quel doit être le rôle du monde arabe ?

    Israël désire la paix avec tous les pays arabes. En outre, les Etats arabes ont la capacité d'apporter une contribution importante et décisive au processus de paix, ainsi que de promouvoir le progrès de la région. Mais, pour que cela se produise, ils doivent cesser de soutenir les activités terroristes. Ils doivent mettre fin à l'incitation et à la propagande antisémite contre Israël qui ne fait que perpétuer la haine et fournit un terrain propice au terrorisme. La politique d'affrontement du monde arabe contre Israël doit céder la place à une politique du dialogue.

    Les organisations palestiniennes et autres organisations terroristes du Moyen-Orient reçoivent le soutien, notamment des fonds et des armes, de divers pays arabes. Certains Etats arabes, dont la Syrie et l'Iran, soutiennent les organisations terroristes les plus violentes et les plus dangereuses comme le Hezbollah. La Syrie abrite le QG et les bases d'entraînement de plusieurs organisations terroristes palestiniennes, entre autres, le Hamas et le Djihad islamique. Ce soutien doit cesser pour que le terrorisme prenne fin. Alors seulement, les efforts de paix auront des chances d'aboutir.

    Ces dernières années, les formes d'incitation anti-israéliennes les plus extrêmes se sont développées dans les pays arabes, rappelant des époques antérieures du conflit arabo-israélien. La propagande antisémite prolifère dans les mosquées et les écoles, dans les médias gouvernementaux et dans les universités. Ce matériel raciste, semblable à celui qui circulait jadis contre le peuple juif - par exemple les accusations de crime rituel et les prétendus  Protocoles des Sages de Sion  - engendre la haine et prépare un terrain propice au terrorisme.


     
    ©Bureau de presse du gouvernement d'Israël
    Les dirigeants de l'Egypte, des Etats-Unis et d'Israël se serrent la main lors de la signature du traité de paix entre Israël et l'Egypte
    (26 mars 1979)

    Certes, on ne peut imaginer que les Etats arabes se mettront d'accord avec Israël sur les questions controversées, mais ils doivent accepter que la solution de ces questions implique des compromis des deux côtés. On ne peut attendre d'Israël qu'il se plie à des ultimatums ou à des propositions du type  c'est à prendre ou à laisser  comme les décisions prises au Sommet de la Ligue arabe à Beyrouth en mars 2002, se fondant sur une initiative saoudienne. Ces décisions précisaient en effet que la paix ne pourrait être conclue que si Israël donnait suite à toutes les exigences et conditions posées par les Arabes ; les droits et les intérêts d'Israël étaient totalement ignorés, tout comme la nécessité d'entamer des négociations et de procéder à des compromis pour résoudre toutes les questions en litige.

    Il faut mettre fin au mauvais usage des forums internationaux, par exemple les Nations unies, comme le font les pays arabes année après année en exerçant des pressions pour l'adoption de résolutions anti-israéliennes partiales et stériles, au lieu de rechercher une façon originale et constructive de résoudre les différends.

    Israël estime que la voie menant à la paix requiert l'utilisation de toutes les instances de dialogue appropriées et la mise en oeuvre d'une coopération régionale. Le processus de Barcelone (qui envisage une coopération européo-méditerranéenne) et les négociations multilatérales



    ©Bureau de presse du gouvernement d'Israël 
    Officiers supérieurs de Tsahal et de l'armée jordanienne se serrent la main lors de la cérémonie de signature du traité de paix israélo-jordanien
    (26 octobre 1994)
    sur des sujets comme l'eau, les réfugiés, le contrôle des armes, l'environnement et la croissance économique doivent être revivifiés. Il sera ainsi possible d'aborder les questions qui affectent tous les habitants de la région. Ce qui permettra de créer une atmosphère favorable aux tentatives de résoudre les questions politiques ardues du processus de paix.

    En faisant la paix avec Israël, le président égyptien Anouar Sadate et le roi Hussein de Jordanie ont donné la preuve qu'ils étaient de véritables dirigeants. Des pays comme l'Egypte, la Jordanie et le Maroc (qui a lui aussi joué un rôle majeur pour promouvoir la paix) peuvent apporter une importante contribution en montrant au reste du monde arabe la voie des relations pacifiques et de la coopération avec Israël.

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    Délégitimation et antisémitisme

    t L'antisionisme diffère-t-il de l'antisémitisme ?

    En tant que démocratie, Israël est ouvert à une critique justifiée et fondée. Trop souvent cependant, Israël est désigné du doigt et sommé de respecter des normes exigées d'aucun autre Etat. Une critique valable d'Israël n'a certes rien à voir avec l'antisémitisme, mais certaines condamnations déraisonnables s'expliquent par des attitudes antisémites, souvent sous couleur d' antisionisme . De même que les juifs servirent autrefois de bouc émissaire pour de nombreux problèmes, on assiste aujourd'hui à des tentatives de faire d'Israël un paria international.

    L'antisémitisme désigne une forme de racisme pratiqué à l'encontre du peuple juif. Bien que l'interprétation littérale du terme antisémitisme semble signifier l'hostilité à l'encontre de tous les peuples sémites, il s'agit là d'une idée fausse. Le terme, forgé à l'origine en Allemagne en 1879 pour décrire les campagnes européennes antijuives de l'époque, en arriva bientôt à désigner la persécution ou la discrimination à l'encontre des juifs à travers les âges.

    La haine du peuple juif est un phénomène séculaire, traditionnellement associé à des expressions de xénophobie et d'intolérance religieuse. L'antisémitisme a emprunté diverses formes et utilisé divers thèmes à travers l'histoire. A l'époque moderne, il a été encouragé par les idéologies nationalistes extrémistes, voire racistes. Un violent antisémitisme prévaut aujourd'hui dans certains pays arabes.


    Version égyptienne (1994) des Protocols des Sages de Sion
     
    Version égyptienne (2001) d'un tract antisémite intitulé  Le juif international 

    L'antisémitisme a atteint son apogée pendant la Shoah. Plus de six millions de juifs (un tiers de la population juive mondiale) ont été sauvagement et systématiquement assassinés pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Après avoir été réprimé pendant plusieurs décennies, l'antisémitisme moderne en Europe a connu ces dernières années une recrudescence acharnée sous une nouvelle forme :  l'antisionisme , ou la haine de l'Etat d'Israël.

    Le sionisme est le mouvement de libération nationale du peuple juif - une expression de son aspiration légitime à l'autodétermination et à l'indépendance nationale. Le mouvement sioniste fut fondé pour donner un Etat souverain à un peuple ancien dans sa patrie ancestrale. Israël est l'incarnation politique moderne de ce rêve multiséculaire.

    L'antisionisme a pour objectif de saper la légitimité d'Israël, déniant ainsi au peuple juif sa place dans la communauté des nations. Dénigrer le sionisme, c'est donc, en violation d'un principe fondamental du droit international, attaquer le droit même d'Israël à exister en tant que nation à l'égal des autres nations.

    De même que l'antisémitisme dénie aux juifs leurs droits en tant qu'individus dans une société donnée, l'antisionisme attaque le peuple juif en tant que nation, au niveau international. Tout comme  le juif  servit de bouc émissaire pour bon nombre de problèmes de la société, Israël fait l'objet d'une condamnation partiale disproportionnée sur la scène internationale.

    L'antisionisme se manifeste souvent par des attaques contre Israël aux Nations unies et dans d'autres forums internationaux. Au cours des années, nombre de réunions et d'assemblées de la communauté internationale ont été exploitées pour condamner Israël - indépendamment du sujet en cause ou du lien ténu avec le conflit du Moyen-Orient.

    Ce n'est pas un hasard si la récente critique d'Israël dans les forums internationaux et les médias s'est accompagnée d'une nette recrudescence des incidents antisémites dans plusieurs endroits du monde.

    En tant que nation attachée aux principes de la démocratie, Israël estime que la critique - qu'elle émane d'autres nations ou de notre peuple - constitue un facteur de changement puissant et positif. Il existe cependant une nette distinction entre des appels légitimes à l'amélioration dans les domaines les plus divers et la tentative de délégitimer Israël en le mettant constamment en accusation et en le sommant de respecter des critères appliqués nulle part ailleurs. Toute cette attitude ignore le contexte dans lequel Israël doit tenter de survivre face aux violentes attaques perpétrées contre ses citoyens et, trop souvent, contre son existence même.

     
     

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    t Qu'est-ce que la négation de la Shoah ?

    La Shoah a été une tentative délibérée et systématique d'exterminer le peuple juif tout entier. Les tentatives contemporaines de minimiser ou de nier cette tragédie, unique en son genre, profane la mémoire de ses millions de victimes.

    En 1933, Adolf Hitler arrive au pouvoir en Allemagne et établit un régime raciste dans lequel les juifs sont considérés comme des Untermenschen (sous-hommes) ne faisant pas partie du genre humain.

    Après avoir fomenté la Seconde Guerre mondiale en 1939, Hitler commença à mettre en oeuvre sa  solution finale  pour anéantir le peuple juif. Ses forces regroupèrent les juifs dans des ghettos et créèrent des camps de travail, de concentration et d'extermination, la plupart des autres juifs succombant à la famine et aux maladies délibérément provoquées. Des documents découverts après la guerre montrent qu'Hitler avait pour objectif d'exterminer tous les juifs du monde.


    ©Archives Yad Vashem /  Département filmes et photos 
    Rescapés du camp de concentration de Buchenwald camp

    Au cours des six années de la guerre, six millions de juifs - notamment 1,5 million d'enfants - furent assassinés par les nazis. L'extermination des juifs voulue par Hitler, réalisée avec une efficacité terrifiante, élimina un tiers de la population juive du monde. Ce génocide est unique par son ampleur, sa planification et sa mise en oeuvre. Il s'agissait de détruire les membres d'un peuple tout entier, où qu'ils se trouvent, simplement parce qu'ils étaient nés juifs. C'est pourquoi il porte un nom particulier : Shoah (en hébreu, catastrophe).

    Aujourd'hui, un peu plus de cinquante ans après, de nombreux antisémites nient que la Shoah ait eu lieu, ou tentent de minimiser la tragédie en affirmant qu'elle fut de bien moindre ampleur. Certains racistes souhaitent laver le nazisme de cette tache néfaste. D'autres pensent que l'Etat d'Israël a été créé à titre de compensation pour les juifs après la Shoah ; en niant qu'elle ait eu lieu, ils entendent priver Israël de son droit à l'existence. C'est pourquoi les négationnistes bénéficient d'un large soutien dans les pays arabes. En fait, pendant la Seconde Guerre mondiale, certains dirigeants arabes soutinrent les plans nazis visant à exterminer les juifs et certaines voix arabes se sont fait entendre dernièrement pour déplorer qu'Hitler n'ait pas terminé le travail.

    Ces dernières années, la négation de la Shoah revêt une nouvelle forme. Les contempteurs malveillants d'Israël, aussi bien à gauche qu'à droite de l'éventail politique, mettent souvent en parallèle les Israéliens et les nazis d'une part et Palestiniens et les juifs de l'autre. Il ne s'agit pas seulement d'une odieuse diffamation visant à délégitimer l'existence même d'Israël, c'est aussi une tentative de minimiser la Shoah. Par cette comparaison entre deux situations qui n'ont pas le moindre dénominateur commun, Israël est immoralement condamné et les souffrances des victimes de la Shoah sont banalisées.

    Abomination morale, la négation de la Shoah sous toutes ses formes ne doit en aucun cas être tolérée. Ce n'est qu'en se souvenant, en recueillant des documents et en commémorant la Shoah qu'on pourra garantir que rien de tel n'arrivera plus jamais aux juifs ou à un autre peuple.

     
     

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    t Pourquoi assiste-t-on à une recrudescence des incidents antisémites ?

    La campagne visant à délégitimer Israël s'est nettement intensifiée dégénérant en attaques antisémites et anti-israéliennes à travers le monde. De plus en plus, la frontière entre la critique légitime d'Israël et les attaques antisémites s'estompe.

    Depuis le début des violences de septembre 2000, Israël subit une campagne mondiale de délégitimation. Il est attaqué dans les médias et dans les forums internationaux, calomnié par les dirigeants politiques et par les intellectuels. Son droit même à l'existence est remis en cause, de même que son devoir fondamental de défendre ses citoyens. Les extrémistes de gauche et de droite se rejoignent dans leur haine de l'Etat juif.

    Ces attaques vont au-delà d'une critique justifiée qu'Israël, attaché avec ferveur à la démocratie, considère comme un élément du discours des Etats. Il n'est cependant pas légitime de vilipender Israël, de le désigner du doigt et d'exiger de lui qu'il se conforme à des normes impossibles, exigées d'aucun autre Etat.

    Les raisons de ce phénomène en plein essor sont nombreuses. Il est étroitement lié à la capacité des Palestiniens de vendre leur image de marque, celle de victimes impuissantes. Ils ont utilisé cette perception pour jouer sur les sentiments de ceux qui prônent les droits de l'homme (alors que les dirigeants et les terroristes palestiniens violent les droits de l'homme les plus élémentaires des innocentes victimes israéliennes du terrorisme et ceux de leur propre peuple). Une autre condamnation, s'inspirant de considérations plus idéologiques, est souvent avancée par ceux qui veulent ignorer toutes les transgressions des régimes totalitaires, quelle que soit leur énormité, tout en critiquant la moindre mesure défensive prise par les Etats démocratiques. Les attitudes antisémites traditionnelles, souvent sous couleur d'antisionisme, jouent également un rôle. Les positions tendancieuses des médias contribuent elles aussi puissamment à délégitimer Israël.

    Ces accusations lancées contre la légitimité d'Israël s'accompagnent d'attaques physiques contre des cibles juives dans le monde entier, notamment en Europe. Les incidents antisémites revêtent diverses formes : attentats à la bombe contre des synagogues et des écoles juives, vandalisme et profanation de cimetières juifs, menaces de mort et violences à l'encontre des juifs, agressions gratuites allant jusqu'au meurtre. Ces crimes perpétrés contre des individus juifs et des institutions communautaires juives sont souvent déguisés en actes  antisionistes .


    ©2002 Reuters 
    La synagogue de Djerba, Tunisie, après l'attentat à la bombe (11 avril 2002)

    Au Moyen-Orient, la situation est encore pire. Une virulente rhétorique anti-israélienne, devenue monnaie courante, s'est intensifiée. Les mythes antisémites et anti-israéliens, souvent entretenus par les gouvernements (par exemple les déclarations du président syrien Bashir Assad et du premier ministre de Malaisie Mahathir), sont volontiers acceptés par d'importants secteurs de la population de la région. Le flot incessant d'accusations scandaleuses et dénuées de tout fondement émanant des porte-parole palestiniens a considérablement contribué à grossir la vague d'antisémitisme. Il en est résulté, entre autres, un accroissement des attaques contre des cibles juives dans le monde arabe, parfois meurtrières comme l'attentat terroriste d'avril 2002 perpétré contre l'ancienne synagogue de Djerba, au cours duquel 12 touristes européens, 4 ressortissants arabes du pays et un juif ont été assassinés.

    Israël est extrêmement préoccupé par le récent essor de l'antisémitisme qui vise les communautés juives en Europe et ailleurs. Ce phénomène doit susciter l'inquiétude de tous les peuples civilisés. Israël appelle les gouvernements des pays où le fléau de l'antisémitisme se répand à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des communautés juives - et à traduire en justice les auteurs de ces déplorables attaques. L'incitation à l'antisémitisme - qu'il émane d'individus, d'organisations ou même de dirigeants de certains pays - doit être vigoureusement condamnée.

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    t La communauté internationale traite-t-elle Israël impartialement ?

    L'Etat d'Israël fait partie de la famille des nations et participe activement aux activités des organisations internationales. Alors que les Nations unies ont parfois adopté des résolutions fournissant une base susceptible de promouvoir la paix entre Israël et ses voisins, la plupart du temps, l'ONU a affiché une approche tendancieuse contre Israël.

    Israël est devenu le 59e membre des Nations unies le 11 mai 1949. Depuis lors, il a participé à toutes sortes d'activités de l'ONU et a contribué aux organes et aux agences de l'ONU se consacrant à la santé, au développement, au travail, à l'alimentation et à l'agriculture, à l'éducation et à la science. Israël joue également un rôle dans le travail des organisations non gouvernementales placées sous les auspices de l'ONU et traitant de sujets aussi divers que l'aviation, l'immigration, les communications, la météorologie, le commerce et le statut de la femme.

    Certaines résolutions de l'ONU revêtent une signification décisive pour Israël, entre autres, les résolutions du Conseil de sécurité 242 (22 novembre 1967) et 338 (22 octobre 1973) qui fournissent un cadre accepté pour le règlement du conflit arabo-israélien. Au cours des années, il est arrivé que l'ONU obtienne un arrêt des hostilités entre Israël et ses voisins arabes en nommant des médiateurs, en faisant adopter des accords de cessez-le-feu et d'armistice et en interposant des forces de l'ONU entre les adversaires.

    Par ailleurs, l'ONU a souvent été employée à mauvais escient et transformée en un champ de bataille partisan dans la campagne politique menée contre Israël par ses adversaires dans la région. Les 21 Etats arabes, avec l'aide des pays islamiques et du bloc non-aligné, constituent une  majorité automatique  pour les initiatives hostiles, garantissant l'adoption de résolutions anti-israéliennes à l'Assemblée générale et dans les autres forums de l'ONU.

    Depuis la fin de la guerre froide et avec la reprise du processus de paix israélo-arabe, les résolutions de l'Assemblée générale sur le Moyen-Orient ont reflété une approche un peu plus équilibrée. Le désaveu apporté en 1991 par l'Assemblée générale à l'infamante résolution de 1975 assimilant le sionisme au racisme en est un exemple. Israël a également été autorisé à participer plus régulièrement aux activités des Nations unies, du fait de sa récente admission dans un groupe régional (admission longtemps déniée à Israël et à Israël seul).

    Cependant, l'explosion de violence et de terrorisme palestiniens fin septembre 2000 et les trois années qui ont suivi ont en grande partie renversé cette tendance positive. Sur la scène internationale, les dirigeants palestiniens, les Etats arabes membres et leurs partisans à l'ONU cherchent à exploiter les troubles politiques à leur avantage, contre Israël. Comme par le passé, des résolutions tendancieuses anti-israéliennes sont souvent proposées et adoptées de façon éhontée. Il arrive même que des instances internationales, comme la Conférence mondiale de 2001 à Durban contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance, soient détournées de leur objectif et s'engagent dans une attaque antisémite en règle et violemment anti-israélienne. La Syrie, un Etat qui soutient le terrorisme, est devenue membre du Conseil de sécurité et aspire à utiliser ce forum comme un autre moyen de porter des coups à Israël. Trop souvent, malheureusement, les odieux préjugés anti-israéliens affichés par l'ONU jettent une ombre sur son intégrité et suscitent de sérieux doutes sur sa capacité à apaiser les tensions, sans parler de la possibilité de jouer un rôle constructif pour promouvoir une paix juste et authentique entre Israël et ses voisins arabes.

     
     

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    t Les médias couvrent-ils le conflit avec objectivité ?

    Dans bien des cas, la couverture du conflit du Moyen-Orient par les médias internationaux s'est avérée tendancieuse, injuste et partiale envers Israël.

    La presse moderne, en particulier les médias électroniques, ont la possibilité de transmettre une énorme quantité d'informations à des millions de personnes. La concurrence commerciale impose aux médias qu'ils fournissent une information rapide et concise. Cette compétition mène souvent à une description superficielle et simpliste d'une réalité qui est en fait complexe, comme celle qui prévaut au Moyen-Orient.

    La contradiction entre la nécessité de rendre compte de la réalité complexe du Moyen-Orient et l'exigence de fournir une information concise aussi simple (voire superficielle) que possible, aboutit souvent à une couverture faussée, déséquilibrée et injuste.

    Dans bien des cas, les médias ont tendance à décrire une situation complexe par des stéréotypes simples dans lesquels Israël est perçu comme jouant le rôle d'un  occupant  qui foule aux pieds les droits de l' occupé . Ce qui à son tour aboutit automatiquement à une description déformée d'Israël comme source de tous les maux du Moyen-Orient.

    La réalité est cependant bien plus compliquée. L'impartialité voudrait que la raison pour laquelle Israël contrôle les territoires soit examinée, comme devrait être le fait que, depuis 1948, le monde arabe appelle à la destruction d'Israël par tous les moyens possibles. Malheureusement, cette réalité, dans toutes ses implications, est difficile à transmettre dans un reportage télévisé qui ne dure que quelques secondes ou tout au plus quelques minutes.

    Les informations sur le Moyen-Orient donnent en général un instantané de quelques minutes des événements en cours. Les supports visuels peuvent fournir des images spectaculaires, mais, dans la plupart des cas, ils montrent un léger aperçu des circonstances plus larges dans lesquelles l'image a été montrée, sortant en fait souvent les événements de leur contexte.

    L'image d'un jeune Palestinien face à un tank israélien est une présentation médiatique qui émeut les téléspectateurs et qui se vend bien. Mais cette image est une grossière déformation de la réalité. Sur la photo, le tank est considéré comme représentant le  cruel et puissant occupant , l'incarnation d'un mal censé être la source du conflit du Moyen-Orient. La réalité est cependant bien plus complexe qu'une image captant un moment unique - dont l'avant et l'après n'est pas connu du téléspectateur. En outre, l'image et le commentaire qui l'accompagne disent généralement fort peu ou rien du tout sur le terrorisme palestinien qui est l'unique raison de la présence des tanks. Les médias parlent très peu des terroristes palestiniens qui agissent intentionnellement à partir des centres urbains. On montre peu comment les terroristes se mêlent à la population civile palestinienne, utilisant cyniquement les enfants et les autres civils comme des pions et des boucliers derrière lesquels ils lancent leurs attaques contre des Israéliens innocents. On parle fort peu, ou pas du tout des terroristes, sachant que les Forces de défense d'Israël feront tout ce qui est en leur pouvoir pour éviter de causer du tort aux civils innocents, même si cela met en péril la vie des soldats israéliens.

    Autre raison du déséquilibre de la couverture médiatique : du côté israélien, les représentants de la presse internationale travaillent dans une société ouverte et démocratique dans laquelle la liberté de la presse et la liberté d'expression sont garanties. En Israël, la presse internationale a accès à tous les sources d'information et à toutes les opinions de l'éventail politique démocratique. La société palestinienne, par contre, et les sociétés de la majeure partie du monde arabe ne bénéficient ni de la liberté d'expression, ni de la liberté de la presse. Dans ces sociétés, la possibilité de rapporter les événements de façon indépendante est quasiment inexistante et, par conséquent, la capacité de la presse étrangère à fournir des reportages authentiques, objectifs et crédibles est très limitée.

    Par le passé, un certain nombre d'incidents se sont produits au cours desquels les Palestiniens ont menacé de sanctionner les journalistes qui envisageaient de rapporter des événements susceptibles de causer du tort aux intérêts palestiniens. De même, dans d'autres cas, les Palestiniens ont accepté d'accorder à la presse une certaine  liberté  dans son travail sous réserve que les rapports correspondent aux points de vue et aux messages qu'ils entendent diffuser.

    Les médias internationaux ont émis de sévères critiques à l'encontre d'Israël pour avoir limité la liberté de mouvement des Palestiniens et leur avoir causé des désagréments aux barrages routiers installés dans les territoires par Tsahal depuis l'explosion de violence en septembre 2000. Les scènes montrées sur les écrans de télévision sont effectivement pénibles. Elles montrent des femmes et des enfants attendant, souvent un long moment, pour franchir les contrôles de sécurité aux barrages routiers. Ces reportages montrent une situation qui ne correspond qu'à une partie de la réalité, et ignorent pour la plupart le contexte, ainsi que le fait que ces barrages routiers ne sont imposés que pour empêcher des terroristes palestiniens d'atteindre la population civile israélienne. Ils ignorent également que le gouvernement israélien a l'obligation de défendre ses citoyens contre ceux qui se mettent en route pour se faire exploser et assassiner d'innocents passants dans les cafés, les autobus, les centres commerciaux et d'autres lieux publics à Tel Aviv, Jérusalem et d'autres villes israéliennes. En choisissant de montrer principalement les barrages routiers, les médias accordent-ils la considération voulue au droit des civils de vivre sans la menace du terrorisme et d'une mort violente ? La réponse est généralement négative.

    L'un des exemples les plus flagrants de l'approche partiale et injuste adoptée par de nombreux médias internationaux est fourni par la couverture des combats acharnés qui se sont déroulés en avril 2002 à Djénine entre soldats israéliens et terroristes palestiniens. Peu après les combats, la plupart des médias internationaux se hâtèrent de tirer des conclusions et les décrivirent comme un  massacre  de Palestiniens par les Israéliens. Israël fut aussi immédiatement accusé d'avoir détruit la ville de Djénine. Israël fut jugé et condamné par les medias avant même que les faits les plus fondamentaux soient connus. La plupart des médias internationaux reprirent intégralement la version de la propagande palestinienne. S'ils avaient vérifié les faits, les médias se seraient rendu compte que ce qui avait été décrit d'emblée comme un  massacre  était en réalité un combat au cours duquel 56 Palestiniens (dont l'immense majorité étaient des terroristes armés) avaient été tués, ainsi que 23 soldats israéliens. La prétendue  destruction de Djénine  s'avéra être un combat dans une petite partie de la ville (environ 100 mètres sur 100), pourcentage infime de l'ensemble de la ville.

    Dans les pires manifestations de partialité médiatique, notamment dans certaines caricatures et rubriques d'opinion, le langage et le contenu à l'égard d'Israël sont poussés à l'extrême. La légitimité même de l'existence d'Israël est remise en question et il arrive même que des stéréotypes et symboles antisémites, semblables à ceux qui stigmatisaient jadis le peuple juif, soient utilisés.

    Cependant, ce qui caractérise en général la partialité des médias internationaux est le double langage réservé à l'encontre d'Israël. Alors qu'en tant que démocratie, Israël accueille favorablement un contrôle légitime, les médias ne cessent de le scruter, sans commune mesure avec l'attention accordée à toute autre démocratie occidentale. Le fait qu'Israël soit menacé dans sa survie par une grande partie des pays de la région est totalement et injustifiablement ignoré. Ces pays, qui n'ont toujours pas accepté l'existence d'Israël en tant qu'Etat juif, sont eux-mêmes fort éloignés des normes les plus élémentaires de la démocratie et de la liberté. Par ailleurs, en critiquant presque tout ce que fait Israël pour combattre le terrorisme, les médias internationaux ignorent souvent le fait que d'autres démocraties occidentales ont souvent pris des mesures similaires, voire plus dures, lorsqu'elles se sont trouvées confrontées à des menaces visant leur sécurité nationale ou celle de leurs citoyens.

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    Questions fondamentales

    t Qu'est-ce que le sionisme ?

    Le sionisme est le mouvement de restauration de l'autodétermination du peuple juif dans sa patrie et la reprise de la souveraineté juive dans le Pays d'Israël.

    En l'an 70 de l'ère chrétienne, les Romains détruisirent le Temple et rasèrent la ville de Jérusalem, la capitale religieuse et administrative du peuple juif. L'indépendance prit fin et, au cours des décennies qui suivirent, la majeure partie des juifs furent exilés. Ils ne cessèrent jamais d'espérer un retour dans leur patrie et exprimaient leur nostalgie dans la prière et la littérature. A la fin du repas annuel de la Pâque, les juifs du monde entier répètent le voeu  L'an prochain à Jérusalem , et lors des mariages juifs, le fiancé récite  Si je t'oublie, Jérusalem, que ma droite me refuse son service  (Psaume CXXXVII).

    La relation des juifs avec le Pays d'Israël n'est pas évoquée seulement dans la prière. En fait, tout au long de l'histoire, la présence juive dans le Pays d'Israël a été ininterrompue.



    ©Bureau de presse du gouvernement d'Israël 
    David Ben Gourion proclame l'Indépandence d'Israël (14 mai 1948). Au-dessus de lui, photo Théodore Herzl.

    A la fin du XIXe siècle, alors que les mouvements nationaux prenaient forme en Europe et que l'antisémitisme se développait sur ce continent, un journaliste juif autrichien, Théodore Herzl, commença à organiser le mouvement national du peuple juif - le sionisme. Ce mouvement avait pour objectif une solution politique : un Etat indépendant pour le peuple juif. L'emplacement le plus naturel pour cet Etat était Sion ou le Pays d'Israël (Eretz Israël), la patrie du peuple juif.

    Herzl décrivit cette vision dans son livre L'Etat juif. Il envisageait un pays développé, prospère, dans lequel tous les habitants, juifs et non juifs, vivraient dans la paix et le calme. Cette vision et sa réalisation constituent le sionisme.

     
     

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    t Pourquoi Israël est-il un Etat juif ?

    L'Etat d'Israël est un Etat juif, en tout premier lieu, en considération du droit du peuple juif à disposer d'un Etat indépendant et en raison du lien historique et biblique entre le peuple juif et le Pays d'Israël (Eretz Israël). Il n'est pas d'autre pays dans lequel le peuple juif puisse affirmer son propre Etat indépendant et souverain.

    Bien que pendant 2 000 ans, le peuple juif ait langui le jour où il pourrait rétablir sa patrie nationale et ait prié à cette fin, ce droit n'a pu se concrétiser que par suite du réveil national du peuple juif vers la fin du XIXe siècle. Ce réveil, qui a conduit à la création du mouvement sioniste, a reçu une importante reconnaissance initiale dans la Déclaration Balfour de 1917 stipulant que le gouvernement britannique envisage  favorablement la création en Palestine d'un foyer national pour le peuple juif . Cette reconnaissance fut par la suite officiellement entérinée par la Société des nations en 1922.

    Le 29 novembre 1947, l'Assemblée générale de l'ONU adopta la résolution 181 appelant à mettre fin au mandant britannique sur la Palestine et à créer un Etat juif et un Etat arabe sur ce territoire. Les pays arabes rejetèrent la décision de l'ONU et déclenchèrent une guerre, tandis que le peuple juif célébrait cette résolution décisive. Le 14 mai 1948, David Ben Gourion proclama  l'indépendance d'un Etat juif en Eretz Israël, qui allait s'appeler l'Etat d'Israël . Le peuple juif exerçait ainsi son droit à l'autodétermination dans son propre pays.



    ©Bureau de presse du gouvernement d'Israël  /
    Nathan Alpert


    ©J.Malcolm 
    Immigrants originaires d'Ethiopie et de l'ex-Union soviétique arrivant en Israël

    Israël fut créé pour fournir une patrie indispensable au peuple juif qui avait été persécuté au cours des âges dans les autres pays. La Déclaration d'Indépendance stipule explicitement que  l'Etat d'Israël sera ouvert à l'immigration juive et au rassemblement des exilés.  Adoptée en 1950, la loi du Retour applique ce principe en instituant le droit de tout juif de s'installer en Israël et en offrant un refuge à tout juif fuyant la persécution. Tout juif est donc habilité à revenir dans sa patrie historique et à y être naturalisé.

    La loi du Retour n'est pas discriminatoire. Elle n'empêche pas les non juifs d'être naturalisés en Israël ; ils peuvent l'être en vertu d'autres lois.

    Conformément à sa Déclaration d'Indépendance, l'Etat d'Israël a été créé comme un Etat démocratique se fondant sur les principes de la séparation des pouvoirs, la liberté, l'égalité complète devant la loi pour tous ses habitants, indépendamment de toute considération de religion, race, sexe ou nationalité. Ces principes sont aujourd'hui appliqués.

    Il existe dans l'Etat d'Israël une importante minorité arabe constituant 19% de la population. Les habitants arabes de l'Etat d'Israël bénéficient de tous les droits civils et politiques, notamment la liberté d'expression, de religion et de culte. Ils participent aux élections en Israël et des représentants arabes sont élus au parlement israélien. Des Arabes israéliens occupent des postes de juge ou de maire et travaillent dans la fonction publique. Outre l'hébreu, l'arabe est une langue officielle de l'Etat.

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    t Quel est le statut de Jérusalem ?

    Jérusalem est une ville sainte pour les trois religions monothéistes : le judaïsme, le christianisme et l'islam. C'est le statut religieux de Jérusalem qui confère une telle signification à cette ville et à tout ce qui s'y produit. Israël reconnaît et garantit les droits de tous les fidèles et protège leurs lieux saints dans la ville et, en fait, dans l'ensemble du pays. En même temps, Jérusalem est la capitale de l'Etat d'Israël.

    Jérusalem revêt une signification très particulière pour le peuple juif. Elle est la capitale historique du peuple juif depuis que le roi David en a fait sa capitale en l'an 1004 avant l'ère chrétienne. Jérusalem est demeurée la capitale jusqu'à sa destruction par les Romains en 70 de l'ère chrétienne, date de la perte de l'indépendance juive.

    Jérusalem est le  coeur et l'âme  de l'identité spirituelle et des aspirations nationales du peuple juif. Chaque fois que les juifs ont été un peuple indépendant dans le Pays d'Israël, Jérusalem a été leur capitale. Au cours des siècles, excepté le peuple juif, aucun autre peuple n'a fait de Jérusalem sa capitale. Si elle est importante pour d'autres religions, Jérusalem est le centre de la religion juive.


    ©Sasson Tiram 
    Le parlement d'Israël, la Knesset

    L'indépendance juive a été recouvrée en 1948 lors de la création de l'Etat d'Israël. Peu après, la Knesset (le parlement d'Israël) a décidé que Jérusalem serait la capitale de l'Etat d'Israël. Par suite de cette décision, les institutions gouvernementales se trouvent à Jérusalem, notamment la résidence du président, les ministères, la Knesset et la Cour suprême.


    ©Sasson Tiram 
    La Vieille Ville de Jérusalem avec ses lieux saints juifs, chrétiens et musulmans

    En 1980, la Knesset a voté la  Loi fondamentale : Jérusalem, capitale d'Israël  qui inscrit sa décision dans la loi.

    La plupart des Etats ne respectent pas le droit souverain d'Israël à déterminer sa propre capitale et refusent de reconnaître Jérusalem comme la capitale du pays. Les raisons en sont essentiellement politiques et sont contraires aux principes du droit international. Israël bénéficie du même droit que tout autre pays à déterminer le choix de sa capitale et il a exercé ce droit en choisissant Jérusalem.


     
     

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    t Quel est le statut des territoires ?

    Israël a pris le contrôle de la Cisjordanie et de Gaza en 1967 au cours d'une guerre d'autodéfense. Par la suite, durant près de 25 ans, les Palestiniens ont rejeté toute proposition israélienne, manquant les occasions les unes après les autres de résoudre pacifiquement le conflit par la négociation. Tant que le futur statut de la Cisjordanie et de Gaza est sujet à négociation, la revendication d'Israël concernant ces territoires contestés n'a pas moins de valeur que celle des Palestiniens.


    Les communautés juives du Pays d'Israël, de l'Antiquité à l'époque contemporaine

    L'actuelle présence d'Israël en Cisjordanie et dans la bande de Gaza remonte à 1967, année de la guerre des Six Jours. Ces territoires constituent cependant le berceau de la civilisation juive à l'époque biblique et des communautés juives y vécurent pendant plusieurs milliers d'années. L'Israël d'aujourd'hui est étroitement lié à de nombreux sites historiques situés en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. Mais la revendication d'Israël ne se fonde pas seulement sur ses liens anciens, ses croyances religieuses et ses impératifs sécuritaires ; elle s'appuie également sur le droit international et la coutume.

    Il importe de rappeler qu'Israël n'a commencé à contrôler ces territoires que par suite d'une guerre d'autodéfense menée alors que son existence même était menacée. Le contrôle s'est poursuivi par suite de l'intransigeance des voisins arabes d'Israël qui ont constamment rejeté les nombreuses offres de paix d'Israël, notamment son message délivré dans le sillage de la guerre des Six Jours selon lequel il était disposé à échanger la majeure partie des territoires en échange de la paix. L'Egypte en 1979 et, en 1994, la Jordanie finirent par signer des traités de paix avec Israël. Mais les Palestiniens n'y sont toujours pas résolus.

    Il a été affirmé que la présence d'Israël dans les territoires viole la résolution 242 adoptée en 1967 par le Conseil de sécurité de l'ONU, l'une des pierres angulaires du processus de paix. Cette allégation ignore la formulation et l'intention de la résolution 242. Réalisant que les frontières d'avant 1967 étaient indéfendables, les auteurs de cette résolution ont délibérément choisi d'utiliser l'expression retrait  de territoires  (et non  de tous les territoires  comme le prétendent les Palestiniens) en vue d'indiquer la nécessité de modifier ultérieurement les frontières.

    En outre, la résolution 242 et la résolution 338 de 1973 imposent des obligations aux deux parties. Les régimes arabes ne peuvent pas exiger qu'Israël se retire unilatéralement, alors qu'ils négligent leurs propres responsabilités et la nécessité de négociations. Ils oublient délibérément le fait que la résolution 242 appelle à  la cessation de toutes assertions de belligérance ou de tous états de belligérance  et au  droit de vivre en paix à l'intérieur de frontières sûres et reconnues à l'abri de menaces ou d'actes de force. 

    La présence d'Israël dans les territoires est souvent qualifiée d' occupation . Or, en droit international, il y a occupation lorsque des territoires ont été pris à une souveraineté reconnue. La domination jordanienne en Cisjordanie et la domination égyptienne dans la bande de Gaza de 1948 à 1967 résultaient d'une guerre d'agression visant à détruire le nouvel Etat juif. Leurs attaques violaient manifestement la résolution 181 de l'Assemblée générale de l'ONU (également désignée sous l'expression  plan de partage ). En conséquence, la conquête des territoires par l'Egypte et la Jordanie n'a jamais été reconnue par la communauté internationale. Etant donné qu'aucun de ces territoires ne se trouvait antérieurement sous une souveraineté légitime, en droit international, ces régions ne peuvent être considérées comme occupées et le qualificatif qui leur convient le mieux est celui de territoires contestés.

    Les porte-parole palestiniens non seulement affirment que le territoire est occupé, mais ils soutiennent en outre que l'occupation est - par définition - illégale. Le droit international n'interdit cependant pas des situations d'occupation. Il tente plutôt de réglementer de telles situations par des accords et des conventions internationales. Les affirmations selon lesquelles la prétendue  occupation  israélienne est illégale - sans considérer sa cause ou les facteurs qui conduisent à sa perpétuation - sont dénuées de tout fondement, y compris en droit international.

    Les efforts des Palestiniens pour présenter la présence d'Israël en Cisjordanie et dans la bande de Gaza comme la cause première du conflit ignore l'histoire. Le terrorisme palestinien est antérieur au contrôle des territoires par Israël (et à l'existence même de l'Etat d'Israël). L'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a été créée en 1964, trois ans avant le début de la présence d'Israël dans les territoires. En outre, le terrorisme palestinien a souvent connu des sommets aux époques où un règlement négocié était à portée de main, que ce soit à l'apogée du processus d'Oslo au milieu des années 1990 ou après les propositions de paix sans précédent présentées par Israël à Camp David et à Taba en l'an 2000.

    La Cisjordanie et la bande de Gaza constituent un territoire contesté faisant l'objet de revendications rivales qui doivent être résolues au cours de négociations. Le statut définitif de ces territoires contestés ne peut être déterminé que par des négociations entre les parties. Les tentatives d'imposer une solution par le terrorisme sont moralement indéfendables et ne font qu'encourager davantage la violence et la terrorisme.

     
     

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    t Les implantations israéliennes sont-elles légales ?

    Les localités israéliennes de Cisjordanie et de la bande de Gaza sont légales aussi bien en vertu du droit international que d'après les accords conclus entre Israël et les Palestiniens. Les affirmations contraires ne sont que des tentatives de fausser le droit à des fins politiques. Cependant, quel que soit le statut des localités, leur existence ne peut en aucun cas justifier le terrorisme.

    Les Palestiniens affirment souvent que l'activité de peuplement est illégale et appellent Israël à démanteler chaque localité. Par contre, en Israël, Arabes et juifs vivent côte à côte ; en fait, les Arabes israéliens, qui représentent 19% de la population d'Israël sont citoyens du pays et bénéficient de droits égaux.

    L'appel des Palestiniens à effacer toute présence juive des territoires contestés n'est pas seulement discriminatoire et moralement répréhensible ; elle n'a aucun fondement en droit ou dans les accords conclus entre Israéliens et Palestiniens.

    Les divers accords conclus entre Israël et les Palestiniens depuis 1993 ne contiennent aucune interdiction de construire ou d'étendre des localités. Au contraire, ils précisent clairement que la question des implantations sera abordée lors des négociations sur le statut permanent qui auront lieu dans la phase finale des négociations de paix. Les parties reconnaissent expressément que l'Autorité palestinienne n'a aucune compétence et aucun contrôle sur les localités ou les Israéliens, tant qu'un accord sur le statut définitif n'a pas été conclu.

    Il a été allégué, dans l'accord intérimaire israélo-palestinien, qu'une clause prohibant les mesures unilatérales modifiant le statut de la Cisjordanie et de la bande de Gaza implique une interdiction de l'activité de peuplement. Cette position est peu honnête. L'interdiction de procéder à des actes unilatéraux était destinée à garantir qu'aucune des parties ne prendrait des mesures susceptibles de modifier le statut juridique de ce territoire (par exemple l'annexion ou la proclamation unilatérale d'un Etat), en attendant l'issue des négociations sur le statut permanent. La construction de maisons n'a aucun effet sur le statut définitif de la région dans son ensemble. Si cette interdiction devait être appliquée à la construction, cela aboutirait à l'interprétation déraisonnable qu'aucune des parties n'est autorisée à construire des logements pour répondre aux besoins de ses populations respectives.

    Etant donné que la revendication israélienne sur ces territoires est juridiquement fondée, il est tout aussi légitime pour les Israéliens d'édifier leurs localités que pour les Palestiniens de construire les leurs. Cependant, par esprit de compromis, les gouvernements israéliens successifs ont indiqué leur volonté de négocier la question et ont accepté un gel volontaire de la construction de nouvelles localités, mesure destinée à inspirer la confiance. L'actuel gouvernement du premier ministre Ariel Sharon a officiellement déclaré qu'il ne fonderait aucune nouvelle localité, tout en s'engageant à répondre aux nécessités des localités existantes (Article 2.11, Principes généraux du 30e gouvernement d'Israël, février 2003).

    Israël a fondé ses localités de Cisjordanie et de la bande de Gaza en conformité avec le droit international. Il a été affirmé que les localités violaient l'article 49 de la quatrième convention de Genève de 1949, qui interdit à un Etat d'expulser ou de transférer  des parties de sa propre population dans le territoire qu'il occupe . Cette allégation n'a cependant pas de validité en droit.

    Bien qu'ayant volontairement pris sur soi de respecter les clauses humanitaires de la quatrième convention de Genève, Israël soutient que cette convention (qui traite de l'occupation de territoires) ne s'applique pas à la Cisjordanie et à la bande de Gaza. Puisqu'il n'existait aucune souveraineté reconnue en droit international dans les territoires avant la guerre des Six Jours, leur statut n'a pu devenir celui de  territoires occupés  lorsqu'ils sont passés sous le contrôle d'Israël.

    D'ailleurs, même si la quatrième convention de Genève s'appliquait aux territoires, l'article 49 ne saurait concerner les localités juives de Cisjordanie et de la bande de Gaza.

    Cette convention a été rédigée immédiatement après la Seconde Guerre mondiale, dans le contexte des transferts de population en masse réalisés à cette époque. Comme le confirme le commentaire officiel de la Croix Rouge internationale sur cette convention, l'article 49 (intitulé  Expulsions, transferts, évacuations ) était destiné à empêcher le transfert de populations par la force, épargnant ainsi un déplacement à la population locale. Israël n'a pas transféré par la force ses civils dans les territoires et la convention n'interdit aucunement aux individus de choisir à leur guise leur lieu de résidence. En outre, ces localités n'ont pas pour objet de déplacer les habitants arabes et cela ne se produit guère dans la pratique. D'après des études indépendantes, les zones construites des localités (sans compter les routes ou lotissement voisins non peuplés) représentent environ 3% de l'ensemble du territoire de la Cisjordanie.

    L'affectation par Israël de terres à des localités respecte toutes les règles et toutes les normes du droit international. Les terrains privés ne sont pas réquisitionnés pour la création de localités, lesquelles ne peuvent être situées que sur des terres domaniales. Des enquêtes approfondies sont effectuées pour s'assurer que les localités prévues n'empiètent pas sur des propriétés privées. En outre, toute activité de peuplement est soumise au contrôle de la Cour suprême d'Israël (siégeant comme Haute cour de justice) et tout habitant des territoires lésé, y compris les habitants palestiniens, peut interjeter appel directement à cette cour.

    La quatrième convention de Genève n'était certainement pas destinée à empêcher des individus d'habiter sur leurs terres ancestrales ou sur des terrains qui leur avaient été pris illégalement. De nombreuses localités israéliennes actuelles ont été créées sur des sites où vivaient, dans les générations précédentes, des communautés juives en Cisjordanie (Judée et Samarie) et à Gaza, exprimant la profonde relation historique et religieuse du peuple juif avec sa terre. Nombre de lieux saints juifs, parmi les plus anciens, notamment le Caveau des patriarches (le site funéraire d'Abraham, Isaac et Jacob) et le Tombeau de Rachel, sont situés dans ces régions. Des communautés juives, comme celle de Hébron (où vivaient des juifs jusqu'aux massacres de 1929) ont perduré au cours des siècles.

    D'autres localités, comme celles du bloc Goush Etzion en Judée, furent fondées avant 1948, en vertu du mandat britannique entériné par le droit international. Le droit des juifs à s'installer dans toutes les parties du Pays d'Israël fut reconnu pour la première fois par la communauté internationale dans le mandat sur la Palestine accordé en 1922 par la Société des nations. Ce mandat avait pour objectif de faciliter la création d'un foyer national juif dans l'ancienne patrie du peuple juif. L'article 6 du mandat prévoit effectivement un  peuplement dense par les juifs dans le pays, notamment sur les terres domaniales n'étant pas d'utilité publique. 

    Durant plus d'un millier d'années, le peuplement juif en Cisjordanie fut interdit une seule fois, sous l'occupation jordanienne (1948-1967) après une incursion armée en Israël. Durant cette période de domination jordanienne, qui ne fut pas reconnue par la communauté des nations, la Jordanie supprima toute présence juive en Cisjordanie (comme le fit l'Egypte dans la bande de Gaza) et déclara que la vente de terres aux juifs était un crime capital. Il est inadmissible que ce scandale puisse invalider le droit des juifs à construire des logements dans ces régions et, en conséquence, les titres de propriété déjà acquis sur la terre conservent à ce jour leur validité.

    Comme l'a écrit l'ancien sous-secrétaire d'Etat américain aux Affaires étrangères, le professeur Eugène Rostow :  Le droit des juifs à s'installer dans la région équivaut à tous égards à celui de la population locale à y vivre.  (AJIL, 1990, vol. 84, p. 72)

    En conclusion, l'argument maintes fois répété sur  l'illégalité  des localités israéliennes n'a aucune base juridique ou concrète, que ce soit en vertu du droit international ou des accords conclus entre Israël et les Palestiniens. De telles accusations ne peuvent être inspirées que par des considérations politiques. Rappel important, une revendication politique, quelle qu'elle soit - notamment celle qui concerne les localités - ne peut en aucun cas justifier les attentats terroristes contre des civils innocents.

     
     

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    t Comment les valeurs démocratiques sont-elles protégées en Israël ?

    La Déclaration d'Indépendance d'Israël (mai 1948) proclame que l'Etat d'Israël sera fondé sur la liberté, la justice et la paix, conformément aux visions des prophètes d'Israël ; il assurera la totale égalité des droits sociaux et politiques à tous ses habitants, sans considération de religion, de race ou de sexe ; il assurera la liberté de religion, de conscience, de langue, d'éducation et de culture ; il garantira les lieux saints de toutes les religions ; et il respectera les principes de la charte des Nations unies.



    ©Bureau de presse du gouvernement d'Israël
    La Déclaration d'Indépendance d'Israël

    Israël ne dispose pas d'une constitution écrite. La Knesset a cependant adopté une série de lois fondamentales appelées à être regroupées un jour en une constitution. La loi fondamentale de 1992 sur la Dignité et la liberté de l'homme stipule explicitement que les droits de l'homme seront interprétés dans l'esprit des principes de la Déclaration d'Indépendance. Sans constituer un document juridiquement contraignant, cette Déclaration est reprise dans l'interprétation des lois par la Cour suprême. Il incombe à cette cour, gardien de la démocratie israélienne, de protéger les droits civils et humains.

    Outre les lois fondamentales, un corpus de lois a été élaboré au cours des années protégeant les libertés civiles, notamment la liberté d'expression, la liberté d'association, la liberté de culte et l'égalité. Comme dans les autres démocraties occidentales, ce sont des valeurs fondamentales en Israël.


    ©Sasson Tiram 
    Les sièges de la démocratie en Israël : Cour suprême et la Knesset

    En l'absence de Déclaration des droits de l'homme, la Cour suprême a considérablement contribué à la protection des libertés civiles et à l'autorité de la loi. A titre de Haute cour de justice et agissant en tant que tribunal de première et dernière instance, la Cour suprême reçoit également les requêtes adressées par des individus pour demander réparation contre toute instance gouvernementale ou tout agent de l'Etat. Ces requêtes jouent un rôle important pour garantir les droits de l'homme, aussi bien pour les citoyens israéliens que pour les Palestiniens en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.



    ©Bureau de presse du gouvernement d'Israël
    Elections à la 16e Knesset en 2003 : un bureau de vote à Shoham

    Outre son système juridique très respecté, Israël possède toutes les institutions formelles et informelles garantissant le respect des valeurs démocratiques. Des élections libres et indépendantes aboutissent à la désignation d'autorités locales et nationales reflétant la volonté du peuple. La séparation des pouvoirs prévaut entre les trois branches du gouvernement : l'exécutif, le législatif (la Knesset) et le judiciaire. Des organismes de contrôle sont en outre intégrés au système, comme dans toute autre démocratie authentique.

    Les médias d'Israël bénéficient d'une liberté totale et fonctionnent comme instance de contrôle du gouvernement. Un grand nombre d'organisations non gouvernementales surveillent également la moindre atteinte aux droits de l'homme.

    Les citoyens d'Israël jouissent de tous les droits et de tous les privilèges qui reviennent aux ressortissants de toute autre démocratie occidentale moderne. Les Israéliens, aussi bien arabes que juifs, ont le droit de vote et sont éligibles, ils bénéficient de la liberté de culte, peuvent adresser des pétitions au gouvernement et aux tribunaux si nécessaire et exprimer leurs opinions ouvertement et sans crainte. Israël est le seul pays du Moyen-Orient où Arabes et juifs disposent de droits égaux en vertu de la loi et bénéficient de tous les avantages de la démocratie.

     
     
     
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    Voir aussi
       palestinian violence and terrorism since september 2000
       qu'est-ce qui a commence - le terrorisme ou  l'occupation  ?
       sauver des vies: la clôture de sécurité d'israël
       Sauver des Vies: La clôture antiterroriste d'Israël- Réponses à quelques questions
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