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Réponses à des questions courantes: La violence et le terrorisme palestinien

5 Aug 2002
 
  Réponses à des questions courantes sur :
  • La violence et le terrorisme palestinien
  • La guerre internationale contre le terrorisme

    (Mise à jour - août 2002)

  • Qu'est-ce qui a déclenché la vague de violence et de terrorisme palestiniens en septembre 2000 ?
  • Les affirmations palestiniennes selon lesquelles  l'occupation  a provoqué la violence sont-elles fondées ?
  • Pourquoi la violence ne cesse-t-elle pas ?
  • En quoi a consisté l'opération  Rempart  ?
  • Que s'est-il passé à Djénine ?
  • Israël fait-il un usage excessif de la force dans sa riposte à la violence et au terrorisme ?
  • Pourquoi les palestiniens affirment-ils avoir subi davantage de pertes qu'Israël ?
  • Pourquoi tant d'enfants sont-ils atteints dans ce conflit ?
  • Qu'en est-il des profanations des lieux saints ?
  • Quel est le lien entre la violence palestinienne et la recrudescence d'incidents anti-israéliens et antisémites dans la region et dans le monde ?
  • Les attentats terroristes du 11 septembre contre les Etats-Unis sont-ils liés au soutien américain à Israël ?
  • Comment le terrorisme palestinien menace-t-il des états non impliqués directement dans le conflit ?
  • Quel est le statut légal des localités juives des territoires ?
  • Quelle est la position d'Israël sur la revendication palestinienne du  droit au retour  ?
  • Comment le terrorisme palestinien affecte-t-il la situation économique de l'ensemble de la population palestinienne ?
  • Comment parvenir à une solution pacifique ?


    t Qu'est-ce qui a déclenché la vague de violence et de terrorisme palestiniens en septembre 2000 ?

    Contrairement à ce qu'affirment les Palestiniens, ce n'est pas la visite d'Ariel Sharon, alors chef de l'opposition, sur le mont du Temple à Jérusalem, fin septembre 2000, qui a provoqué l'explosion de violence palestinienne. La vague de terrorisme résulte en fait d'une décision stratégique palestinienne d'utiliser au premier chef la violence plutôt que les négociations pour promouvoir leur cause politique.

    Burning of police station, Lion's  
    Gate, Jerusalem (Oct 6, 2000)

    Contrairement à ce qu'affirment les Palestiniens, ce n'est pas la visite d'Ariel Sharon, alors chef de l'opposition, sur le mont du Temple à Jérusalem, fin septembre 2000, qui a provoqué l'explosion de violence palestinienne. La vague de terrorisme résulte en fait d'une décision stratégique palestinienne d'utiliser au premier chef la violence - plutôt que les négociations - pour promouvoir leur cause politique.

    Les négociations de paix israélo-palestiniennes ont commencé en septembre 1993 sur la base de l'engagement explicite du chef de l'OLP Yasser Arafat de renoncer au terrorisme et d'uvrer pour une solution négociée. Malheureusement, à l'automne 2000, les dirigeants palestiniens ont violé cet engagement et pris la décision stratégique de poursuivre la violence plutôt que la négociation - plusieurs mois avant la visite du mont du Temple. Les responsables palestiniens en ont eux-mêmes fait état dans des déclarations aux médias en langue arabe. Le 6 décembre 2000, le quotidien palestinien semi-officiel Al-Ayyam rapportait :

    "S'adressant à un symposium à Gaza, le ministre palestinien des Communications, Imad Al-Falouji, a confirmé que l'Autorité palestinienne avait entamé des préparatifs pour déclencher l'actuelle Intifada dès la fin des négociations de Camp David, et ce conformément aux instructions du président Arafat en personne. M. Falouji a poursuivi qu'Arafat avait lancé cette Intifada comme une étape ultime de l'immuable position palestinienne dans les négociations, et pas seulement comme une protestation contre la visite sur le mont du Temple du chef de l'opposition israélienne Ariel Sharon."

    De façon plus significative, en avril 2001, la commission Mitchell (officiellement désignée sous le nom de mission d'information de Charm el-Cheikh) a fait voler en éclat le mythe de  la visite du mont du Temple . Cette commission, composée de dirigeants américains et européens et dirigée par l'ancien sénateur américain George Mitchell, a mené une enquête approfondie sur les causes de la violence qui a éclaté en septembre 2000 et rejeté l'affirmation palestinienne concernant le mont du Temple. Il s'est avéré patent que les véritables causes de l'actuelle situation résidaient dans le refus par les Palestiniens du concept de règlement pacifiquement négocié des conflits.

    Le conflit actuel a été initié de façon délibérée et est attisé par le leadership palestinien comme choix stratégique de leur part. Ceci était vrai dès les premiers jours du conflit, et cela reste vrai aujourd'hui. C'est pourquoi, Yasser Arafat et l'Autorité palestinienne ont :

  • utilisé les médias officiels palestiniens pour inciter la société palestinienne à la violence contre Israël et les Israéliens.

  • autorisé la milice du Tanzim (organe du Fatah, faction de l'OLP) à tirer sur des civils et soldats israéliens avec des armes fournies par l'Autorité palestinienne.

  • libéré des dizaines de terroristes du Hamas et du Djihad islamique, donnant le feu vert à ces organisations pour perpétrer des attentats contre d'innocents citoyens israéliens. Cette politique des dirigeants palestiniens a mené à une série d'attentats sanglants : voitures piégées et kamikazes dans les villes israéliennes ; tirs et embuscades sur les routes contre des véhicules de commerce, des voitures particulières et des cars scolaires.


    t Les affirmations palestiniennes selon lesquelles  l'occupation  a provoqué la violence sont-elles fondées ?

    Contrairement à ce qu'affirment les Palestiniens, la fin de ce qu'ils considèrent comme une  occupation  ne constitue pas la principale pomme de discorde, puisque cette question aurait pu être réglée de façon équitable par les négociations en cours au moment où les violences ont commencé en septembre 2000.

    Après que le rapport de la commission Mitchell ait établi que les porte-parole palestiniens ne pouvaient plus imputer la violence à la visite sur le mont du Temple, les Palestiniens ont commencé à affirmer que la violence était une réponse à  l'occupation  par Israël de la Cisjordanie et de Gaza.

    Cette affirmation ignore les événements survenus avant et après 1967 - date à laquelle Israël prit le contrôle de ces territoires au cours d'une guerre d'auto-défense - événements qui prouvent que ce n'est pas  l'occupation  qui est à l'origine du terrorisme palestinien. Non seulement le terrorisme palestinien est antérieur à la présence d'Israël dans les territoires, mais il s'est souvent intensifié, par exemple en 1996, au moment même où le processus de paix était le plus dynamique et où la fin de  l'occupation  semblait à portée de main. De tels actes de terrorisme montrent à l'évidence que les terroristes palestiniens ne luttent pas contre  l'occupation  - ils s'opposent à une paix de compromis.

    L'actuelle vague de violence a commencé peu après que d'intenses négociations aient été menées au plus haut niveau en vue de trouver une solution permanente au conflit israélo-palestinien. En juillet 2000, un sommet pour la paix au Moyen-Orient fut organisé à Camp David à l'initiative du président américain Bill Clinton, avec la participation du président de l'Autorité palestinienne [AP], Yasser Arafat et du premier ministre israélien Ehoud Barak. Etant donné la nature du conflit, un règlement négocié n'aurait pu être obtenu que si les deux parties avaient fait preuve de souplesse au cours de ce sommet. Israël exprima sa volonté de procéder à des compromis d'une portée sans précédent afin de parvenir à un règlement applicable et durable. Cependant, malgré cette bonne volonté, lorsqu'il devint clair pour les dirigeants palestiniens qu'un compromis réciproque était nécessaire et qu'Israël ne pourrait pas accéder à chacune des exigences palestiniennes, l'AP choisit de rompre les négociations sans proposer la moindre alternative de son cru. Le sommet fut donc ajourné et le président Clinton attribua carrément l'échec des négociations à Arafat.

    ©2000 Reuters 
    Armed Palestinians line up with their weapons in a rally in Nablus (Oct 10, 2000)

    Il est évident que l'actuelle vague de terrorisme palestinien qui a commencé dans le sillage de l'échec du sommet de Camp David, n'a rien à voir avec une action palestinienne spontanée de  résistance à l'occupation . C'est en fait tout le contraire : ce recours à la violence constitue une tentative désespérée du leadership palestinien de recouvrer la sympathie du monde après les critiques répétées dont il fut l'objet pour avoir rejeté les propositions de paix d'Israël à Camp David. Ainsi, la violence a été suscitée non pas par  l'occupation , mais par le rejet palestinien des négociations mêmes qui auraient résolu la question pacifiquement par un compromis.

    En fait, dans les négociations menées entre Israël et les Palestiniens depuis septembre 1993, Israël s'est montré extrêmement compréhensif envers les aspirations palestiniennes en Cisjordanie et à Gaza. Israël a négocié la création d'une AP élue qui a progressivement étendu ses compétences et ses pouvoirs. Après des retraits israéliens considérables, l'Autorité palestinienne administrait une importante partie du territoire et 98% de la population de Cisjordanie et de Gaza.

    Mais Israël ne s'est pas arrêté là. Au sommet de Camp David de juillet 2000, puis à nouveau lors des négociations de Taba en janvier 2001, le gouvernement israélien a informé les Palestiniens de son intention de procéder à d'importants compromis stratégiques, historiques et politiques afin de parvenir à la paix. Les déclarations de responsables palestiniens dénigrant ces propositions sans précédent ont été réfutées par la plupart des personnalités impliquées dans les négociations. Au cours de son interview télévisée du 22 avril 2002, l'ancien envoyé spécial des Etats-Unis Denis Ross a qualifié l'argument selon lequel la Cisjordanie serait divisée en cantons de  totalement faux , en soulignant que le territoire proposé était  d'un seul tenant .

    Israël a cherché à résoudre ses différends avec les Palestiniens à la table des négociations, mais l'AP n'a pas voulu renoncer à sa stratégie de la lutte armée. La décision prise par les Palestiniens d'avoir recours à la violence a miné les fondements du processus de paix, à savoir que la solution devait reposer sur un compromis plutôt que sur l'intransigeance, et sur les négociations plutôt que sur la violence.

    Le recours aux attentats terroristes perpétrés contre des civils est injustifiable, a fortiori lorsqu'un processus de négociation est en cours pour résoudre les questions en litige. L'occasion avait été offerte à l'Autorité palestinienne de résoudre le conflit par des négociations et par un compromis, et d'amener de substantiels avantages à sa population. Or, le rameau d'olivier tendu par Israël a été accueilli par une grêle de balles et un déluge d'attentats-suicides. Malgré les énergiques dénégations palestiniennes, la décision délibérée de l'AP d'utiliser la violence au service de sa politique est l'unique source de la vague de violence et de terrorisme qui a débuté en septembre 2000.


  •  
     
    t Pourquoi la violence ne cesse-t-elle pas ?

    Il n'y a pas de  cycle de la violence , mais plutôt une violente action palestinienne suivie par une réaction défensive de la part d'Israël. La violence ne peut pas prendre fin tant que les Palestiniens ne renoncent pas au terrorisme et ne permettent pas la reprise des négociations pacifiques.

    D'aucuns affirment qu'Israéliens et Palestiniens sont engagés dans un  cycle de la violence . Selon cette logique, des mesures unilatérales adoptées par Israël pourraient mettre fin à ce cycle. Cette théorie ignore cependant la caractéristique principale du conflit - l'action violente palestinienne est suivie par la réaction défensive israélienne. Si la violence et le terrorisme palestiniens prenaient fin, Israël n'aurait aucune raison de prendre des contre-mesures défensives.

    L'actuel affrontement, délibérément déclenché, qui continue à être entretenu par les dirigeants palestiniens, constitue de leur part un choix stratégique. C'était le cas dès les premiers jours de la crise et cela demeure vrai aujourd'hui. Yasser Arafat et l'Autorité palestinienne :

  • ont autorisé la milice Tanzim (un organe de la faction du Fatah de l'OLP de Yasser Arafat) à tirer sur des civils et des soldats israéliens avec des armes fournies par l'Autorité palestinienne, et à réaliser des attentats à la bombe contre des Israéliens avec des explosifs provenant des dépôts d'armes de l'AP ;

  • ont financé des activités et des infrastructures terroristes. Les documents saisis pendant l'Opération  Rempart  fournissent des détails sur le financement apporté à la milice Tanzim et aux Brigades des Martyrs al-Aqsa du Fatah. Les fonds ont été versés directement aux terroristes, ainsi que pour l'acquisition de bombes et d'armes ;

  • n'ont rien fait pour démanteler l'infrastructure terroriste qui s'est développée dans le territoire placé sous le contrôle de l'Autorité palestinienne et servant en permanence de refuge aux organisations terroristes comme le Hamas et le Djihad islamique ;

  • n'ont investi aucun effort pour arrêter les responsables directs des attentats terroristes ;

  • ont libéré plusieurs dizaines de terroristes du Hamas et du Djihad islamique déjà incarcérés dans des prisons palestiniennes, signalant ainsi à ces organisations qu'elles avaient le feu vert pour lancer des attentats contre des citoyens israéliens ;

  • ont refusé de saisir les armes détenues illégalement comme le stipulent les accords israélo-palestiniens en vigueur. L'Autorité palestinienne a au contraire tenté d'introduire en fraude et de produire sur place en quantité considérable des armes et des munitions illégales, notamment des armes lourdes comme des mortiers et des roquettes Katiouchas ;

  • ont utilisé leurs médias officiels pour inciter les Palestiniens, en particulier les enfants, à poursuivre la violence contre Israël ;

  • ont favorisé le culte du héros s'attachant aux auteurs d'attentats-suicides, encourageant ainsi d'autres personnes à suivre leur exemple ;

  • ont profité de chaque tentative d'Israël de faciliter la vie quotidienne aux Palestiniens pour lancer de nouveaux attentats contre des civils israéliens.


    ©2002 Zoom 77 
    Suicide bombing in Jerusalem bus
    (June 18, 2002)

    Cette politique des dirigeants palestiniens a conduit à des actes terroristes sanglants en série, notamment des attentats-suicides et des voitures piégées, ainsi que des tirs depuis une voiture en marche et des embuscades sur le bord des routes visant des familles entières dans leurs voitures, des véhicules utilitaires et même des cars de ramassage scolaire. Depuis septembre 2000, le Tanzim-Fatah et la Brigade des martyrs al-Aqsa ont, à eux seuls, perpétré ou tenté de perpétrer plus de 1 500 attentats terroristes.

    En vertu des accords signés avec Israël, l'Autorité palestinienne s'était engagée à mettre fin à la violence, à arrêter les terroristes, à démanteler l'infrastructure terroriste, à confisquer les armes détenues illégalement et à cesser toute incitation à la violence. Cependant, au cours des années qui ont suivi la signature des accords d'Oslo en 1993, l'AP n'a rien fait pour tenir son engagement de mettre fin au terrorisme. Au contraire, les dirigeants palestiniens ont activement encouragé et soutenu les activités terroristes. De toute évidence, la poursuite de la violence ne s'explique pas par l'incapacité de l'Autorité palestinienne à empêcher le terrorisme, mais par son désir qu'il en soit ainsi.

  •  
     

    t En quoi a consisté l'opération  Rempart  ?

    Dans les derniers jours du mois de mars 2002, Israël a été acculé à se défendre contre une vague d'attentats terroristes sans précédent. L'opération  Rempart  visait à mettre fin aux attentats quasi quotidiens perpétrés contre des civils, un terrorisme tellement meurtrier qu'aucun Etat souverain ne pourrait s'abstenir de réagir.

    Vers la fin du mois de mars 2002, la population israélienne avait déjà subi 18 mois de violence et de terrorisme palestiniens ininterrompus. Rien cependant ne l'avait préparée à la vague de tirs, d'attentats sur les bords des routes et d'attentats-suicides incessants qui déterminèrent l'opération  Rempart .


    ©2002 Reuters 
    Passover seder suicide bombing in Netanya (Mar 27, 2002)

    L'action terroriste la plus considérable de cette période fut indubitablement l'attentat-suicide perpétré le 27 mars contre l'hôtel Park à Natanya, au cours duquel 29 Juifs furent tués alors qu'ils célébraient le Séder de Pâque. Pourtant, cet attentat survenu le soir de l'une des fêtes les plus importantes du calendrier juif, n'était pas un événement isolé. Au cours du  mars sanglante , des terroristes palestiniens ont tué, en Israël, plus de 130 personnes, dont 12 enfants et 26 personnes âgées.

    Ces terribles statistiques ne reflètent qu'une partie de la réalité. Les attentats terroristes étaient devenus si envahissants que presque chaque aspect de la vie quotidienne en Israël présentait un danger réel. De façon plus significative, la société israélienne étant par nature très unie, quasiment tout Israélien était personnellement concerné par la liste des victimes qui ne cessait de s'allonger. Proportionnellement, la mort de 130 Israéliens équivaudrait en France à plus d'un millier de morts et, aux Etats-Unis à plus de six mille, et ce, en un mois. Aucune nation ne pourrait demeurer silencieuse face à un tel nombre de victimes. Alors qu'Israël aspire à trouver une solution diplomatique au conflit avec les Palestiniens, il ne lui est pas resté d'autre choix que de réagir militairement. Tout Etat, y compris Israël, a le droit à l'autodéfense et tout Etat, y compris Israël, a le devoir de protéger la vie de ses citoyens.

    L'opération  Rempart , décidée au cours d'une réunion spéciale du gouvernement le 28 mars, fut lancée pour contrer l'escalade de la violence. Elle avait pour objectif de porter atteinte à l'infrastructure du terrorisme palestinien sous toutes ses formes. Israël espérait appréhender le plus grand nombre possible de terroristes, découvrir et détruire les caches d'armes et les laboratoires de fabrication de bombes, ainsi que réunir les renseignements nécessaires pour prévenir d'autres attentats.

    Afin de frapper efficacement l'infrastructure terroriste, les Forces de défense d'Israël, Tsahal, furent contraintes d'opérer dans des régions densément peuplées, puisque les terroristes avaient choisi de camoufler leurs activités au sein de la population civile. Au cours des 18 mois précédents, Israël avait tout tenté pour éviter des opérations d'envergure dans ces secteurs. Lorsque les opérations urbaines devinrent finalement inévitables, Tsahal fit le maximum pour éviter de causer du tort aux civils palestiniens, risquant souvent la vie de ses propres soldats à cette fin. Israël a préféré employer l'infanterie dans les fouilles effectuées de maison en maison plutôt que de compter sur des armes lourdes qui, tout en protégeant la vie de ses soldats, auraient mis en danger des civils palestiniens. Le haut niveau de moralité manifesté par les soldats israéliens durant les combats contraste totalement avec celui des terroristes qui ont délibérément choisi de se cacher derrière leurs frères palestiniens. Israël a payé fort cher le respect de ses principes. Au cours de l'opération Rempart, 29 soldats de Tsahal ont été tués (dont 23 à Djénine) et 127 ont été blessés.

    Au cours de cette opération d'une durée de trois semaines, Tsahal a réussi à capturer de nombreux terroristes recherchés, tandis que d'autres étaient tués dans les combats. Plusieurs milliers de revolvers et de fusils ont été saisis, ainsi que des quantités considérables d'explosifs et autres engins employés par le terrorisme. De nombreuses ceintures explosives - prêtes à être utilisées par des candidats aux attentats-suicides - et une vingtaine de laboratoires de fabrication de bombes ont été découverts.

    Pendant et immédiatement après l'opération  Rempart , les Israéliens ont bénéficié d'une période de calme relatif. Le cycle des opérations terroristes quasi quotidiennes avait été - du moins temporairement - interrompu. Il n'est guère possible de déterminer avec précision le nombre d'attentats évités grâce à cette opération, mais on imagine les conséquences au cas où Israël se serait abstenu d'agir, laissant le champ libre aux terroristes pour perpétrer d'autres atrocités. Etant donné la fréquence des attentats terroristes dans la période précédant le 28 mars, il est évident que les vies de nombreux civils ont été épargnées par cette opération de Tsahal.

    L'infrastructure terroriste demeure encore si implantée dans les régions de l'Autorité palestinienne qu'une opération unique n'a pu la détruire et les attentats sanglants du terrorisme palestinien ont repris.


    t Que s'est-il passé à Djénine ?

    Lorsque les Forces de défense d'Israël (Tsahal) ont pénétré dans le camp de réfugiés de la ville de Djénine en Cisjordanie, dans le cadre de l'opération  Rempart , elles se sont heurtées à plusieurs dizaines de terroristes puissamment armés, se protégeant derrière des civils palestiniens. 23 soldats israéliens ont risqué leur vie pour éviter de porter atteinte aux non-combattants et sont morts dans les combats acharnés qui ont suivi, les pertes palestiniennes s'élevant au nombre de 56 (dont une forte majorité de terroristes armés). Il n'y a pas eu des centaines ou des milliers de victimes civiles, contrairement à ce qu'a prétendu l'AP au début, et les allégations palestiniennes de  massacre  se sont avérées totalement infondées.


    ©IDF Spokesman 
    Aerial photographs of combat zone in Jenin (April 2002)

    L'industrie terroriste à Djénine - avec ses centres de commandement, ses laboratoires d'explosifs et ses caches d'armes - a permis les actions criminelles de plus d'une vingtaine d'auteurs d'attentats-suicides et d'innombrables autres actions terroristes armées. Avant l'opération  Rempart , Tsahal s'était abstenu de pénétrer dans le camp de réfugiés de Djénine, un secteur de la ville de superficie réduite, mais densément peuplé. Cependant, la scandaleuse intensification des attentats en mars 2002 n'a pas laissé à Israël d'autre choix que de frapper l'infrastructure terroriste à l'abri dans le camp.

    Le camp de réfugiés de Djénine n'était pas seulement un quartier général du terrorisme palestinien ; c'était également l'endroit choisi par les terroristes armés pour servir de champ de bataille contre les forces israéliennes. Ces terroristes avaient soigneusement préparé le terrain, piégeant abondamment les maisons et les rues, postant des tireurs embusqués à l'intérieur des domiciles privés et des édifices publics, sans la moindre considération pour la sécurité des habitants du camp ou pour leurs biens, encourageant la population, notamment les enfants, à participer activement aux combats.

    Peu après le début de la bataille, des porte-parole de l'AP proclamèrent à travers le monde que les forces israéliennes avaient commis un  massacre  à Djénine. Les Palestiniens parlèrent au début de 3 000 civils tués, puis réduisirent progressivement le chiffre à environ 500. Quelques semaines plus tard, après que des questions aient commencé à être posées dans les médias internationaux, un haut responsable du Fatah fut contraint d'admettre que le nombre des morts s'élevait à quelques dizaines. Kadoura Moussa Kadoura, le chef du mouvement Fatah de Yasser Arafat pour le nord de la Cisjordanie, déclara aux journalistes que sa propre enquête avait abouti au chiffre de 56 Palestiniens tués à Djénine pendant l'opération. Il s'agissait en grande partie de combattants armés, tués au combat.

    Le mythe du  massacre  de Djénine est particulièrement irritant dans la mesure où Tsahal a pris grand soin d'éviter de porter atteinte à des non-combattants innocents, alors même que cela faisait courir des risques à ses propres soldats. Tsahal a choisi d'utiliser l'infanterie pour effectuer les fouilles de maison en maison plutôt que d'utiliser des armes lourdes qui auraient garanti une sécurité supérieure aux troupes israéliennes, mais auraient accru les risques pour la population civile palestinienne. Israël a payé cette décision d'un prix élevé : 23 soldats israéliens ont été tués et plusieurs dizaines blessés dans les combats acharnés qui ont suivi.

    Les allégations dénuées de tout fondement de l'Autorité palestinienne à propos d'un massacre, associées aux images déformées de la télévision montrant de lourds dommages - restreints en réalité à un secteur limité du camp de réfugiés - ont convaincu la communauté internationale de demander sous l'égide de l'ONU une enquête des événements de juin à Djénine. Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a ensuite pris l'initiative de constituer une mission d'information chargée d'examiner les événements de Djénine. Par considération pour le secrétaire général de l'ONU, Israël a immédiatement annoncé son soutien à la résolution 1405 du Conseil de sécurité saluant l'initiative du secrétaire général.

    Israël a cependant affirmé qu'un certain nombre de points devaient être éclaircis avant l'arrivée de la mission afin de garantir l'impartialité du travail. Israël estimait que la mission d'information devait aussi examiner l'action du terrorisme palestinien sur les lieux qui avait contraint Israël à entreprendre des actions militaires. Le droit à l'autodéfense et l'obligation de combattre le terrorisme ne pouvaient être ignorés. Israël escomptait que le caractère de mission  d'information  conféré à l'équipe par le conseil de sécurité serait préservé et que les pratiques des missions précédentes de l'ONU seraient maintenues, notamment le respect de l'identité et des droits des individus fournissant l'information. Israël avait l'intention de partager l'information avec la mission ; mais dans la lutte contre le terrorisme, certains renseignements devaient demeurer secrets et il eut été excessif d'attendre d'Israël qu'il révèle tous les secrets relatifs à sa sécurité sur simple demande.

    Comme il n'a pas été possible de se mettre d'accord sur des conditions satisfaisantes, le secrétaire général Kofi Annan a décidé de dissoudre la mission. Entre-temps, dans le monde, de respectables réseaux d'informations et des organisations humanitaires finirent par confirmer ce qu'Israël avait déclaré d'emblée, à savoir qu'aucun massacre n'avait été commis à Djénine.

    Les Palestiniens continuent malheureusement à perpétuer le mythe du massacre de Djénine, ajoutant souvent des allégations dénuées de fondement sur des refus d'aide humanitaire élémentaire. En contradiction flagrante avec leurs propres affirmations, les Palestiniens répandent souvent ces mensonges, notamment en qualifiant le camp de réfugiés de  Djéningrad , une version soi-disant moderne du dernier bastion de Stalingrad, site d'une grande et héroïque bataille.

     
     

    t Israël fait-il un usage excessif de la force dans sa riposte à la violence et au terrorisme ?

    Toute nation se doit de protéger la vie de ses citoyens. Aucune nation ne peut accepter une situation dans laquelle ses citoyens sont quotidiennement victimes d'un terrorisme aveugle. Israël ne constitue pas une exception.

    L'accusation maintes fois reprise selon laquelle Israël aurait fait un usage excessif de la force contre des civils palestiniens innocents constitue une contre-vérité. Les soldats israéliens, comme les civils, ont été confrontés à plusieurs milliers d'attentats violents mettant leur vie en danger, organisés par les Palestiniens. Les médias n'ont fait état que d'un petit pourcentage d'entre eux : attentats-suicides, tirs, émeutes violentes, lynchages, bombes incendiaires, embuscades sur le bord des routes, tirs de mortiers, voitures piégées visant des cibles civiles. A ce jour, plus de 550 Israéliens ont été tués et plusieurs milliers ont été blessés par suite de ces violences.

    Les Palestiniens ont en outre tenté, fort heureusement en vain, de perpétrer des  méga-attentats  contre des cibles de première importance comme les entrepôts de gaz et de pétrole du site de Pi Glilot ou l'explosion des plus hautes tours de Tel Aviv par un camion piégé. Ces tentatives, qui auraient pu faire plusieurs dizaines de milliers de victimes, ont à peine été mentionnées par les médias internationaux.

    Dans des conditions aussi difficiles, les Forces de défense d'Israël ont agi avec la plus grande retenue possible, n'entreprenant une action que lorsqu'une attitude passive de la part d'Israël aurait abouti à des pertes en vies humaines dans des attentats terroristes imminents. Israël s'efforce toujours d'utiliser le minimum de forces nécessaires pour prévenir le terrorisme. Par exemple, le gouvernement israélien a attendu 18 mois de déchaînement terroriste avant de lancer l'opération  Rempart . Il veille également à ne prendre pour cible que les responsables de la violence et continue à faire tout ce qui est en son pouvoir pour éviter des pertes et des blessés civils collatéraux. Le gouvernement israélien exprime ses regrets pour la perte en vies humaines au cours de cette vague de violence, qu'il s'agisse de juifs ou d'Arabes. En dernière analyse, pourtant, la responsabilité de ces pertes incombe à l'Autorité palestinienne qui a pris l'initiative de la violence et refuse obstinément d'y mettre fin.

    L'inaction de l'Autorité palestinienne face au développement de l'activité terroriste dans les territoires placés sous son contrôle, ainsi que le soutien actif qu'elle apporte à cette violence, n'ont pas laissé à Israël d'autre choix que de prendre les mesures nécessaires pour parer au terrorisme. Israël a ainsi dû mener des opérations ciblées avec précision, destinées à mettre fin à ces menaces fatales.

    Chaque fois que c'est possible, les opérations israéliennes visent à appréhender les terroristes et leurs complices pour les juger. Dans des cas isolés, lorsque les arrestations sont impossibles (principalement du fait que les terroristes se réfugient au cur des secteurs contrôlés par l'AP), et qu'une menace terroriste imminente doit être contrée, Israël est contraint de mener d'autres types d'opérations préventives contre ces cibles militaires légitimes. Dans de telles circonstances, toute autre nation civilisée agirait de façon identique.

    Contrairement à ce qu'affirment souvent les porte-parole palestiniens, Israël ne justifie ni ne participe aux  assassinats  ou  exécutions extra-judiciaires . Ces expressions n'appartiennent pas au registre d'un conflit armé et déforment de façon flagrante la description des opérations justifiées de contre-terrorisme menées par Israël dans une situation nette de confrontation armée. L'usage fréquent de ces termes par les porte-parole palestiniens vise à dépeindre Israël et ses actions sous un jour défavorable, au mépris de la réalité.

    Israël est actuellement engagé dans une situation définie au mieux comme un conflit armé. Le droit international en général et la loi sur les conflits armés en particulier reconnaissent que les individus qui participent directement aux hostilités ne peuvent ensuite réclamer l'immunité contre une attaque ou revendiquer une protection en tant que civils innocents. En commanditant ou en lançant des agressions armées contre des civils israéliens ou le personnel de sécurité, de tels individus se sont désignés eux-mêmes comme des combattants dans ce conflit et ont renoncé à toute protection juridique. De même, une personne qui s'engage dans les combats est considérée comme combattante jusqu'à la fin des hostilités et pas seulement au moment précis où elle perpètre ou organise un attentat. Israël n'agit qu'en conformité avec les principes et la pratique des conflits armés et fait tout pour éviter l'implication de civils innocents.

    Israël n'a aucun intérêt à une escalade de la violence. Il est au contraire impératif que cette violence prenne fin pour que les deux parties puissent reprendre des négociations constructives. Israël soutient qu'une solution juste et viable ne peut être trouvée que grâce au dialogue et non par un conflit armé. Cependant, tant que la violence sévit, Israël a incontestablement la responsabilité de protéger ses citoyens. Tant que la vie de civils innocents est menacée quotidiennement, Israël n'a pas d'autre choix que d'user de son droit à l'autodéfense.

     
     

    t Pourquoi les palestiniens affirment-ils avoir subi davantage de pertes qu'Israël ?

    Au cours des premiers mois de violence, l'Autorité palestinienne, qui considère chaque victime palestinienne comme une victoire dans sa lutte pour remporter la sympathie internationale, a fomenté des affrontements massifs entre les Palestiniens et les soldats israéliens. Par la suite, alors que les attentats terroristes palestiniens gagnaient en intensité et en sophistication, le nombre des victimes civiles israéliennes a considérablement augmenté.

    Nombre de Palestiniens ont trouvé la mort au cours des trois premiers mois de violence caractérisés par des affrontements de grande ampleur. Loin d'être des manifestations pacifiques, la plupart des rassemblements palestiniens peuvent être décrits comme des émeutes violentes auxquelles participaient plusieurs centaines de Palestiniens dont certains étaient armés et attaquaient des groupes de soldats israéliens isolés. Lorsque ces émeutes meurtrières ont pris fin presque entièrement en janvier 2001, les pertes palestiniennes ont considérablement chuté.

    Au cours de cette période, les pertes israéliennes étaient réduites grâce au fait que les civils israéliens, contrairement aux Palestiniens qui ont délibérément choisi d'affronter Tsahal - ne souhaitaient pas participer aux violences.

    Une simple analyse statistique des pertes des deux côtés en témoigne : Alors qu'environ 80% des Israéliens tués dans la vague de violence et de terrorisme depuis septembre 2000 sont des non-combattants, le chiffre correspondant chez les Palestiniens s'élève à quelque 45%.

    Ce chiffre lui-même ne reflète qu'une partie de la réalité dans la mesure où nombre de Palestiniens  non-combattants  ont été tués alors qu'ils étaient en train de lancer des pierres, de participer à des émeutes ou à d'autres actes de violence. Par contre, les Israéliens qui ont trouvé la mort vaquaient à leurs occupations quotidiennes - se rendant à leur travail, faisant des achats, attablés au restaurant ou participant à une fête familiale ou religieuse.

    En outre, les chiffres des pertes palestiniennes ont été manipulés afin de déformer la réalité. Leurs statistiques comprennent un nombre considérable de Palestiniens morts de leur propre fait (auteurs d'attentats-suicides et préparateurs de bombes victimes des explosifs qu'ils manipulaient) ainsi que ceux qui ont été tués par leurs frères palestiniens ( collaborateurs  présumés, victimes de violences intestines et voisins des fabricants de bombes tués dans des explosions accidentelles).

    Israël prépare méticuleusement ses opérations militaires afin d'éviter d'atteindre des non-combattants. Tsahal a fait tout ce qui était en son pouvoir pour agir avec retenue devant d'innombrables tirs, explosions, émeutes violentes, embuscades et autres situations périlleuses. Devant l'extension de la violence dans les territoires et l'horreur des actes de terrorisme, l'armée a relativement réussi à réduire le nombre des victimes occasionnelles non-combattantes.

    Au contraire, les terroristes palestiniens continuent délibérément à prendre pour cible les civils innocents. Alors que les attentats terroristes contre des cibles civiles israéliennes s'intensifient, tant en sauvagerie qu'en efficacité, le nombre des pertes israéliennes ne cesse d'augmenter. Depuis septembre 2000, plus de 550 Israéliens ont été victimes du terrorisme palestinien dont plus de 130 pour le seul mois de mars 2002.

    Par principe, Israël rejette l'idée que l'équité puisse être établie par une comparaison du nombre relatif des victimes des deux parties. A titre d'illustration, le total des pertes parmi les forces alliées durant la campagne Tempête du désert en Irak et celles des forces de l'OTAN dans l'ex-Yougoslavie était bien inférieur aux pertes irakiennes ou serbes. Il ne s'ensuit absolument pas que la libération du Koweït et la restauration de la paix dans les Balkans ne justifiaient pas l'emploi de la force.

    De même, l'idée que la justice peut être déterminée par la puissance relative des deux parties au conflit ne revêt aucune justification morale. L'infériorité qualitative des armes utilisées par les Palestiniens ne change rien au fait que c'est l'AP qui a décidé d'utiliser la violence pour parvenir à ses fins. Pas plus que le fait que les Palestiniens ne disposent pas d'avions de guerre et de blindés ne justifie leur emploi d'armes à feu et d'explosifs contre des cibles civiles innocentes. Par ailleurs, les pertes peu élevées parmi les Palestiniens non-combattants malgré la supériorité israélienne en armements démontrent clairement le souci de respecter la sécurité des civils par Israël. En effet, alors que les terroristes utilisent n'importe quelle arme à leur disposition contre tout Israélien qu'ils peuvent frapper, Israël ne fait usage de la force qu'autant que nécessaire pour atteindre des cibles terroristes précises.

     
     

    t Pourquoi tant d'enfants sont-ils atteints dans ce conflit ?

    Non seulement les dirigeants palestiniens encouragent leurs adolescents à jouer un rôle actif dans la violence, mais les terroristes palestiniens ont intentionnellement visé des enfants israéliens dans leurs attentats.

    ©2001 Reuters 
    Les jeunes palestiniens assemblent les fusils automatiques d'assaut dans une colonie de vacances militaire de Fatah à Nablus, le 22 juillet 2001.

    Dès les premiers jours de la crise, l'Autorité palestinienne, consciente des gains potentiels en matière de propagande, a activement encouragé la participation d'enfants à la violence anti-israélienne. Ses écoles, ses colonies de vacances, ses mosquées et ses médias officiels ont entrepris une campagne d'incitation à la haine spécialement destinée aux publics de jeunes. En outre, l'AP a entraîné des enfants au maniement d'armes et a créé une atmosphère qui exalte la mort au combat et les encourage à commettre des attentats-suicides.

    L'exploitation cynique des enfants comme des pions dans le conflit commence dans le système d'éducation palestinien. Au lieu d'élever les enfants à chérir la paix, comme le fait Israël, les manuels scolaires palestiniens (dont bon nombre ont été récemment édités par l'AP elle-même) enseignent ouvertement la haine d'Israël et des Israéliens.

    Des documents publiés et diffusés dans les médias officiels palestiniens renforcent l'impact de ces cours, destinant aux enfants leur message d'incitation à la haine, les encourageant à haïr les Israéliens et à prendre part à la violence. Les enfants sont exhortés par des publicités à la télévision à  renoncer à leurs jouets pour prendre les armes  tandis que les programmes de la télévision éducative palestinienne glorifient le martyre dans la lutte contre Israël.

    Dans les groupes de jeunes et les camps d'été officiels de l'Autorité palestinienne, on enseigne aux enfants à devenir des  guerriers saints  dans le djihad (guerre sainte) contre Israël et les juifs, et on les entraîne au maniement des armes à feu. Des équipements scolaires sont utilisés pour inculquer le culte du héros voué aux auteurs d'attentats-suicides, ce qui prépare psychologiquement les enfants palestiniens à suivre leur exemple.

    Photo of a Palestinian baby dressed as a suicide bomber found in Hebron (June 2002)

    Cette incitation permanente encourage les enfants palestiniens à jouer un rôle sans cesse plus actif. Dans les premières phases de la violence, les enfants palestiniens étaient envoyés dans les rues pour lancer des pierres, des bombes incendiaires et des grenades contre les soldats. L'AP fournissait même les autobus pour transporter les enfants sur les lieux des troubles quand ils étaient éloignés de leurs quartiers. Des policiers palestiniens armés et des membres de la milice du Fatah, Tanzim, se trouvaient souvent derrière ce bouclier humain formé par les jeunes  martyrs  pour diriger les coups de feu contre les soldats israéliens, sachant qu'ils pourraient exploiter les blessures des enfants à des fins de propagande si les soldats israéliens devaient se défendre. Il n'est donc pas surprenant que des enfants se soient trouvés parmi les victimes lors d'incidents violents entre émeutiers palestiniens et soldats israéliens.

    Avec le temps, l'Autorité palestinienne a intensifié l'incitation à la violence, ainsi que l'exploitation des enfants ; des jeunes gens et jeunes filles ont été de plus en plus souvent envoyés perpétrer des attentats-suicides. L'âge des auteurs d'attentats-suicides diminue de jour en jour et les attentats perpétrés par des adolescents sont devenus la norme. De jeunes enfants, certains tout juste en âge de marcher, ont été utilisés pour couvrir le transport d'armes et d'explosifs.

    La manipulation des enfants par l'Autorité palestinienne, abondamment rapportée par les médias, constitue une grave violation des conventions et traités internationaux destinés à protéger les enfants dans des situations de conflit armé. Cette odieuse exploitation des enfants est à la fois profondément immorale et fondamentalement illégale.

    Shalhevet Pass, âgée de dix mois, tuée par un tireur palestinien à l'entrée de leur quartier dans l'ancienne communauté juive de Hébron, le 26 mars 2001.

    Il faut également rappeler que plusieurs centaines d'enfants israéliens ont été tués et blessés dans les attentats terroristes. Il ne s'agissait pas de victimes  fortuites  de la violence, mais des cibles délibérées des terroristes. Ils ont été délibérément visés et tués par les fusils de tireurs palestiniens embusqués et les mitrailleuses utilisées à partir d'une voiture en marche. Les bombes posées par les Palestiniens sur le bas-côté des routes ont mutilé des enfants dans des cars de ramassage scolaire, et des adolescents israéliens ont été matraqués et lapidés à mort par des terroristes alors qu'ils faisaient une excursion près de chez eux. Les auteurs d'attentats-suicides ont assassiné plusieurs dizaines de jeunes Israéliens, choisissant de frapper dans des endroits où les adolescents se trouvent en nombre : discothèques, arrêts d'autobus, fast-foods et centres commerciaux.

    Bien que la souffrance de tout enfant soit tragique et regrettable, il existe une différence fondamentale entre les deux côtés. La plupart des enfants palestiniens ont été blessés par suite de leur participation directe à des affrontements violents, et une minorité d'entre eux furent les malheureuses victimes de tirs croisés ou de ripostes visant des cibles terroristes. Par contre, les enfants israéliens sont délibérément pris pour cible par leurs agresseurs terroristes dont ils constituent les victimes de choix.

     
     
    t Qu'en est-il des profanations des lieux saints ?

    Les Palestiniens ont lancé une campagne de destructions et de profanations des lieux saints et sites de pèlerinage, orchestrée de façon à ce que toute réaction israélienne embrase les passions religieuses dans le monde.

    Les dirigeants palestiniens n'ont pas hésité à profaner des lieux saints et des sites de pèlerinage juifs, chrétiens et musulmans.

    ©2000 Reuters 
    Palestinians display burned Jewish prayer books at Joseph's Tomb
    (Oct 7, 2000)

    Dès les premiers jours de la vague de violence, les Palestiniens ont pris pour cible des lieux saints juifs. Leur motivation était identique à celle qui les conduisait à viser les enfants : en frappant ce qu'Israël a de plus cher, les terroristes espéraient susciter une réaction israélienne suffisamment rigoureuse pour entraîner une intervention extérieure. Ce même espoir d'une pression internationale a également incité les Palestiniens à tenter d'entraîner le monde chrétien dans le conflit.

    En octobre 2000, par exemple, une foule palestinienne a saccagé, démoli puis incendié le Tombeau de Joseph à Naplouse. Cette attaque a été perpétrée juste après le retrait des forces israéliennes du local, conformément à l'accord par lequel l'Autorité palestinienne s'engageait à protéger ce lieu saint juif. Après cette agression, les Palestiniens se sont emparés du site, ont détruit les objets de culte juifs, brûlé l'intérieur et transformé l'édifice en mosquée.


    ©2001 Reuters 
    Evacuation de fidèles juifs du Mur occidental le jour de Tisha Be'av, le 24 juillet 2001

    Par la suite, les Palestiniens se sont livrés à d'autres attaques contre des sites juifs, notamment l'antique synagogue de Jéricho, gravement endommagée par un incendie, une synagogue dans la ville d'Efrat qui faillit être détruite et une synagogue à Tekoa, saccagée de façon irréparable. Le lieu saint du Tombeau de Rachel près de Bethléem a été soumis à des tirs palestiniens répétés et à des jets de bombes incendiaires ; des coups de feu ont été tirés sur des fidèles au Caveau des Patriarches (Mearat Hamakhpéla) à Hébron.

    Autre tactique déplorable : les terroristes palestiniens ont pris pour cible des cérémonies religieuses juives. Des adolescents ont vu la fête de leur bar mitsvah et bat mitsvah transformée en lieux de carnage et de mort. Tout Israël a pris le deuil lorsque 29 juifs, réunis pour célébrer le Séder de Pâque, ont été tués à Netanya. La fermeture de l'esplanade du Mur occidental, le soir de Roch Hachanah, puis le jour de jeûne de Ticha beAv, par suite des jets de pierres contre les fidèles juifs, peut être considérée comme l'équivalent de l'évacuation de la place Saint-Pierre le jour de Noël, ou la fermeture de la Kaaba de la Mecque en plein pèlerinage musulman du Hadj.


    ©IDF Spokesman 
    IDF soldiers evacuating hostages from the Church of the Nativity
    (Apr 6, 2002)

    Des sites chrétiens ont également été délibérément impliqués dans le conflit par les terroristes palestiniens. L'épisode le plus sacrilège est probablement l'irruption de Palestiniens armés dans la basilique qui symbolise le lieu de naissance de Jésus. Non seulement ces terroristes ont profané la basilique de la Nativité à Bethléem par la présence même de leurs armes automatiques et de leurs explosifs, mais ils ont en outre utilisé les fenêtres de l'édifice comme positions de tir et se sont délibérément servi des ecclésiastiques présents en tant que boucliers humains, les contraignant à subir une situation extrêmement instable.

    En vertu du droit international, les lieux de culte bénéficient d'une protection privilégiée. La présence de terroristes palestiniens armés dans la basilique de la Nativité et à proximité d'autres lieux saints - que ce soit pour camoufler ou pour commettre des actes hostiles - constitue une violation flagrante de l'immunité et de la protection spéciale accordée à ces sites. Ces actes enfreignent gravement le premier amendement (1977) aux conventions de Genève et sont considérés à tous égards comme des crimes de guerre par le droit humanitaire international. Le comportement des terroristes palestiniens a mis en péril la vie et la sécurité des ecclésiastiques exerçant leurs fonctions sur les lieux, ce qui constitue une grave violation de leurs droits. Les Palestiniens armés qui ont utilisé les dignitaires religieux de la basilique de la Nativité comme des boucliers humains contre une attaque militaire ont, de toute évidence, commis un crime de guerre tel qu'il est défini par le droit international, ainsi qu'une grave infraction aux conventions de Genève et à leurs amendements.

    Convaincus qu'Israël ferait tout pour respecter le caractère sacré du site, même au péril de la vie de ses soldats, les terroristes palestiniens ont choisi de se barricader dans la basilique de la Nativité. Ils ont cyniquement exploité l'attachement d'Israël à respecter ses normes morales et son profond respect pour la religion d'autrui. Les dirigeants palestiniens étaient également conscients du fait que si Tsahal était acculé à la riposte, Israël serait vraisemblablement tenu pour responsable de toutes les conséquences fâcheuses qui s'ensuivraient.

    Les tentatives des Palestiniens d'impliquer le monde chrétien dans le conflit ne constituent pas une nouveauté. Lorsqu'ils ont fait irruption dans la basilique de la Nativité, ce n'était pas la première fois qu'ils utilisaient ce lieu saint ou d'autres sites chrétiens pour cacher des hommes en armes ou pour poster des tireurs embusqués. Des coups de feu étaient fréquemment tirés contre le quartier de Guilo, dans le sud de Jérusalem, depuis le village arabe chrétien voisin de Beit Jala, par des terroristes palestiniens qui avaient délibérément choisi d'ouvrir le feu depuis des positions proches des églises et des écoles. Ces attaques sont vicieusement destinées à entraîner les chrétiens du monde entier dans le conflit en provoquant une riposte israélienne qui porterait atteinte aux nombreux sites chrétiens du village. De son côté, Israël a fait tout son possible pour réagir avec la plus grande retenue possible, repérant précisément les positions terroristes d'où partaient les attaques.

    Les lieux de culte musulmans également n'ont pas été épargnés par les violations palestiniennes. Des mosquées sont souvent utilisées comme des forums pour diffuser des incitations à la violence, comme des caches d'armes et de terroristes recherchés, et même comme des positions de tir contre les troupes israéliennes. Les Palestiniens agissent en toute tranquillité, sachant qu'Israël respectera le caractère sacré de ces endroits.


    ©2001 Reuters 
    Muslim Ramadan worshippers on the
    Temple Mount
    (Nov 23, 2001)

    L'histoire récente a montré que la liberté de culte et l'inviolabilité des sites juifs, chrétiens et musulmans en Terre sainte n'étaient garanties que lorsque ces sites se trouvaient sous contrôle israélien. Pendant l'actuelle vague de violence, le mont du Temple est demeuré ouvert aux fidèles musulmans, malgré le fait que les prières étaient devenues un prétexte à l'incitation et aux émeutes. Les musulmans ont même utilisé l'esplanade du mont du Temple pour lancer des pierres sur les fidèles juifs réunis en contrebas sur le site juif le plus vénéré, l'esplanade du Mur occidental.

    Lorsque les Palestiniens ont déclenché les violences, fin septembre 2000, le monde arabe a accusé Ariel Sharon, alors chef de l'opposition, d'avoir provoqué ces violences en se rendant sur le mont du Temple à Jérusalem - le site le plus saint du judaïsme et le troisième pour l'islam - sa visite étant considérée comme un manque de respect des sensibilités musulmanes. Divers porte-parole arabes continuent à soutenir que cette brève visite d'un dirigeant israélien sur le site le plus saint du judaïsme constituait une impardonnable provocation, bien qu'Ariel Sharon n'ait jamais mis les pieds dans l'une ou l'autre des mosquées, et bien que la commission Mitchell ait depuis déterminé que cette visite n'était pas à l'origine des violences, lesquelles avaient des motivations politiques et non religieuses.

    La violation des lieux saints par les Palestiniens, notamment les attaques meurtrières contre des juifs réunis dans le cadre de leur pratique religieuse, ainsi que l'irruption de terroristes palestiniens fortement armés dans la basilique de la Nativité à Bethléem constituent des profanations, aussi bien au regard des religions que du droit. La communauté internationale se doit de condamner vigoureusement de tels agissements et les Palestiniens doivent adopter le principe du respect de toutes les pratiques religieuses.


    t Quel est le lien entre la violence palestinienne et la recrudescence d'incidents anti-israéliens et antisémites dans la region et dans le monde ?

    La véhémente campagne menée par les Palestiniens suscite des violences, ruinant les efforts de paix dans la région et induisant une recrudescence de l'antisémitisme à travers le monde.

    ©2000 Reuters 
    Palestiniens montrent un drapeau nazi - Netzarim, Gaza, le 6 octobre, 2000

    La campagne d'incitation menée officiellement par l'Autorité palestinienne constitue le moteur de la violence et le principal instrument pour recruter de nouveaux terroristes et mobiliser la participation publique à des actes hostiles. Les chaînes de télévision de l'AP et les quotidiens officiels présentent des rapports déformés sur les pertes palestiniennes, font l'éloge des auteurs d'attentats-suicides en les qualifiant de  martyrs , diffusent des rumeurs dénuées de tout fondement, attisent les passions anti-juives et exhortent la population à descendre dans la rue pour des affrontements violents et bien orchestrés. De leur chaire, les dignitaires religieux financés par l'AP prêchent la haine des Juifs et glorifient le djihad (guerre sainte). Les principaux dirigeants et porte-parole palestiniens forgent et répètent des mensonges incendiaires sur d'imaginaires  atrocités ,  tueries  ou  profanations religieuses  israéliennes. La télévision éducative palestinienne diffuse des programmes glorifiant le meurtre de juifs, faisant l'éloge du martyre des enfants, enseignant des comptines enfantines qui contiennent des messages de haine et de vengeance et appelant les enfants à  renoncer à leurs jouets pour prendre les armes .

    La presse couvre abondamment les rassemblements et manifestations au cours desquels des maquettes de car de ramassage scolaire ou de villages juifs sont détruites, les dirigeants pressant la foule d'intensifier les affrontements et la violence et les autorités religieuses chantant les louanges du sacrifice de soi et des attentats-suicides au nom d'Allah. Devant l'insistante campagne de haine, il n'est pas étonnant que la population palestinienne ait été emportée dans un tourbillon de violence en fin de compte autodestructrice, choisie comme mode d'action par un leadership palestinien irresponsable.

    La véhémente rhétorique anti-israélienne des Palestiniens a également paralysé le soutien aux efforts de réconciliation et de paix arabo-israéliennes dans la région. La couverture médiatique privilégiant le point de vue palestinien, l'incitation des porte-parole palestiniens et la pression politique exercée par les régimes arabes extrémistes ont produit une lame de fond anti-israélienne dans l'ensemble du monde arabe et déterminé plusieurs pays arabes favorables à la paix à réduire leurs relations avec Israël. A une époque où toutes les parties au Moyen-Orient devraient uvrer pour circonscrire le conflit et restaurer le calme dans la région, il est de la plus haute importance de maintenir ouvertes toutes les lignes de communication et de coopération directes. A cet égard, la limitation des relations entre Etats nuit aux intérêts de la région et s'avère particulièrement malencontreuse.

    Des déclarations mensongères palestiniennes sont amplifiées par les médias arabes qui s'abstiennent souvent d'établir une distinction entre action et réaction, entre victimes innocentes et terroristes armés et entre soldats tentant d'éviter des attentats et terroristes s'acharnant à tuer et à détruire. Ils apportent de l'eau au moulin de ceux qui dénient à Israël le droit à l'autodéfense naturellement accordé à toutes les autres nations, tout en fermant les yeux sur la violence et le terrorisme palestiniens.


    ©2002 Reuters 
    Damage after attack on synagogue in Djerba, Tunisia (Apr 11, 2002).

    L'impact de la campagne de haine lancée par les Palestiniens ne se limite pas au Moyen-Orient. Israël est extrêmement inquiet de la récente recrudescence de l'antisémitisme qui frappe les communautés juives en Europe et ailleurs, suscitée par la virulente rhétorique anti-israélienne et la violence anti-juive dans la région. Le flot incessant d'accusations infamantes totalement infondées émanant des porte-parole palestiniens a grandement contribué au déferlement de cette vague d'antisémitisme.

    Les attentats antisémites ont revêtu diverses formes : explosions de synagogues et d'écoles juives, menaces de mort et violences contre des juifs, agressions injustifiées, jusqu'à l'assassinat, profanations de cimetières juifs et autres manifestations de vandalisme. Le 11 avril 2002, un terroriste candidat au suicide a précipité un camion-citerne dans l'ancienne synagogue de Djerba, en Tunisie, tuant plus de 20 personnes, pour la plupart des touristes allemands. Les services secrets ont dernièrement indiqué que d'autres attentats de ce type sont en préparation contre les communautés juives à travers le monde. Ces crimes haïssables contre des individus et des organismes communautaires juifs sont souvent perpétrés sous couvert  d'antisionisme . De tels incidents racistes devraient susciter une profonde inquiétude chez tous les peuples civilisés. Israël lance un appel aux gouvernements des pays où se répand le fléau de l'antisémitisme pour qu'ils prennent toutes les mesures nécessaires à la sécurité des communautés juives et pour juger les auteurs de ces lamentables attentats.

     
     

    t Les attentats terroristes du 11 septembre contre les Etats-Unis sont-ils liés au soutien américain à Israël ?

    Toute tentative d'établir un lien entre les attentats terroristes du 11 septembre 2001 avec la politique des Etats-Unis envers Israël n'est pas seulement une erreur ; c'est également une exploitation honteuse de cette tragédie à des fins politiques.

    D'aucuns, principalement dans le monde arabe, ont tenté d'établir un lien entre les attentats terroristes perpétrés aux Etats-Unis et le soutien apporté par ce pays à Israël. Cette affirmation n'est pas seulement moralement condamnable ; cette flagrante manipulation se fonde sur une conception totalement fausse.

    Les attentats terroristes du 11 septembre se comprennent mieux dans la perspective des activités terroristes antérieures d'Oussama Ben Laden contre les intérêts américains, ainsi que d'un certain nombre d'attentats terroristes d'envergure qu'il a perpétrés contre les régimes musulmans  laïcs . Tous ces attentats étaient destinés à promouvoir les plans de Ben Laden visant à mener un djihad dans le but de reconstruire le monde conformément à son interprétation extrémiste de l'islam. De toute évidence, cet objectif fondamental n'a rien à voir avec Israël. Ben Laden, qui a en horreur les libertés et les valeurs fondamentales de la société occidentale, a pour but avoué de détruire la civilisation occidentale et tout ce qu'elle représente. C'est pour cette raison que ses attentats étaient spécifiquement dirigés contre les Etats-Unis en tant que tels et contre tout ce qu'ils représentent.

    L'absence d'un progrès satisfaisant du processus de paix au Moyen-Orient n'a rien à voir non plus avec les attentats du 11 septembre. De même qu'Oussama Ben Laden hait les Etats-Unis, il aspire à la destruction de l'Etat d'Israël. En conséquence, aucun accord de paix au Moyen-Orient ne pourra le satisfaire. Comme il l'a déclaré en août 2000 dans une interview accordée au Corriere della Sera, Oussama Ben Laden est même opposé à la création d'un Etat palestinien en Cisjordanie et à Gaza, si ce n'est à titre transitoire, en tant qu'étape de la disparition d'Israël. Selon cette conception du monde, tout progrès du processus de paix arabo-israélien constitue une menace pour le succès de sa guerre sainte.

    Les préparatifs même des attentats du 11 septembre contre les Etats-Unis prouvent que les attaques terroristes du 11 septembre n'avaient rien à voir avec le piétinement des négociations de paix israélo-palestiniennes. Ces préparatifs (notamment l'entraînement au pilotage) ont commencé dès le mois de juin 2000 - avant l'échec du sommet israélo-palestinien de Camp David - à une époque où les négociations entre les deux parties s'avéraient prometteuses. En fait, les dernières volontés et le testament de l'un des pirates de l'air, Mohamed Atta, ne font nullement référence à Israël, ce qui met en évidence la nature purement religieuse extrémiste de ces attentats.

    Les déclarations publiées par les dirigeants d'Al-Qaida après les attentats, accusant la politique israélienne d'avoir engendré le terrorisme, doivent être considérées comme un autre subterfuge transparent de la part de ceux qui rendent responsables l'Occident en général, et Israël en particulier, de tous les maux du Moyen-Orient. Ben Laden a, de toute évidence, tiré les leçons du début des années 1990, quand un Etat arabe, l'Irak, en avait envahi un autre (le Koweït), puis détourné la critique du monde musulman en s'empressant d'attaquer Israël.

    Si Israël représentait la véritable motivation, Ben Laden aurait directement attaqué ce pays. L'agression contre les Etats-Unis n'était pas destinée à protester contre telle ou telle politique ; elle visait les idéaux de démocratie et de liberté qu'incarne cette puissance. En outre, même s'il existe un rapport avec la crise israélo-palestinienne, cela ne justifierait en rien le massacre aveugle de plusieurs milliers d'Américains innocents.

    Le rapport établi par certains entre les attentats terroristes du 11 septembre et le soutien apporté de longue date à Israël par les Etats-Unis est non seulement fallacieux, il est condamnable et manipulateur. Toute manifestation de compréhension ou de sympathie pour le terrorisme, quel qu'il soit, est lamentable. Rationaliser le terrorisme en l'associant au conflit arabo-israélien, c'est tenter de justifier l'injustifiable. Les organisations terroristes et ceux qui les soutiennent ont une longue tradition de semblables justifications, accusant en général les victimes d'être responsables des actes des terroristes. Ce type d'argumentation doit impérativement être rejeté.

    En tant que pays subissant lui-même le terrorisme, Israël est parfaitement conscient des souffrances infligées à l'Amérique et à son peuple. Israël, à l'instar des Etats-Unis, n'est pas la cause du terrorisme international - mais plutôt la victime. Il est lamentable que les souffrances de la population américaine soient ainsi exploitées par certains à des fins politiques dans le conflit du Moyen-Orient.

    Afficher de la compréhension pour les motivations des terroristes risque de porter gravement préjudice à l'effort investi actuellement dans le monde entier pour lutter contre les terroristes et leurs bailleurs de fonds. Le terrorisme demeure du terrorisme, quelle que soit sa motivation ou sa justification. Toute expression de compréhension pour les motivations terroristes ne fait qu'excuser et encourager d'autres attentats. Israël soutient vigoureusement aussi bien la lutte sans compromis contre le terrorisme que les nobles idéaux de liberté et de démocratie qui motivent ce combat. Il continuera à participer naturellement à la coalition contre le terrorisme, tout comme il combat le terrorisme depuis plus de cinquante ans. Par son expérience et sa compétence, Israël peut contribuer à la lutte contre le terrorisme, ce qu'il fait en étroite coopération avec les Etats-Unis et ses alliés dans leur campagne collective menée contre le terrorisme sous toutes ses formes.


    t Comment le terrorisme palestinien menace-t-il des états non impliqués directement dans le conflit ?

    Accorder du crédit au terrorisme palestinien, c'est non seulement mettre Israël en péril, mais également menacer la stabilité de la région et la sécurité du monde démocratique.

    Tout gain politique obtenu par les Palestiniens par l'usage de la violence terroriste contribue à la prolifération de ce fléau à travers le monde. Accorder une rétribution au terrorisme ne fait qu'encourager les autres à adopter des tactiques similaires. Si d'autres groupes politiques ou nationalistes suivaient les traces des Palestiniens, il existe un danger réel que la vague de terrorisme des années 1970 se reproduise sous une forme plus sophistiquée et plus meurtrière, avec des attentats-suicides et l'utilisation d'armes atomiques, biologiques ou chimiques.

    Le succès du terrorisme palestinien encouragerait également la radicalisation des populations arabes et musulmanes rendues vulnérables à l'extrémisme par la précarité des conditions socio-économiques prévalant dans leurs pays. Le conflit arabo-israélien est fréquemment utilisé dans le monde arabe pour justifier les préjugés anti-américains et, en dernier ressort, anti-occidentaux. D'autres exploitent ce conflit pour enflammer les passions religieuses. Ces deux approches profitent de la violence israélo-palestinienne pour promouvoir leurs propres idéologies et les résultats sont identiques : dresser l'Orient contre l'Occident et intensifier les frictions entre les religions monothéistes.

    Outre l'intensification des tensions idéologiques et religieuses, la violence palestinienne joue un rôle majeur dans le développement de formes de terrorisme toujours plus dangereuses. L'utilisation d'attentats-suicides n'est peut-être pas une invention des Palestiniens, mais ils en ont perfectionné la technique. Un  culte du martyre  a été créé. Les auteurs d'attentats sont vénérés, leurs photos affichées sur les places des villes et les murs des villages, leurs familles sont priées de ne pas pleurer, mais de fêter leur mort, des dignitaires rendent visitent aux famille tandis que la télévision palestinienne diffuse sans relâche des vidéocassettes montrant les adieux des terroristes. Ce phénomène ne présage rien de bon pour la prochaine génération élevée dans le culte de ces symboles de mort et de destruction. Des enfants éduqués dès leur plus jeune âge à haïr, à tuer et à détruire représentent une tragédie pour leur propre peuple et un danger potentiel pour tous les autres. Tant qu'un meurtre gratuit sera non seulement excusé mais encouragé, aucune coexistence pacifique ne pourra s'instaurer.

    Le terrorisme palestinien ne doit remporter de gains ni politiques ni militaires. Ce serait non seulement encourager d'autres actes de violence contre des civils innocents en Israël, mais encore accroître les risques de prolifération du fléau du terrorisme et mettre en péril les Etats démocratiques à travers le monde.

     
     
    t Quel est le statut légal des localités juives des territoires ?

    Israël a recouvré le contrôle de la Cisjordanie et de Gaza en 1967 au cours d'une guerre d'autodéfense. Pendant près d'un quart de siècle, les Palestiniens ont rejeté chaque proposition israélienne, refusant toute occasion de résoudre pacifiquement le conflit par la négociation. Dans la mesure où le futur statut de la Cisjordanie et de Gaza est sujet à négociation, la revendication historique et juridique d'Israël à ces territoires contestés ne revêt pas moins de valeur que celle des Palestiniens.

    La présence juive en Cisjordanie (Judée et Samarie) et dans le territoire de la Bande de Gaza existe depuis des temps immémoriaux. Sa légitimité en a été expressément reconnue par le mandat sur la Palestine adopté en 1922 par la Société des nations, prévoyant la création d'un Etat juif dans l'ancienne patrie du peuple juif. L'article 6 de ce mandat stipule effectivement :

    L'Administration de Palestine, tout en garantissant qu'il ne sera pas porté atteinte aux droits et à la position des autres secteurs de la population, facilitera l'immigration juive dans les conditions appropriées et, en coopération avec l'Agence juive mentionnée dans l'article 4, encouragera le peuplement dense du pays par les Juifs, notamment dans les terres domaniales qui ne sont pas d'utilité publique.

    Certaines villes, comme Hébron, étaient peuplées de juifs pendant les quatre siècles que dura la domination ottomane qui prit fin en 1917, tandis que des localités comme Névé Yaacov, au nord de Jérusalem, le secteur de Gouch Etzion en Judée, les localités au nord de la mer Morte et Kfar Darom dans la région de Gaza, furent fondées sous l'administration mandataire britannique (1918-1948), avant l'indépendance de l'Etat d'Israël (1948). De nombreuses localités israéliennes actuelles ont été créées sur les sites d'anciennes communautés juives, témoignage du profond attachement historique et religieux du peuple juif à sa terre.

    Pendant plus d'un millier d'années, le seul gouvernement qui interdit le peuplement juif fut celui de la Jordanie ; durant ses dix-neuf années d'occupation de la Cisjordanie (1948-1967), il décréta que la vente de terres à des juifs constituait un crime capital. En dépit de cette brève occupation arabe non reconnue sur le plan international - qui résultait de l'invasion armée du territoire d'Israël en 1948 - le droit des juifs à s'installer dans ces régions, et les titres de propriété légaux sur les terres déjà acquises demeurent valables jusqu'à ce jour. Comme l'a écrit le professeur Eugène Rostow, ancien sous-secrétaire d'Etat aux affaires politiques :  le droit de peuplement juif dans la région équivaut en tous points à celui de la population locale.  (AJIL, 1990, vol. 84, p. 72)

    Le principe du droit humanitaire international qui interdit le transfert par la force de pans entiers de la population d'un Etat vers le territoire d'un autre Etat qu'il a occupé par suite du recours à la force armée ne s'applique pas à la question des localités juives de la Cisjordanie et de Gaza. Ce principe, évoqué dans l'article 49 de la quatrième convention de Genève, a été rédigé immédiatement après la Seconde Guerre mondiale. Comme le confirme un commentaire officiel de cette convention par la Croix-Rouge, ce principe visait à protéger la population locale contre un déplacement, notamment contre une mise en péril de son existence en tant qu'ethnie comme cela s'était produit lors des transferts forcés de populations en Tchécoslovaquie, en Pologne et en Hongrie avant et pendant la guerre. Ce n'est bien évidemment pas le cas en Cisjordanie et à Gaza où les juifs retournent de leur plein gré dans leur patrie ancestrale. La tentative de présenter les localités israéliennes comme une violation de ce principe est indéfendable.

    Les clauses de la convention de Genève concernant un transfert de population par la force vers un territoire souverain occupé ne peuvent être considérées comme une interdiction d'un retour volontaire de personnes vers les villes et les villages d'où eux-mêmes ou leurs ancêtres avaient été expulsés. Pas plus qu'elles n'interdisent l'installation d'individus sur une terre qui ne se trouvait sous la souveraineté légitime d'aucun autre Etat et n'était la propriété de personne. A cet égard, les implantations israéliennes n'ont été établies qu'après une longue enquête approfondie, effectuée sous la supervision de la Cour suprême d'Israël afin de garantir qu'aucune localité n'allait être fondée sur une terre arabe privée.

    Il faut souligner que l'installation d'Israéliens dans les territoires s'effectue sur une base entièrement volontaire et que les localités elles-mêmes ne sont pas destinées à déplacer les habitants arabes, ce qui n'a d'ailleurs pas été le cas en pratique.

    Sur un plan politique, la Cisjordanie et la Bande de Gaza sont au mieux considérées comme des territoires faisant l'objet de revendications rivales et devant faire l'objet de négociations de paix. Israël a des titres à revendiquer sur ces territoires se fondant non seulement sur son lien historique et religieux au pays et sur des considérations sécuritaires reconnues, mais également sur le fait que ces territoires ne se trouvaient sous la souveraineté d'aucun Etat et se sont retrouvés sous contrôle israélien par suite d'une guerre défensive imposée à Israël. En même temps, Israël reconnaît que les Palestiniens ont aussi des revendications légitimes sur la région. Le fait même que les deux parties aient accepté de mener des négociations sur les implantations indique qu'elles envisagent un compromis sur cette question.

    Les accords conclus entre Israël et les Palestiniens ne contiennent aucune interdiction afférant à la construction ou à l'extension des localités. Au contraire, il est expressément stipulé que la question des implantations sera traitée dans le cadre des négociations sur un statut permanent qui doivent avoir lieu dans la phase finale des négociations de paix. Les parties ont effectivement reconnu expressément que l'Autorité palestinienne n'avait aucune attribution ou droit de contrôle sur les localités de peuplement ou sur les Israéliens, en attendant la conclusion d'un accord sur un statut permanent. Il a été allégué que la clause contenue dans l'accord intérimaire israélo-palestinien interdisant des mesures unilatérales modifiant le statut de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza implique l'arrêt de toute activité de peuplement. Cette position n'est pas innocente. La construction de maisons n'a aucun impact sur le statut de la région. L'interdiction de mesures unilatérales a été adoptée afin d'assurer qu'aucune des parties ne modifierait le statut juridique de ces territoires (que ce soit par l'annexion ou la déclaration unilatérale d'un Etat), en attendant l'issue des négociations sur le statut permanent. Si cette interdiction s'appliquait à la construction, elle mènerait à une interprétation déraisonnable selon laquelle aucune des parties n'est autorisée à construire des maisons pour répondre aux besoins des populations respectives.

    Il est important de souligner que, dans un esprit de compromis et dans une tentative de prendre des mesures constructives instaurant la confiance dans le processus de paix, les gouvernements israéliens successifs ont expressément reconnu la nécessité d'un compromis territorial en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza et ont adopté un gel volontaire de la construction de nouvelles localités. A cet égard, l'actuel gouvernement d'union nationale, sous la direction du premier ministre Ariel Sharon, a officiellement déclaré qu'il ne construirait aucune nouvelle localité, tout en continuant à satisfaire les besoins fondamentaux des localités existantes (Gouvernement d'Israël, Lignes politiques directrices, mars 2001).

    En conséquence, les accusations répétées concernant  l'illégalité  des localités israéliennes ne peuvent être inspirées que par des considérations politiques et ne sont fondées ni en droit international ni par les accords conclus entre Israël et l'Autorité palestinienne.

    Et, ce qui est plus important, il faut insister sur le fait que toute revendication politique, notamment celle qui porte sur les implantations, ne peut être avancée pour justifier des actes de terrorisme et de violence palestiniens contre des Israéliens innocents.

     
     
    t Quelle est la position d'Israël sur la revendication palestinienne du  droit au retour  ?

    La demande palestinienne d'exercer inconditionnellement un  droit au retour  autoproclamé ne constitue rien d'autre que l'exigence d'éliminer l'Etat d'Israël. L'arrivée de plusieurs millions de Palestiniens en Israël (dont la population totale, juive et arabe, dépasse tout juste six millions) mettrait fin à l'existence d'Israël en tant qu'incarnation politique moderne de l'antique nation juive.

    Le problème des réfugiés palestiniens n'a pas surgi du néant. Il a pour cause immédiate le refus du monde arabe d'accepter la résolution 181 de l'Assemblée générale de l'ONU (plan de partage) en 1947, et l'invasion par les Arabes du nouvel Etat d'Israël. Durant cette guerre, de nombreux Arabes habitant dans les zones de combat, abandonnèrent leurs maisons, que ce soit à l'appel des dirigeants arabes, par peur des combats ou par appréhension de leur avenir dans un Etat juif. Le problème des réfugiés n'existerait pas du tout si la guerre n'avait pas été imposée à Israël par divers pays et par la population arabe locale.

    Les Etats arabes (à la notable exception de la Jordanie) sont demeurés déterminés à perpétuer le problème des réfugiés et à l'exploiter dans la lutte qu'ils mènent pour détruire Israël. Depuis 1948 jusqu'à nos jours, les réfugiés sont confinés dans des camps surpeuplés où ils vivent dans la pauvreté et le désespoir, et, par une politique délibérée, rien n'a été tenté pour les intégrer dans la société ou assurer leur bien-être. Cette politique a été poursuivie pour susciter une sympathie internationale pour la cause palestinienne, aux dépens des Palestiniens eux-mêmes. Première étape de la réalisation de la revendication palestinienne du prétendu  droit au retour  pour tous les descendants des réfugiés arabes, il a été demandé qu'Israël admette sa responsabilité du problème des réfugiés. Comme Israël n'est pas coupable de la création du problème des réfugiés ni de sa perpétuation, il ne peut, même en gage de bonne volonté, en endosser la responsabilité. Une telle déclaration de responsabilité aurait des implications d'une portée considérable. En premier lieu, elle conférerait un air de légitimité fallacieuse à la demande palestinienne historiquement sans précédent d'un droit au  retour  inconditionnel dans des territoires qui font partie de l'Etat d'Israël.

    Il faut rappeler que plusieurs centaines de milliers de juifs furent contraints de quitter les pays arabes, laissant derrière eux des biens meubles et immeubles de grande valeur pour lesquels ils n'ont jamais été dédommagés. Le nombre de juifs déplacés par suite du conflit arabo-israélien est à peu près identique au nombre d'Arabes, et en fait, ce déplacement parallèle constitue un échange de population similaire à ceux qui ont eux lieu à l'occasion de divers conflits régionaux du XXe siècle (Inde-Pakistan, Grèce-Turquie, etc.). Contrairement au traitement accordé par les Etats arabes à leurs frères palestiniens, Israël a accueilli ces juifs et les a intégrés dans la société israélienne, malgré la charge qu'ils représentaient pour son économie en développement.

     
     
    t Comment le terrorisme palestinien affecte-t-il la situation économique de l'ensemble de la population palestinienne ?

    La décision des dirigeants palestiniens d'employer la violence comme une arme politique a sapé la coopération économique israélo-palestinienne, provoquant un net déclin du bien-être de la population palestinienne.

    Depuis la signature des accords d'Oslo, Israël a investi des efforts considérables en vue de faciliter la coopération israélo-palestinienne dans le contexte du processus de paix. En conséquence, depuis 1994 jusqu'à l'explosion de violence actuelle, l'emploi et le commerce palestiniens, ainsi que d'autres formes de coopération économique, s'étaient considérablement développés en Israël.

    Depuis 1994, Israël, en coopération avec l'Autorité palestinienne, a entrepris toute une série d'actions destinées à promouvoir et à améliorer la libre circulation des biens et de la main-d'uvre entre le territoire de l'Autorité palestinienne et Israël. En outre, des parcs industriels ont été créés dans l'AP et les investissements et avantages économiques israéliens y jouent un rôle important. Ces mesures avaient exercé un impact extrêmement positif sur l'économie palestinienne.

    Malheureusement, la violence et le terrorisme ont conduit à un net déclin de l'activité économique dans la région, aussi bien pour l'Autorité palestinienne que pour Israël.

    Le gouvernement d'Israël s'efforce de stabiliser la situation dans les territoires et de faciliter les conditions de ceux qui y vivent. Israël ne souhaite pas accabler la population civile palestinienne non impliquée dans le terrorisme et la violence.

    La lourde menace sécuritaire que fait peser le terrorisme palestinien rend néanmoins indispensable l'adoption de certaines mesures, si Israël entend remplir ses devoirs en tant qu'Etat souverain et sauvegarder la vie de ses citoyens. Des clôtures de sécurité sont construites pour réduire au minimum les infiltrations terroristes. La liberté de circulation est limitée en vue d'assurer la sécurité des citoyens israéliens en Cisjordanie et à Gaza, et pour les protéger contre le terrorisme aveugle qui sévit sur les routes. Le passage en Israël des Palestiniens à partir du territoire de l'AP a également été limité afin d'éviter les retombées de la violence et du terrorisme dans les villes israéliennes. Ces mesures, ainsi que d'autres précautions comme les barrages routiers, sont destinées à empêcher la circulation des terroristes et des explosifs, et de sauver ainsi des vies innocentes.

    Ces restrictions comportent des exceptions pour la circulation des marchandises, des produits alimentaires, des médicaments, des équipes médicales et des ambulances qui continuent à circuler aussi librement que possible, compte tenu du fait que les Palestiniens utilisent les ambulances pour transporter des terroristes recherchés et des armes. En outre, les procédures ont été simplifiées pour accélérer la livraison à l'Autorité palestinienne de biens humanitaires comme les secours médicaux. Malheureusement, le moindre effort entrepris par Israël pour faciliter la vie aux Palestiniens est exploité par les terroristes pour reprendre leurs attentats contre des citoyens israéliens.

    Israël a pour politique de distinguer autant que possible ceux qui perpètrent, soutiennent et commanditent les activités terroristes et la population civile non impliquée dans le terrorisme. Lorsque le calme prévaut dans tel ou tel secteur, des améliorations y sont apportées, indépendamment des autres secteurs. En conséquence, l'impact des événements sur la population civile locale dépend, plus que de tout autre facteur, de son niveau de participation au terrorisme et à la violence.

    Il faut souligner que les précautions sécuritaires n'ont pas pour objectif d'accabler la population palestinienne, mais d'assurer la sécurité des citoyens israéliens dont la vie est chaque jour mise en péril. A l'instar de la paix, la fin de ces restrictions dépend de l'arrêt de la violence et du terrorisme.


    t Comment parvenir à une solution pacifique ?

    Israël conserve un objectif constant : faire cesser la violence et revenir aux négociations de paix afin de parvenir à un règlement définitif du conflit. Seule la négociation - et non la violence et le terrorisme - est susceptible d'amener la paix.

    Israël demeure fidèle à son engagement de trouver une solution pacifique au conflit arabo-israélien en général et à la question palestinienne en particulier. Israël a déjà conclu des accords de paix avec l'Egypte, son voisin le plus important, et avec la Jordanie avec laquelle il partage sa frontière la plus longue. Depuis l'annonce par l'OLP de sa renonciation au terrorisme en 1993, Israël a signé une série d'accords intérimaires avec les Palestiniens, tous destinés à faire avancer les parties sur la voie d'une paix permanente.

    Avant l'explosion de violence palestinienne, Israël et les Palestiniens avaient bien avancé dans le processus de paix, et Israël avait proposé des compromis d'une portée considérable pour parvenir à un accord acceptable par les deux parties. Malheureusement, la décision palestinienne de revenir sur les engagements pris en 1993 et de poursuivre la violence plutôt que la négociation a rendu impossible la continuation de ces négociations.

    Aujourd'hui, Israël persiste à concentrer ses efforts sur les moyens de mettre fin à la violence afin de revenir à la table des négociations. Israël appelle les Palestiniens à respecter les engagements pris en vertu des accords qu'ils ont signés, à renoncer au terrorisme et à se consacrer à la poursuite d'une résolution négociée du conflit. Le leadership palestinien devra finalement abandonner sa stratégie de violence et de terrorisme.

    En outre, en signant les accords, les dirigeants palestiniens se sont engagés à renoncer au terrorisme, à coopérer avec Israël pour empêcher la violence et à négocier pacifiquement la solution des questions en litige entre les parties. Le droit international repose sur le principe que les accords signés doivent être honorés. La communauté des nations doit donc réclamer des comptes au leadership palestinien pour l'ensemble des violations de leurs engagements. Approuver un tel mépris des accords signés minerait un principe fondamental de la légitimité internationale. Aujourd'hui, plus que jamais, il faut qu'il soit clair pour toutes les parties sur la scène régionale et internationale que la violence et le terrorisme ne paient pas.

    Israël adjure la communauté internationale d'exercer des pressions sur les dirigeants palestiniens pour qu'ils mettent fin à la violence. L'enjeu pour la communauté des nations revêt une importance extrême - principalement parce que le terrorisme est un fléau mondial et ne doit pas remporter de gains politiques. Ignorer ce principe fondamental menacerait la stabilité de la région et du globe.

    La paix ne peut être édifiée que par le dialogue et non par la violence unilatérale. Lorsque le terrorisme sera stoppé, les entretiens pourront reprendre. Il est évident que l'édification de la paix requiert des compromis historiques de la part des deux parties. Israël a déjà fait la preuve de sa volonté de procéder à des compromis de grande portée dans l'intérêt de la paix ; il est temps désormais que les dirigeants palestiniens agissent dans le même sens. Le gouvernement d'Israël espère que la violence prendra bientôt fin et que les efforts en vue d'instaurer la paix reprendront.

     
     
     
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      the al-aqsa martyrs brigades
      the jenin combat zone: flash presentation
      special report: inciting and educating children towards hate, anti-semitism and violence in the palestinian authority
      the middle east conflict, antisemitism and the holocaust
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